dimanche 6 juin 2010

Bedevilled : Coup de soleil [49ème Semaine de la Critique - Cannes 2010]

dimanche 6 juin 2010

Qu'est-ce que Bedevilled / Kim Bok-nam Salinsageonui Jeonmal (2010) de Jang Cheol-soo a de plus qu'un autre film coréen horrifique à tendance gore ? Comment se fait-il qu'un tel film puisse motiver les programmateurs de la 49ème Semaine de la Critique a le retenir au milieu d'une multitude d'autre ? Voir Bedevilled c'est avoir le sentiment du déjà vu et revu. Un film comme il s'en fait beaucoup ici et là.

Hae-won en congés se rend à Moodo, l’île sur laquelle elle a grandi. Elle y retrouve son amie d’enfance Bok-nam, malmenée par son mari et les habitants de l’île. A bout, cette dernière demande de l’aide à Hae-won qui s’y refuse. Bok-nam livrée à elle-même sombre dans le mutisme et va se livrer à une vengeance sans concession...

Bedevilled est un condensé de films qui l'ont précédés. Il n'a rien d'exceptionnel même s'il tente d'être plus beau qu'il ne l'est. Le cinéaste pose l'action, enchaîne les évènements de manière grossière jusqu'au tout sanglant grand-guignolesque. Ce qui manque à ce Bedevilled c'est la coercition, de la consistance, une émotion aussi que l'auteur ne parviendra jamais à insuffler avec sincérité, noyant son sujet dans une surenchère de violence et d’artifice. Une violence amenée encore une fois grossièrement comme s'il fallait seulement montrer l'une des héroïnes malmenée par un entourage détestable pour que cela marche et qu'on emboîte le pas. Le vieil adage cinématographique dit en gros : "lorsque l'injustice frappe le héro, le public épousera sa vengeance". Ce n'est pas tout. Il s'agit de donner du corps à l'ensemble et le premier degré employé se fourvoie dans un résultat a contrario du but recherché. On ne parvient jamais à s'accrocher aux personnages même avec tout le malheur qui s'abat sur eux. Il en devient énervant de voir un cinéma qui se copie/colle les cahiers des charges d'un film à l'autre. L'histoire se voit venir sans surprise, les personnages virent dans le caricatural à l'image du jeu des acteurs, ça en devient lassant et consternant. Ceci toujours au premier degré. Ce cinéma coréen n'est plus que l'ombre de lui-même. Jang Cheol-soo se prend malheureusement trop au sérieux et la fibre dramatique qu'il tente de mettre en scène en devient risible. Et ces acteurs peinturlurés de fond de teint pour faire "bronzer" ? Il n'y a même pas le souci du détails de ce côté-là alors que Seo Yeong-hee (The Chaser, 2008) affiche une dentition au blanc immaculé et pour une paysanne vivant dans un autre siècle qui n'est jamais sorti de son îles... passons. Alors, il pouvait y avoir des choses intéressantes aussi, comme le contraste ville/campagne, citadin/paysans, société moderne/société archaïque mais tout n'est que surface et ne mérite pas qu'on s'y intéresse.

Bedevilled est un film d'horreur qui se voudrait auteurisant sans en avoir la carrure. Tout n’est pas à jeter dans le premier essai de l’ancien assistant réalisateur de Kim Ki-duk, on retiendra un ou deux instants d’émotions plutôt réussis. Sans cela, le film à la fois caricatural, « trop clean » et souvent pompeux, ne convainc pas. Premier coup pour Jang Cheol-soo, espérons une suite plus enthousiasmante…

I.D

26 commentaires:

David Tredler a dit…

J'essaierai quand même d'écrire une p'tite chose dessus sur L'IBC, malgré ma condition de vendredi qui m'a perturbé ^^

I.D. a dit…

N'hésite pas. Fais nous partager cela, ce serait intéressant de voir ton point de vue sachant qu'il y a des choses à dire justement.

