mardi 31 août 2010

Bharati revient sur Paris du 2 au 21 novembre 2010

mardi 31 août 2010
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Le spectacle musical créé à Bombay, Bharati, il était une fois l'Inde... revient à Paris, au Palais des congrès du 2 au 21 novembre 2010.

Mélange de danses, musiques et traditions dans des décors de rêve, Bharati raconte l'union impossible entre deux amants. Au milieu d'une troupe indienne de 100 danseurs, acteurs, chanteurs, Bhariti créé un gigantesque spectacle à la sauce bollywoodienne.

Tarifs : de 37 à 59 euros
Palais des Congres de Paris
2, place de la Porte Maillot - Paris 17
www.bharatitheshow.com


vendredi 27 août 2010

L'Étrange Festival du 3 au 12 sept. au Forum des images [Paris]

vendredi 27 août 2010
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La fin du mois d'août s'approche à grand pas et la rentrée promet, comme à l'accoutumé, d'incontournables rendez-vous dont l'Étrange Festival, qui compte cette année une brochette de 5 films asiatiques.

Pour sa 16ème édition, l'évènement se tiendra du 3 au 12 septembre au Forum des images (Métro : Les Halles).

Comptez 8 euros la séance (je suis d'accord, c'est cher payé pour un festival), mais il existe un pass de 5 places à 30 €.

Pour plus d'infos : www.etrangefestival.com


Vendredi 3 septembre

Salle 500 à 19h30 : Bedevilled. (sous-titré FR)

Samedi 4 septembre
Salle 500 à 22h00 : Mutant Girl Squad. (sous-titré anglais)

Dimanche 5 septembre
Salle 100 à 21h30 : Bedevilled. (sous-titré FR)
Salle 500 à 19h30 : No Mercy. (sous-titré anglais)

Mercredi 8 septembre
Salle 500 à 22h00 : Dream Home. (sous-titré anglais)

Jeudi 9 septembre
Salle 500 à 19h30 : The Housemaid. (ss-titré FR)

Vendredi 10 septembre
Salle 300 à 16h30 : Dream Home. (sous-titré anglais)

- Dimanche 12 septembre
Salle 100 à 19h15 : Mutant Girl Squad. (sous-titré anglais)

Diana

jeudi 26 août 2010

Yi Yi : Une histoire de famille

jeudi 26 août 2010
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Yi Yi (2000) d’Edward Yang prend le temps de s’arrêter sur une famille taiwanaise à Taipei. Le cinéaste met alors en scène le portrait de la famille Jiang à travers trois de ses membres NJ, le père, Ting Ting, la fille aînée et Yang Yang, le fils de huit ans. Ces personnages s’interrogent alors sur eux-mêmes tout en se remettant en question. Le cinéaste connu comme l’une des figures de la nouvelle vague taiwanaise capte des moments de vie succincts dont ses principaux protagonistes font face à la mort, au mariage, à la naissance mais aussi au premier amour lorsqu’ils ne se voient pas confronter au monde professionnel ou scolaire.

Yi Yi respire la vie, ces petits moments par lesquels tout être humain passe. Le questionnement de soi, les doutes mais également l’adversité face aux évènements imprévus. Ce qui frappe en visionnant cette œuvre qu’Edward Yang met en scène, avec une beauté formelle, ce sont les trois personnages phares qui auraient pu être un même et seul individu à des époques différentes. Le quadragénaire, l’adolescente et l’enfant. Trois étapes de la vie remplies d’une multitude « d’étapes » qui nous fait grandir et nous construit. Mais Yi Yi ne serait rien s’il restait sur le seul point de vue individuel. Car dans le film, l’individu existe aussi et surtout par l’association avec l’ autre et l’échange qu’il entretient. On suit dès lors un rapport tout particulier de l’individu face à lui-même mais également par son rapport à autrui. L’association de deux individus, la dualité aussi, ce rapport Edward Yang le met en image par de nombreux jeu de reflets : le miroir, la vitre...

Yi Yi est un film à la fois simple et complexe. Simple parce qu’il parle de la vie. Complexe parce que la vie l’est tout autant. La structure de Yi Yi cache aussi un travail d’écriture qui approfondit la curiosité du spectateur : l’agent perturbateur qui empêche tout rapport en triumvirat. La femme de NJ s’efface pour que ce dernier retrouve son premier amour, il en va de même pour Ting Ting dont l’amie et voisine s’efface au gré des circonstances pour qu’elle puisse jouir d’une relation avec Bouboule jusque là vécu par procuration. Yi Yi est une œuvre simple en apparence mais qui cache la complexité d’une grande œuvre. Une œuvre sur la vie, une œuvre humaine qui s’avère douce et tragique, heureuse et amère. Un témoignage sincère et distancié, presque pudique où l’émotion prime. Yi Yi fait partie de ces rares œuvres que les mots ne suffisent pas à exprimer. Les images, les situations qu’elles dépeignent parlent pour elle.

Des morceaux de vie, Yi Yi en exprime toute l’étendue. Une œuvre qui nous parle et nous touche par la densité narrative qu’elle explore et communique. Une œuvre marquante par son sujet, belle par sa simplicité qui restera comme le regard unique que l’on se porte. Un miroir que l’on scrute qui nous renverrait notre image, notre vie.

