jeudi 18 octobre 2012

Quartier Lointain : Au passé

jeudi 18 octobre 2012
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Hiroshi, 48 ans, marié et deux enfants se retrouve par hasard dans le train qui l’emmène dans la ville de son enfance. Il en profite pour se recueillir sur la tombe de sa défunte mère. Pris d’un malaise, il se réveille alors dans la peau d’un adolescent de 14 ans. L’adolescent qu’il était en 1963. Il revit dès lors les évènements de son passé… 

Le mangaka Jirô Taniguchi nous offre avec Quartier Lointain (1997) un scénario riche et passionnant empreint d’une réflexion profonde sur la vie. Par le biais d’un dessin au trait fin et délicat, il nous transporte dans une histoire de qualité bien que classique et malgré une finalité prévisible. Il se dégage une forme de poésie dans cette façon qu’à le personnage de retrouver une douceur de vivre oubliée. La nostalgie est traitée de manière réaliste et révèle des moments tendres et captivants. Avec Quartier Lointain, Jirô Taniguchi nous interroge sur notre passé, la possibilité ou non de pouvoir changer les choses. Ces interrogations, ces réflexions, l’œuvre en est remplies. Hiroshi s’exprime énormément puisque ayant un point de vue interne. Il est témoin d’un passé qu’il a déjà vécu et qui semble changer notamment sous l’impulsion de l’homme qui réside dans ce corps juvénile. Il se crée alors une dualité entre la façon de voir d’un adolescent et celui d’un adulte. Cette dualité offre des moments forts entre la relation qu’il entretient avec une camarade de classe et un mystère qui tourne autour de son père (j’évite de trop en dire).

mardi 16 octobre 2012

Jour 10 : En route vers Karakorum et les dunes de sable

mardi 16 octobre 2012
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[Dans l'épisode précédent : Nous goûtions à la saveur particulière du lait de jument fermenté

Réveil en douceur grâce à une crème double délicieuse posée sur du pain frais et saupoudrée de sucre. Nous petit déjeunons avant de reprendre la route vers Karakorum (ancienne capitale mongole). Sur le chemin nous nous arrêtons aux gorges situées à 1h30 de notre campement. Ces gorges impressionnantes sont tristement connues pour avoir été témoin des purges soviétiques qu’ont connus les moines. Nous faisons une halte de quelques minutes pour immortaliser le lieu.

dimanche 14 octobre 2012

Captive : Au cœur de la jungle

dimanche 14 octobre 2012
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L’auteur philippin nous revient avec Captive (2012), l’histoire d’une prise d’otages survenue aux Philippines (Puerto Princesa, Ile de Palawan) en 2001. Brillante Ma. Mendoza s’éloigne de l’effervescence de la ville pour nous plonger au cœur de la jungle et mettre en scène cette histoire inspirée de faits réels. A noter que la majorité des scènes a été tournée autour de Luzon et la banlieue de Manille (chez le cinéaste). Les régions de Palawan et Mindanao ayant été évitées pour des raisons de sécurité. On y découvre le mouvement séparatiste islamiste armé Abu Sayyaf qui enlève alors plusieurs touristes (dont des occidentaux) pour négocier des rançons. Dès lors, le groupe entraine leurs otages dans un périple semé d’embuches meurtrières… 

mercredi 19 septembre 2012

The Heavenly Kings : Alive

mercredi 19 septembre 2012
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Belle entrée en matière pour l’acteur Daniel Wu Yin-Cho qui signe avec The Heavenly Kings (2006) un premier long-métrage original. Cette première réalisation est un « documenteur » sur l’industrie du spectacle et de la musique. L’acteur-réalisateur y met en scène une satire avec trois de ses acolytes. Il s’adjoint les services des acteurs Terence Yin Chi-Wai (un album de musique à son actif), Andrew Lin Hoi et Conroy Chan Chi-Chung (accessoirement producteur de Dream Home). Tous les quatre forment alors un boys band du nom d’ALIVE et font croire à tous du sérieux de leur démarche.

dimanche 2 septembre 2012

L’Homme qui marche : Interstices

dimanche 2 septembre 2012
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Manga de Jirô Taniguchi, L’Homme qui marche / Aruku Hito (1995) met en scène les moments succincts d’une vie d’un homme. Ce dernier vient d’emménager dans une maison. On y suit alors ses pérégrinations de quartier.

Le terme contemplatif serait le mieux à même de définir L’Homme qui marche. Jirô Taniguchi offre avec ce manga des interstices de toute beauté. Si de prime abord, le manga semble ne rien raconter, juste l’errance d’un individu qui est ici montré par le biais de scénettes, il se révèle très vite comme une œuvre immersive. L’émotion qui s’en dégage interpelle le lecteur qui prend alors le temps de la ressentir. Chaque case dessinée parvient à nous plonger aux milieux des ruelles arpentées et de cette nature foulée. On sent le souffle du vent, on perçoit le bruit des oiseaux ou bien encore ces vies qui vont et viennent. On arrive également à sentir la chaleur du soleil et du froid hivernal. L’Homme qui marche dégage une sensation d’apaisement. On redécouvre calmement un monde que l’on a tendance à oublier, et ce, en prenant le temps de l’observer, de le sentir, tout simplement de le vivre au plus profond de soi. Les dessins à la fois simples et travaillés de Jirô Taniguchi offrent des décors aux détails propices à l’évasion mentale. L’ensemble se veut épurer aussi bien dans le fond que la forme. Il n’y a pas de dialogue superflu. On assiste dès lors à des histoires fluides dans leur déroulement.

 
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