Choses sur lesquelles je ne me suis pas plus arrêtées que cela. Bedeveilled ça peut être sympa mais jusqu'à un certain degré. Après...

T'étais perturbé vendredi soir ? Ce devait être la présence de Christophe Gans. ;)

Diana a dit…

Je tablerai davantage sur une source venue d'alsace...^^

David Tredler a dit…

Je ne suis pas remonté contre Gans comme tu l'es toi ID, donc je pense que c'est plutôt Diana qui a raison... le fautif est originaire d'Alsace !

I.D. a dit…

Gans me doit toujours une gorgée de son jus d'orange (même si je n'en bois pas)pour toute la thune que je lui ai filé ! S'il avait fait de bon film, j'oublierai cette dette à mon égard. :)

Vive l'Alsace libre ! ^^

Epikt a dit…

Chacun voit midi à sa porte, moi c'est la sélection (et le prix) de Hong Sang-Soo qui me semble une aberration (et autrement plus costaud dans le genre "vu et revu"). Enfin bon, tu ne sembles pas souscrire au fait que C Gans est un des meilleurs cinéastes français actuels, nous ne sommes donc pas à un sujet de discorde près.

Bref, Bedevilled, un des rares films à m'avoir récemment donné espoir dans le cinéma indépendant coréen.
(ça c'est pour ceux qui auraient été refroidis par ton texte et qui aiment les formules à l'emporte pièce)

Pour de nombreuses raisons, mais deux tout particulièrement, qui entrent en rupture avec ce que nous sert le cinéma coréen depuis bientôt 10 ans :
1/ rupture avec l'esthétisme léché, et l'aseptisation qui va avec - dans la lignée de Breathless. Je suis d'ailleurs surpris que tu trouves ce film "top clean" ou tentant "d'être plus beau qu'il ne l'est", puisque ce qui domine c'est au contraire son coté brut et son peu d'intérêt pour la finition ;
2/ rupture avec le second degré, que tu sembles regretter (pas moi).
Deux caractéristiques typiques d'un certain cinéma coréen qui peut fracasser autant de crânes qu'il veut mais qui (excès de polish, excès de distanciation) demeure pour autant parfaitement inoffensif.
Et j'ajouterai :
3/ rupture avec la tentation du twist à tout crin, et à la gratuité d'un cinéma surprise. (très très agaçant)

Par ailleurs, tu parles d'un film qui se veut auteurisant (???) mais c'est tout le contraire : ce film est de genre par excellence.
Bedevilled n'est pas "un condensé de films qui l'ont précédé", c'est un film qui s'appuie sur des archétypes stylistiques associés à des genres (grosso modo : le rape-revenge et le slasher/survival). D'où ton "déjà-vu", pas du à son pompage d'autres films mais à son inscription dans des genres qui ont leurs codes, et surtout leur sens. C'est notamment sur ce dernier point que Bedevilled surpasse largement le tout-venant du "film coréen horrifique à tendance gore" : utiliser le(s) genre(s) comme élément de sens.
Pour voir Bedevilled il me semble intéressant (si ce n'est même nécessaire, mais la démarche peut être intuitive) de se poser la question de la signification de ces genres, des types de rapports de force qu'ils représentent et de la manière avec laquelle cela éclaire le récit. Ou encore de l'incidence d'une longue (et quelque peu didactique) exposition sur un genre (ie, le rape-revenge) qui s'en passe souvent. Etc.

Donc non, tout n'est pas que surface [au fait, l'opposition "ville/campagne" ne me semble pas un angle pertinent (pas au niveau du sens et des thèmes abordés en tout cas), il vaut mieux attaquer par : soumission, révolte, conformisme, individualisme,... des mots qui ne fonctionnent pas de manière binaire mais qui composent un spectre de réactions à l'injustice et l'exploitation, centre du film] et mérite surtout qu'on s'y intéresse.