I.D.

lundi 23 août 2010

Vive les amendes Made in Singapour !

lundi 23 août 2010
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Singapour, aussi appelé ironiquement "la ville des amendes" porte bien son nom ! Pour y avoir fait un court séjour, il m’a été impossible d’éviter les innombrables panneaux d'interdiction. Ces avertissements, dont certains sont communs à la France, sont repérables par des pictogrammes évocateurs et à la différence de la France, Singapour ne s’amuse pas avec les « petits délinquants ». La réprimande est forte. Gare aux PV ! Alors chers voyageurs, pour éviter les déconvenues, soyez vigilant !

Panorama sélectif des actes répréhensibles Made in Singapore :


Panneau
Tarif
Importer, consommer du chewing-gum582 €
Manger, boire dans le métro et les quais, même en plein air116 €
Oublier de tirer la chasse d’eau, mal viser…92 €
Transporter du durian dans le métroNC
Cracher par terre15 €
Traverser au feu vert ou en dehors du passage piéton30 €
Jeter des détritus par terreDe 243 € à 586 €
Fumer dans tous les lieux publics même en plein air, écraser son mégot par terreDe 116 € à 243 €

vendredi 20 août 2010

Eté précoce : La décision

vendredi 20 août 2010
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Œuvre de Yasujiro Ozu se situant (comme à son habitude pourrions nous dire) dans un cercle familiale, qui s’établit ici sur trois générations, Eté précoce / Bakushu (1951) narre l’émancipation d’une jeune femme qui prend une décision capitale pour elle et son entourage.

Noriko est une jeune femme célibataire qui vit toujours chez ses parents avec son frère, sa belle-sœur et leurs deux jeunes garçons. Les adultes tentent de la marier à un riche homme d’affaire. Pourtant, les choses ne se passent pas comme ils l’avaient prévu, le jour où Kenchiki, un voisin et ami de la famille révèle son amour pour elle…

Eté précoce a moins la teneur d’un mélodrame - à proprement parlé - que certains autres films qui l’ont précédés, et ont traité d’un sujet similaire. Le mariage arrangé, la relation inter-générationnelle, le monde du travail, etc… Cette œuvre se montre drôle bien que des situations s’engoncent dans les tensions qui résultent de soucis quotidiens. Ici l’envie de parents de voir leur fille (pas loin d’être considéré comme une vieille fille) trouver quelqu’un, la volonté d’un frère de la caser avec un homme riche, et en parallèle l’envie d’indépendance de la jeune femme qui contraste avec l’entourage familial et amicale. Cette envie qu’elle a de rechercher par elle-même un bonheur qu’elle aura choisi. On pourra également noter la présence des deux enfants qui participent au fossé de ces générations par leur manque de respect, deux personnages qui contribuent à instaurer une légèreté dans l’œuvre par leur côté espiègle.

Eté précoce s’avère une petite réussite agréable. Les personnages y sont attachants, on se délecte de leur quotidien avec facilité. Yasujiro Ozu développe également une mise en scène moins statique visuellement parlant, offrant des mouvements de caméra qui dynamise l’ensemble.

I.D.

jeudi 19 août 2010

Le classement des meilleurs pays Asiatiques où "il fait bon vivre"

jeudi 19 août 2010
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Newsweek a publié en ce début de semaine un classement des pays où “il fait bon vivre” (l’enquête, selon le magazine, la plus complète ayant été faite jusqu’alors).

Cinq critères ont servi de base à l’analyse :

- la qualité de vie (richesse, jours de repos)
- le dynamisme économique (croissance économique, nombre de gens vivant sous le seuil de pauvreté)
- l’éducation
- la santé (qualité des soins, accès, coût)
- l’environnement politique

Le Japon se hisse dans le top 10 à la 9ème place avec d’excellents résultats dans les domaines de l’éducation (94.04) et la santé (100). Je vous laisse découvrir le reste du classement :

ClassementPaysNote (sur /100)
9Japon85.99
15Corée du sud83.28
20Singapour80.94
37Malaisie69.69
52Turquie63.26
58Thailand62.17
59Chine62.10
63Philippines60.10
66Sri Lanka58.80
73Indonésie57.12
78India55.70
81Vietnam54.88
88Pakistan47.7
89Bangladesh47.4

Plus d'infos : www.newsweek.com

Diana

mardi 17 août 2010

Gardien de Pandas, ça vous tente ? Participez au concours du centre de Chengdu !

mardi 17 août 2010
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Avis à ceux qui aurait envie d'aventure et aux amoureux des Pandas, le centre d’élevage de Chengdu (province du Sichuan en Chine) lance un concours exceptionnel pour recruter ses 6 futurs gardiens.

Les candidats devront s’apprêter à se lever tôt, passer des journées entières, voire des nuits, auprès des adorables et imposants pandas. Et en complément, les assister à leurs activités quotidiennes : jeux, séances de gym ou encore stimulation sexuelle… De sacrés réjouissances en perspective !

