samedi 21 mars 2009

The Chaser de Na Hong-Jin : Proxénète Vs Serial killer

samedi 21 mars 2009

The Chaser (2008) premier long métrage du cinéaste coréen Na Hong-Jin annoncé comme « la bombe du cinéma coréen » et la surprise cinématographie du genre, se révèle décevant car peu innovant, et de moins bonne prestance que certains de ces prédécesseurs tels « Memories of murder » de Bong Jong-ho, tant sur la réalisation, que sur la trame.

Tiré d’un fait divers, le film suit la traque d’un homme Joong-Ho, ancien flic reconverti en proxénète, suite à la disparition de quelques une de ses « filles ». Ce dernier soupçonne un individu de prétexter les services de ces prostituées dans le seul but de les revendre. La traque commence. Son enquête va le mener à la rencontre d’un serial killer, Young-min qu’il va parvenir à "coincer", au dépend d’une police coréenne incompétente, qui n’aura de cesse de douter des procédures à suivre, et aux manigances plus que douteuses. Dans cette ambiance nocturne et vaseuse, les interrogatoires vont bon train, tandis que Joong-Ho tente en vain de retrouver Mi-jin, la dernière prostituée kidnappée par le serial killer, qu’il a forcé à aller travailler alors que cette dernière était souffrante.

L’ancien flic proxénète devient l’anti-héro par excellence, un anti-héro mainte et mainte fois vu, vulgaire, violent et bourrin, au passif houleux et dont l’humanité reste à prouver. Car la force qui le pousse à retrouver Mi-jin, ne vient d’une quelconque affection mais d’une profonde culpabilité, intensifiée par la découverte d’une enfant cachée.

Le film souffre de stéréotypes trop souvent vus, malgré une ambiance générale correcte. The Chaser ne détonne pas, ne surprend pas, ni dans sa réalisation, ni dans le scénario tiré d’un fait divers, qui n’est pas assez approfondi, pour finir de manière conventionnelle entre le décès d’une captive, une confrontation finale trop raisonnée et la naissance d’une évidente relation entre une orpheline et un ancien flic proxénète. Plus le film avance et plus on s’enlise dans des automatismes connus, qui ne parviennent à donner le piquant et la singularité retrouvée « une » certaine surprise signée Bong Jong-ho.

Sans être une « bombe cinématographique » Na Hong-Jin signe tout de même un polar divertissant et rythmé malgré un film globalement long pour une traque teintée de quelques passages futiles.

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