I.D. a dit…

Et bien s'il y en a bien un que je ne pensais pas voir dans le coin, ici à Made in Asie c'est bien toi ! Pour une surprise… (quart d’heure je parle de moi : déjà que je suis malade comme un chien depuis ce matin, fallait en plus un commentaire venant de toi. J’ai doublement mal à la tête).
On est loin d’être sur la même longueur d’onde toi et nous (moi et Diana), ça tu sais alors effectivement Epikt, effectivement... chacun voit midi à sa porte.

Quant à Christophe G., c’est un vieux pote ! Et il me doit toujours une gorgée de son jus, ce salaud. Chris’ si tu lis ce message…

Ah bon, le film de genre ça a des codes ? Merci de me l’apprendre. Je vais travailler ça.
Doit-on avoir une esthétique léchée pour critiquer un film en disant de lui qu’il se veut plus beau qu’il ne l’est ? Ici, c’est lorsque je parle d’un ensemble, du traitement de son sujet, de ses personnages, avec ce côté pédant, un côté je me touche, regardez c’est trop beau, je suis un artiste ! (quel beau fondu en toute fin) Oui, son film de genre mais « auteur », qualificatif utilisé dans sa publicité cannoise pour le vendre. Du moins la façon que les gens en parlaient. Ce même film qui a choqué, qui était « autre », sanglant… moi, perso’ c’est en cela que je dis que c’est vu et revu alors je ne comprends pas ces réactions cannoises, du coup. Parce que j’écris en fonction de cela, de ces réactions. Semaine de la Critique, oblige. Y a rien de nouveau là-dedans et le « clean » c’est le côté trop académique. Scolaire. Je me dis même que si ce film avait été français, je ne suis pas sûr qu’il aurait eu droit de citer à cette Semaine de la Critique mais ça, c’est un autre débat, si débat, il y a, bien sûr. Donc.

Un film de genre par excellence, mouais, disons ok, c'est vrai. Attention, j’ai pas détesté. On passe tout de même des moments pas mal même si certains partis pris sont bof bof au final. Mais il se touche un peu quand même. Je persiste et signe, il a voulu faire plus qu’un film de genre sauf qu’ici il se loupe gentiment. Ok, je me répète mais ça fait partie des codes de l’écriture des gens qui sont pas gentils avec un film. Ils ont tendance à tourner en rond en se répétant. Tiens, j’y pense comme ça : le dénouement. (Je SPOILE presque un peu) Ouah, la gentille fille qui passe pour la méchante et la (excusez-moi d’avance, enlevez les enfants de devant les ordinateurs, y a un gros mot juste derrière la parenthèse) salope de service qui a tout les honneurs. Fallait le faire, il l’a fait. C’est là où il manque ce truc qui nous collerait au siège. J’ai un coup de soleil, je pète un câble, avec encore du flash-back qui n’apporte rien ou peut-être pour expliquer qu’elle va tout massacrer (SPOILER tu étais là-haut à observer et tu as menti au flic, bouh ce que la vie est cruelle). Non, c’est vrai c’est fort, nan ?! (encore un gros mot) La salope donc qui termine par être la gentille du film. Mince. Cool. J’aurais aimé que cela soit plus bis. Beaucoup plus, là j’aurais aimé pour le coup. Mais il y a ce truc où finalement non, je peux pas. Ca cloche, on s’accroche pas aux personnages, à ce qu’ils vivent, je ne ressens rien. T’as envie de lui dire : ouais et après ? C’est un film de genre parmi tant d’autre et c’est loin d’être un bon. Si Bedevilled te redonne espoir, tant mieux pour toi. En ce qui me concerne, il n’y a rien d’exceptionnel sans même aller chercher l’exception. Un film parmi tant d’autre, quoi.

Quant au dernier HSS, j'aurais du mal à en causer parce que je ne l'ai pas vu. Donc, je ne parle pas de ce que je ne connais pas. Mais je sais aussi que le bonhomme ce n'est pas ta tasse de thé donc rien d'étonnant à ce que tu trouves qu'est c'est une aberration. Je reprends une phrase bateau c’est dans les codes de la communication : les goûts et les couleurs… bon allez, je vais aller réapprendre les bases du cinoche, je suis qu’un novice m’sieur.