Si vous êtes intéressé, plus une minute à perdre, le concours dure 6 semaines à compter de ce jour. Rendez-vous donc sur le site www.pandahome.com pour expliquer vos motivations et peut être avoir la chance de vous retrouver parmi les 6 veinards à chérir les Pandas du centre de Chengdu.

Pour plus d’informations :
Diana

Source : 20minutes.fr

lundi 16 août 2010

Ebola Syndrome : Epidémie

lundi 16 août 2010
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Genre à part entière, la classification « Category 3 » hong-kongaise est la définition même de la transgression de tous les interdits cinématographiques. Avec Ebola Syndrome (1996) de Herman Yau, la Cat. 3 livre un de ses must de la déviance sur pellicule. D’un mauvais goût certain, l’œuvre de Herman Yau est un melting-pot écœurant de provocation trash et de surenchère délirante. Pourquoi est-ce tant jouissif alors ?

Kai (Anthony Wong) tue son boss après que ce dernier l’ait découvert en train de coucher avec sa femme. Il fait un carnage dont échappe la fillette. Cette dernière devenue une jolie jeune femme le retrouve en Afrique de Sud où Kai essaie de se faire oublier comme cuisinier dans un restaurant chinois. Obsédé, il viole une Africaine atteinte du virus de l’Ebola (ça, il ne le sait pas), il en tombe malade, finit par assassiner ses patrons qu’il transforme en brioche africaine, le virus se répand, il fuit à Hong-Kong où le virus se répand également…

Voir un Anthony Wong sous les traits d’un homme à moitié débile et profondément psychotique est un bonheur indescriptible et si le film en question c’est Ebola Syndrome alors le bonheur n’est que des plus dévastateur. Pas sérieux pour un rond, le film de Herman Yau est d’une subversion à l’état ordurière faisant preuve d’un racisme primaire, de situation grotesque et de comportement ignoble. La contagion commence…

Ebola Syndrome serait un remake de The Untold Story (1993), déjà un sérieux concurrent en la matière mais ici, Herman Yau axe son film sur de l’humour noir. Il enfante une œuvre barrée, abjecte voire totalement dégénérée. Les scènes s’enchaînent à un rythme qui laisse peu de répit et d’une intense violence: sa frappe, insulte, viole… et Anthony Wong incarne un névrosé (parlant tout seul) qui se laisse aller à ses envies, sans contrainte, sans morale, il agit c’est tout. Un pur plaisir crade qui vous coupe l’envie d’aller vous faire un gueuleton dans un restaurant… hygiène quand tu nous tiens…

La scène culte : Kai (Anthony Wong) atteint du virus assassin qui crache sur les flics et les passants.

La réplique culte : Même morts, vous me faites bosser.

Pour finir, Ebola Syndrome se targue d’être un film sur la lutte des classes d’après son réalisateur et son producteur (Wong Jing)… (?!??) Pourquoi pas.

I.D.

Daughter of Darkness : Famille, je vous hais

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Un des must de la Catégorie 3, Daughter of Darkness (1993) de Ivan Lai Gai Ming s’illustre comme un drame érotico-horreur mettant en scène Anthony Wong (Full Contact,1992) en flic du continent à moitié débile et Lily Chung (Red to Kill, 1994) en victime d’une famille dont le patriarche est William Ho Ka Kui (Prison On Fire, 1987), une gueule du cinéma comme on les aime.

Dans une petite ville de la Chine continentale, Wei Fong est une jeune femme incarcérée. Un long flash-back revient sur les circonstances qui l’ont amenée derrière les barreaux. On apprend que Wei Fong était maltraitée et blâmée de reproches par les membres de sa famille dont le père l’a violée. Le soir de son anniversaire, elle les massacre tous…

Daughter of Darkness qu’on se le dise est un classique du genre, la Cat. 3 qu’on ne présente plus pour les aficionados du cinéma de HK. Et comme toute Cat. 3 qui se respecte le film pose forcément un débat sur ses qualités cinématographiques ou si l’on peut tout simplement encore appelé cela du cinéma avec son déversement de sang, de nudité, de viols, etc… Pour ma part, je prends le parti de ce cinéma subversif et suit avec délectation les atrocités commises à cette pauvre Wei Fong à la fois rejetée, violentée et violée par les membres de sa famille qui saura se venger en temps voulu. Une cendrillon chinoise des temps modernes qui trouve son seul havre de paix dans les bras de son petit ami, accessoirement policier.

L’aspect sordide et provoquant de Daughter of Darkness offre un portrait désespéré d’une jeune femme et d’une situation qui l’est tout autant. Le film se montre aussi une critique du régime communiste entre l’obligation à la délation et ses fonctionnaires de police corrompus et brutaux. Daughter of Darkness c’est cette justice aveugle et absente pour les petites gens qui survivent au quotidien et seul un Anthony Wong en grande forme pouvait jouer ce rôle en interprétant un chef de la police des plus cabotins qui soit, à lui seul il représente une certaine dérive d’un système. Chose qu’il pratique avec un humour noir débordant de mauvais goût.

Ivan Lai dans Daughter of Darkness fait évoluer son récit sur plusieurs tons tout en s’éloignant d’une quelconque obligation morale. C’est en cela que nombre de spectateur pourrait être choqué. Cette façon qu’il a de parler de l’inceste avec détachement pourrait en perturber plus d’un. On pourrait le condamner de cinéaste irresponsable se fourvoyant dans les atrocités malsaines et les abus moraux, pour ma part, je préfère prendre les choses avec distance et à un degré très très éloigné du premier. Certes, le film est loin d’être fin par moment même plutôt glauque dans sa grande majorité mais rien que pour la prestation d’Anthony Wong ça vaut le coup. D’autant que l’auteur a su mettre merveilleusement en image certaines scènes. Daughter of Darkness est une empreinte indélébile d’une époque, un vestige avec ses bons et ses mauvais côtés, ses défauts et qualités.

I.D.

vendredi 13 août 2010

Tears : No future

vendredi 13 août 2010
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Drame sud-coréen du cinéaste Im Sang-soo, Tears (2000) s’intéresse à la jeunesse désoeuvrée des quartiers chauds de Séoul avec un regard sans concession c'est-à-dire sans jugement aucun de la part de l’auteur, juste un regard neutre comme une peinture urbaine désenchantée.

Un soir, Chang, un orphelin violent vivant dans la rue tente avec ses amis d’abuser d’un groupe de fille. L’un d’eux, Han est un fugueur qui a choisi cette vie de marginal et qui erre inlassablement dans les rues de la capitale. Il aide une jeune fille, Sari à s’enfuir. Cette dernière passe son temps à se balader en moto lorsqu’elle ne se défonce pas au gaz. Il la rencontre à nouveau et s’engage alors entre les deux une relation platonique. Ils vont partager une amitié mouvementée avec Chang et sa petite amie, Ran qui se prostitue…

Tears nous emmène dans les tréfonds d’une jeunesse désespérément abandonnée qui s’abandonne aux jeux dangereux de la drogue et de la petite délinquance. On y suit quatre personnages à la dérive qui ont pris la voie de la marginalisation. Han et Ran ont choisi ce mode de vie en fuyant leur foyer respectif dans lesquels ils étouffaient. Quant à Chan et Sari, ils n’ont pas eu ce choix, la vie les y a obligée. Tout y est cru et dure dans cette œuvre d’Im Sang-soo qui s’emploie à dépeindre la réalité d’une survie chez la jeunesse sud-coréenne des bas quartiers. La violence, le viol, la prostitution (se prostituer, faire prostituer l’être aimé) appartiennent à un style de vie d’une jeunesse en perdition qui ne tente tout bonnement qu’à vivre. Pourtant tout semble contre eux, l’incompréhension des autres (les adultes), le destin qui s’en mêle (le temps d’une échappatoire, même la mer est sale comme leurs quartiers), ils semblent condamné à la survie, sans aucune échappatoire, sans modèle et sans repère qui leur permettrait de prendre le pas d’une meilleur vie.

Tears marque par la force des images et une réalisation qui prend le parti du numérique. Ce parti-pris rend l’œuvre des plus réaliste en prenant les mouvements, les faits sur le vif, une course contre l’ennui qui s’immisce insidieusement dans la survie de ces quatre jeunes. Le numérique rend ce côté sale et granuleux par moment qui inévitablement colle à son sujet ; celui du comportements déviants perdus dans leurs lieux de vie entre lassitude et débrouille. Le portrait de cette jeunesse qu’Im Sang-soo réalise est sans appel et ses sujets qui prennent place à la veille du 21ème siècle ne donnent aucun espoir sur le nouveau millénaire qui s’ouvre. L’interprétation des acteurs et actrices de cette œuvre en est pour beaucoup. Elle donne toute la dimension à ces personnages ancrés dans notre réalité en parvenant à rendre à l’écran ce côté « vrai », de vraies situations pour de vrais sentiments avec une véritable mise en scène maîtrisée et juste.

Im Sang-soo avec son deuxième long qu’est Tears nous emmène donc dans les méandres d’une jeunesse esseulée qui ne manquera pas de rester un moment dans les têtes après visionnage. Revoir aujourd’hui cette œuvre après l’avoir découvert au Festival de Paris Cinéma en 2003 ne perd en rien de sa force évocatrice et continue d’une certaine manière à hanter les pensées.

I.D.

Yellow Hair : Vampires

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Le cinéaste sud-coréen, Kim Yu-min réalise comme second film Yellow Hair / Norang meori (1999), une comédie dramatique mettant en scène Yu-na et Sang-hee, deux jeunes femmes aux cheveux teints en jaune qui vivent ensemble. Un soir, dans un bar, elles ramènent chez elle Young-kyu, un homme plus âgé complètement saoule. Une relation amoureuse va voir le jour entre les trois…

Yellow Hair serait le film indépendant par excellence avec ses économies de moyens, ses acteurs non professionnels, une caméra filmant au plus près de ses personnages, des marginaux ou bien encore des personnages sur la voie de le devenir. L’histoire est simple, elle nous invite à être les témoins privilégiés d’un moment de vie des deux jeunes femmes qui prennent sous leur coupe un homme, paumé et se laissant entraîner avec un relent d’attentisme. Ces jeunes femmes développent alors un amour profond pour l’homme tout en développant une jalousie maladive lorsqu’il se trouve loin d’elle. Une jalousie maladive qui aura ses conséquences désastreuses.

Kim Yu-min fait de Yellow Hair, un film qu’on pourrait qualifier de sociologique bien que le terme soit pompeux vis-à-vis de cette description cinématographique. Pour autant, on y suit deux jeunes femmes qui semblent vivre en dehors de la société, presque en autarcie, elles vivent loin de la ville par laquelle elles sont rattachées par une gare de banlieue. Elles développent des mœurs qu’on pourrait qualifier de déviants. Comment gagnent-elles leur vie ? On suppose qu’elles se prostituent, une corvée comme une autre permettant de ramener un peu d’argent pour la nourriture et un loyer impayé depuis des mois.

Yellow Hair est un film qui se laisse vivre et regarder. Des instants de vie anodins sur des individus qui souhaitent vivre leur vie comme ils l’entendent. L’auteur ne juge jamais ses personnages, il les montre tels quels. L’amitié, l’amour, un certain regard de la société coréenne, Yellow Hair, c’est tout cela à la fois. Des personnages extrêmes qui auront une destinée tout autant extrême. On sent cette chape de plomb, ce fatalisme qui les surplombe et qui s’abattra d’une certaine manière comme le regard accusateur de la société, celui des citoyens condamnant un style de vie qu’ils ne comprennent pas. On suit Yellow Hair avec une certaine fascination et délectation, celles de voir ces deux jeunes femmes sucer la vitalité de la vie comme celle de l’homme qu’elles aiment jusqu’à plus faim…

I.D.

mercredi 11 août 2010

A la redécouverte du Bubble Tea !

mercredi 11 août 2010
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Je me souviens encore de cet été passé à Taïwan, à me promener dans ces rues lumineuses, ces marchés de nuit et à m’interroger sur cette drôle de boissons que les Taïwanais aimaient tant siroter. La réponse parait évidente après coup… Il s’agissait du fameux Bubble Tea, une boisson à base de thé (vert ou noir) au lait et de perles de tapioca servie frais (parfois frappée). La boisson peut être aromatisée de mille et un parfum, du coco à la pastèque en passant par le taro. Vous aurez l’embarras du choix ! Servi dans un gobelet, la boisson se déguste à l’aide d’une paille d’un diamètre imposant pour permettre d’aspirer les perles de tapioca en plus du thé. La texture des boules est moelleuse dans un premier temps pour être plus ferme à cœur. Il est possible de demander en remplacement du tapioca (et dans certaines boutiques) de la gélatine, mais le vrai Bubble Tea reste celui au tapioca.

Pour la petite histoire, le Bubble Tea est une boisson d’origine taïwanaise qui est apparue dans les années 80, alors quoi de mieux que de déguster ce mythique thé sur sa terre natale ? Rendez-vous raté. Trop hésitante (et pourtant plutôt curieuse en règle générale concernant les plaisirs gustatifs) je suis partie de Taïwan sans même avoir goûté un Bubble Tea. Téméraire, je m’essaie tout de même, lors de ce même été 2006, à un Bubble Tea made in Cambodia (au 6ème étage du centre commercial Sorya de Phnom Penh). Mauvaise idée, la boisson était loin de mes espérances (voir totalement décevante) ; la boisson n’avait pas de saveur et j’ai eu l’impression de boire de la flotte. L’expérience m’a d’ailleurs value de bouder quelques temps le Bubble Tea.

Récemment, en arpentant le quartier du 13ème arrondissement, j’ai eu envie de redécouvrir la boisson de Taïwan. Il faut dire qu’aux abords de la galerie commerçante des Olympiades, difficile de passer à côté d’une personne sans un gobelet de Bubble Tea à la main. Je me mets en quête de trouver un vendeur. Après une petite promenade dans les allées des Olympiades, je trouve, c’est écrit en gros “BOBA TEA”. Ma première tentative fut un échec, lassée par une longue file d’attente. La seconde fut la bonne, je décide de prendre un Bubble tea aromatisé au coco avec perles de tapioca (la gélatine colorée était aussi proposée). Je prends mon gobelet, perce le couvercle en plastique avec la grosse paille, j’aspire deux, trois gorgées... Je me délecte ! J’apprécie la douceur du thé au lait, la saveur de la coco et la texture moelleuse du tapioca. Ça y est, c’est officiel, je suis réconciliée avec le Bubble Tea !

Voici les deux enseignes parisiennes que j’ai pu essayer et que je vous conseille ayant une préférence pour la première :

Boba Tea
44 avenue d’Ivry
Centre Commerciale des Olympiades
1er étage, tout droit puis à l’intersection à gauche puis à droite
75013 Paris - Métro Tolbiac ou Porte de Choisy

De 4 à 5 € le gobelet - Petit espace de dégustation



Zen Bubble Tea
13 rue Louis Bonnet
75011 Paris - Métro Belleville

De 4 à 5 € le gobelet - Salon de thé


Diana

mardi 10 août 2010

Fleur d’Equinoxe : Arrangé

mardi 10 août 2010
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Yasujiro Ozu signe avec Fleur d’Equinoxe / Higanbana (1958) un mélodrame dans lequel on retrouve l’univers de la famille traditionnelle en proie au modernisme et aux changements des mœurs qui créent un conflit intergénérationnel.

Wataru Hirayama, un cadre supérieur doit faire face à un refus de taille : sa fille, Setsuko n’accepte pas le mariage arrangé qu’il a organisé pour elle. Cette dernière aime un autre homme. La relation entre les deux se corse…

Fleur d’Equinoxe traite essentiellement du fossé qui se creuse entre un père et sa fille. Le premier souhaite marié sa fille à travers un mariage arrangé comme se fut le cas pour lui par le passé. Quant à sa fille, elle s’oppose à cet état de fait et désire se marier avec un homme qu’elle a elle-même choisi. Dès lors, père et fille vivent dans une situation difficile où chacun campe sur leurs positions, représentant chacun un monde différent, celui des vieilles traditions et celui plus moderne qui évolue avec le temps et les mentalités. Disons-le, on n’échappe pas à un discours parfois moralisateur durant ce métrage mais on y trouve tout ce qui fait le cinéma de l’auteur.On y retrouve une pincée d’humour et d’ironie dans un contexte qui ne se veut pas des plus évidents. Si les situations se veulent dramatiques, Ozu parvient à alléger le propos par l’humour et une certaine distanciation dans ce cinéma dont il a le secret, celui de la contemplation.

Dans Fleur d’Equinoxe, Ozu va au plus simple et réalise cette œuvre avec intelligence. Une œuvre qui ne s’avère pas comme faisant partie de ses meilleurs mais qui révèle toute de même une qualité indéniable dans le propos.

I.D.

lundi 9 août 2010

Bonjour : I love you

lundi 9 août 2010
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Satire des mœurs, Bonjour / Ohayo (1959) de Yasujiro Ozu se présente à nous de manière légère. On y rit mais il se cache également dans cette oeuvre le rapport de l’individu à la communication en société.

Devant le refus de leur parent d’avoir une télévision au sein du foyer familial, Minoru et Isamu deux jeunes garçons décident de ne plus prononcer un mot jusqu’à ce que leur parent cède…

Bonjour est une petite merveille du cinéaste japonais. Avec le quotidien d’une poignet de gens, il parvient à nous tenir en haleine avec une aisance déconcertante lorsqu’on y réfléchit après coup. Yasujiro Ozu met en scène les petits rien de la vie, pose sa caméra dans quelques foyers d’un quartier de banlieue et nous invite par la même occasion à suivre avec simplicité ce quotidien fait de jeu d’enfant, de commérage ou bien d’une occidentalisation qui s’immisce dans la société japonaise. Ce qu’il y a de fascinant avec une œuvre comme Bonjour c’est qu’au-delà de la nationalité, ces personnes que fixe la caméra de l’auteur pourraient être nous. Cette œuvre universel transpire la chronique sociale de tout à chacun. La magie s’opère sans qu’on ne s’ennuie une seconde en savourant l’esprit rebelle de deux enfants qui en décidant de se taire remettent en cause la communication faites de banalité dans notre quotidien. Ce mutisme va alors ébranler une partie de leur microcosme en touchant de plein fouet les adultes qui n’en seront que des plus décontenancés.

Bonjour est une œuvre superbe servie par des interprétations tout aussi magnifique. On réservera les meilleurs compliments pour les enfants surtout le plus petit qui nous montre combien un gosse peut être craquant avec quelques mimiques et trois mots d’anglais. En bref, Bonjour c’est tout ce qui donne envie et qui ne donne pas envie d’avoir des gamins. Quant à Ozu, fidèle à lui-même : génial.

I.D.

mercredi 4 août 2010

City of Life and Death : Massacrée

mercredi 4 août 2010
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Eh, bien c’est quelque chose ce City of Life and Death / Nanking ! Nanking ! (2009). Le scénariste-réalisateur Lu Chuan met en scène une œuvre sans concession, c’est le moins que l’on puisse dire. Nous sommes très très loin mais alors très loin du mauvais goût de Black Sun : The Nanking Massacre (1995) de Mou Tun Fei relatant les mêmes faits. En effet, ces deux films nous racontent le massacre perpétré par l’armée Japonaise après la prise de Nanking en 1937, alors capitale chinoise.

La volonté est posée, limpide, celle de mettre au grand jour un pan de l’histoire tabou, comme beaucoup d’autres évènements ont pu l’être. A travers cette reconstitution, à travers ces hommes et cette ville, Lu Chuan tente d’apporter une vision lucide de cette tragédie. Chose réussie. Dans cette fresque, l’histoire prend place à l’aide d’une structure narrative élégamment construite. D’une ouverture sur des lettres d’archives – la position de recul, le regard extérieur – à l’immersion dans les faits, le cinéaste accompagne d’une lente ascension le spectateur au cœur de l’histoire. Les instants sont souvent éprouvants, prenants dans les élans collectifs - chinois - où la survie côtoie les exécutions programmées et sommaires. Alors City of Life and Death parvient à instaurer une atmosphère psychologique complexe, éprouvante toujours. Une immersion, qui suscite l’indignation et la colère comme la tristesse d’une humanité perdue. Les sentiments demeurent partagés mais profondément tiraillés.

Lu Chuan construit une œuvre nécessaire, c’est indéniable mais reste - peut-être n’étais-je pas au mieux de ma forme - que le film m’a parfois laissée de marbre, lorsque les appels à l’émotion semblaient poussés et les longueurs s'inviter inutilement à des séquences pourtant déjà hautement symboliques.

Oublions ces quelques éléments pour retenir l’essentiel de cette entreprise. Lu Chuan signe avec City of Life and Death, un travail remarquable, et un fondement précieux pour la mémoire de l’Histoire chinoise et mondiale.

Diana

Printemps précoce : L’erreur

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Printemps précoce / Shoshun (1956) de Yasujiro Ozu traite d’un groupe de salarymen et de leurs tracas quotidien, mais aussi et en particulier de l’adultère de l’un d’eux avec l’une de ses collègues.

Un employé de bureau travail dans une fabrique de brique. Il aime se retrouver avec ses collègues pour boire et jouer au mah-jong. Ces errances crée un fossé avec sa femme. Bientôt l'employé se laisse tenter par les charmes d'une collègue…

Printemps précoce est tout bonnement magnifique de bout en bout. Avec maestria, Yasujiro Ozu nous narre les petites choses de la vie d’un employé avec un propos qui tient encore la route de nos jours. On y parle aussi bien du trajet en train, bondé de monde, que du salaire, des histoires amoureuses, du sacrifice à son entreprise… bref. Cette œuvre d’une grande clairvoyance sur l’univers du travail et plus globalement de la vie, et par extension de la vie amoureuse est frappante. Ce réalisme, l’auteur le raconte avec authenticité à travers une grande maîtrise dans la mise en scène et une prestation des acteurs qui donne toute la dimension à cette réussite qui nous transporte littéralement.

Printemps précoce c’est la chronique d’un couple, d’une poignée d’employés. Une chronique qui se révèle loin de tout optimisme. On y décèle une noirceur palpable jusque dans ces derniers plans censés offrir des lendemains meilleurs à nos protagonistes et cependant… Printemps précoce, une œuvre splendide et magique bien que tout ne soit pas rose.

I.D.

Tampopo : Au milieu coulent nouilles et bouillon...

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Sacré film que ce Tampopo (1986) de Juzo Itami, comédie barrée tournée à la façon d’un western où l’on retrouvera quantité de codes tant dans la construction des plans que dans le profil des personnages. Mais si Tampopo est si savoureux c’est qu’il arbore plus qu’un hommage à un genre, il se veut multi-facette et curieux. Ainsi, le cinéaste Juzo Itami s’amuse et entraîne le spectateur à un train infernal où se côtoie drame et comédie, sérieux et sensualité.

Tampopo est un cocktail détonant, singulier, très singulier. Un OVNI qui surprend au premier abord mais dont on se délecte ensuite sans concession. Après quelques minutes à découvrir ces multiples intrigues et ces personnages tout autant attachants les un que les autres, on se voit complètement emballé. Entre les jeux coquins d’un couple où les scènes sont d’une sensualité folle (voir le célèbre échange de jaune d’oeuf) et le combat d’une veuve pour la relève de son échoppe, il n’y a pas un instant où l’ennui vient nous titiller. On sourit très souvent de ces personnages loufoques, du jeu parfois trop appuyé des personnages, de ces codes revisités à la sauce Itami, mais on aime. On s’attache à cette drôle troupe qui parvient à donner le panache à une comédie loufoque.

Et la nourriture dans tout ça ? Parce qu’à déverser mon enthousiasme, j’en oublierais presque le principal. Tampopo serait une vitrine idéale pour la promotion de la gastronomie nippone, et plus particulièrement des soupes de ramen. On y découvre l’art et la manière d'accommoder « cette institution » typique du soleil levant. L’art de la déguster (Goûter le bouillon dans un premier temps, « charmer » le porc ensuite...), l’art de préparer un bouillon savoureux et trouver l’équilibre d’une bonne pâte à nouilles. Tout bonnement jouissif pour la gourmande que je suis !

A travers cette apparente légèreté, Tampopo est un long métrage maîtrisé qui parvient avec insolence et un esprit déjanté à déjouer les codes cinématographiques. Un film incontournable pour se délecter d’un instant gourmand et « goûtu », slurp !

Diana

Crépuscule à Tokyo : Sans réserve

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Dernière œuvre en Noir & Blanc de Yasujiro Ozu, Crépuscule à Tokyo / Tokyo boshoku (1957) narre le récit d’un drame familial.

Takako revient vivre chez son père où demeure également sa sœur cadette, Akiko. Elle quitte un mari dont le fossé se creuse de plus en plus. Bientôt, elle apprend que sa mère qui les a abandonné par le passé travaille dans un salon de Mah-jong à proximité de chez eux. Takako demande à sa mère de taire son identité auprès d’Akiko. Cette dernière doit faire face à des problèmes personnels…

Crépuscule à Tokyo est une oeuvre sombre et mélancolique. Un mélo émouvant où s’invite une noirceur peu commune. Un drame tragique par la mort qui frappe, tout en traitant de thème éparse à l’image de l’occidentalisation des mœurs dans le Japon d’après-guerre. On baigne dans une œuvre d’une beauté frappante : sa plastique et ses cadres. Des compositions d’acteurs au strict minimum certes mais révélant pourtant toute la douleur et les doutes qui les contaminent. Des acteurs donc qui parviennent à communiquer les troubles dont leurs personnage respectifs sont assaillis. Une histoire prenante, déchirante qui se vit sans aucune réserve, à l’état brut.

Crépuscule à Tokyo outre qu’il soit un chef d’œuvre dont on ne se lasse pas, ferait répéter ce qui pourrait s’apparenter à une rengaine vis-à-vis de la filmographie d’Ozu : « une œuvre marquante ». Oui, ces quelques mots deviennent une rengaine en ce qui le concerne, lui et ses œuvres, tant son cinéma nous touche, nous saisit au plus profond de nous-même. Un maître. Et Crépuscule à Tokyo est ici pour confirmer une nouvelle fois cet état de fait.

I.D.

lundi 2 août 2010

School on Fire : Alerte

lundi 2 août 2010
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Appartenant à une trilogie dont le fil conducteur pourrait être les triades tant les différents volets n’ont rien avoir les uns avec les autres, School on Fire / Xue xiao feng yun (1988) de Ringo Lam Ling Tung est une immersion dans l’univers des écoles rongées par la présence néfaste des triades.

Alors qu’elle est témointe d’une bagarre qui a dégénérée, une écolière se retrouve entre l’étau de la police et celui des triades. Les premiers voulant la faire témoigner et les seconds qui tentent de la faire taire coûte que coûte. Bientôt, elle tombe amoureuse d’une petite frappe…

Ce drame qu’est School on Fire est à la fois un film policier et de triade, mais aussi et surtout un drame social par l’entremise du pouvoir criminel au sein d’une institution d’état qu’est le système éducatif. Œuvre classée en catégorie 3, School on Fire se veut coup de poing dans cette façon de dépeindre la violence urbaine. Ringo Lam adopte une mise en scène efficace au profit d’une histoire haletante au possible baignant dans une noirceur magistrale. Une spirale infernale qui emporte ses personnages sans retour possible à une vie normale. C’est dur, sans espoir, poussé à l’extrême comme cette dernière partie des plus chaotique qui soit. Grandiose. School on Fire suinte le réalisme nauséabond d’un environnement hostile, celui des triades qui s’apparentent à des vampires suçant la vitalité de la vie et privant ceux qu’elles touchent de toute liberté, les emprisonnant dès lors dans une geôle d’horreur et d’effroi.

Monumental, School on Fire offre un tableau peu reluisant des triades (une maladie incurable se propageant comme la gangrène), mais aussi montre combien les policiers sont dépassés par une situation qu’ils savent déjà perdue. Une institution policière donc qui est incapable d’éviter le drame tout comme le système éducatif où ses enseignants sont obligés de subir une violence verbale comme physique quotidienne. Si la mise en scène de Ringo Lam s’avère efficace, il en va de même du casting qui regroupe aussi bien les Damian Lau, Roy Cheung et Lam Ching Ying. Sans oublier des gueules de cinéma comme on les aime avec Tommy Wong, William Ho Ka Kui et Frankie Ng Chi Hung. N’oublions pas non plus les actrices Sarah Lee, Fennie Yuen ou bien encore Amanda Lee, lesquelles participent à cette quintessence du point de non-retour.

School on Fire est une claque jusqu’au-boutiste voire nihiliste. Une œuvre incontournable qui s’imprime un long très long moment dans la rétine bercée par une musique finale superbe, ici interprétée par Maria Cordero : Tung Chi Sai Gai Choi Nei Sau (Camarade, le monde est entre tes mains)*. Un titre des plus évocateur faisant écho au fatalisme dans lequel plonge le métrage.

I.D.

dimanche 1 août 2010

A la découverte des bonbons de Cenelle

dimanche 1 août 2010
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Je viens d’apprendre que le bonbon dont je raffolais étant enfant était donc à la cenelle

Quèsaco ? La cenelle appelée aussi « Aubépine » est le fruit du cenellier, un petit arbuste. C’est un petit fruit rouge et rond, variant de 1 à 2 cm de diamètre, dont le jus est très sucré.

Et donc, que peut-on bien en faire de ce jus de cenelle ? De délicieux petits bonbons, voyons ! Attention, l’appellation peut prêter à confusion… Les bonbons à la cenelle n’ont ni la forme, ni la texture caractéristique de nos confiseries locales. Ce sont de fines rondelles rouges dont la texture est difficile à décrire. Le bonbon est une sorte de concentré de jus de cenelle. Résultat : une petite friandise sèche et sucré.

Les bonbons de cenelle sont vendus par petits rouleaux de 10. Un rouleau contenant, à vue d’œil, une dizaine de rondelles.

Vous trouverez ces bonbons dans toutes les bonnes supérettes d’alimentation asiatique au rayon confiserie. Prix : env. 1 à 2 €, le paquet.

Diana

 
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