Xavier a dit…

.......Christophe Gans est un réalisateur craignos, mais un mec passionnant lorsqu'il parle ciné...voilà, je repars.......

Epikt a dit…

Tu aurais mieux fait de prendre un Efferalgan et d'attendre que la fièvre tombe avant de me répondre, car t'es pas clair. Et puis t’as vu comme je suis pressé de répondre, hein, rien ne sert de courir comme disait l’autre.
Mais passons.

Premièrement, je ne vois pas pourquoi tu écrirais en fonction des réactions cannoises.
Tu peux bien sur y faire allusion et montrer en quoi elles se fourvoient (je m’en prive trop peu pour pouvoir te le reprocher), mais ça ne doit infléchir ni ta vision ni ta description du film !
(une des raisons pour lesquelles, surtout quand on compte écrire une chronique, il ne faut surtout pas lire celles des autres)
Si tu trouves le film auteuriste, soit, mais prouve-le ! Et autrement que par "il a été vendu à Cannes, et promu par les médias, comme un film d’auteur" (d’ailleurs j’ai un peu lu ce qui avait écrit à son sujet, j’ai pas trouvé un seul papier le décrivant comme un film d’auteur) car nous savons pertinemment que la réalité d’un film n’a rien à voir avec sa tagline et son argu presse.
Et attention, je ne parle pas de "film d’auteur" au sens noble du terme, à savoir la manière avec laquelle les films de Fulci sont des films d’auteurs, c’est-à-dire faisant preuve d’un point de vue particulier et dépassant la trivialité du cahier des charges "exploitation". Non, ce que tu affirmes c’est son coté auteurisant, c’est-à-dire caricature de film d’auteur au sens rive gauche du terme. Et ça, ça ce décrit bien : focus sur les drames insignifiants de la classe moyenne petite bourgeoise et/ou sur la vie quotidienne, dialogues ampoulés vides de sens, longs plans de personnage à moitié dans le cadre ou regardant dans le vide, écriture littéraire du cinéma,... rien de cela dans Bedevilled.

Ensuite, tu dis que si le film est clinquant, c’est dans l’ensemble, mais c’est tout le contraire : si je veux bien t’accorder quelques pointes esthétisantes/pompeuses ponctuelles (ton fondu de fin, une des rares réminiscences de Kim Ki-Duk dans le style, ou la première scène très "nuit urbaine humide avec néons") le film dans son ensemble va droit au but sans ronds de manche. Ce qui n’empêche pas que : 1/ sa mise en scène, avant tout efficace, n’est pas pour autant scolaire (faudra que tu m’expliques) et privée d’idées et de point de vue (je pense à la scène ou Bok-Nam est aux champs, lorsque la monté de sa volonté d’en finir et sa tension s’expriment à travers le montage, l’accélération des coupes et des "tchac" de la pioche ; ou comment, un peu plus loin, le cadre se resserre violemment sur un personnage acculé)(les deux sont d’ailleurs des méthodes brutes de décoffrage ; John Woo, ça c’est prétentieux et plein d’effets) et 2/ de ne pas se contenter de faire de son film une succession de péripéties, mais d’en tirer quelque chose.
Et libre à toi d’y voir un excès d’ambition mais, comment dire, je ne te le souhaite pas.

Je suis aussi navré de sentir dans tes interventions mépris et surtout condescendance pour le "film de genre". Sinon, pourquoi constamment parler de faire "plus qu’un film de genre", et surtout pourquoi affirmer que pour faire cela il faut "en avoir la carrure" (que n’aurait pas, bien entendu, Jang Cheol-Soo) ? Sam Peckinpah, John Carpenter ou Rob Zombie (pour prendre une belle lignée de réals de genre qui n’ont jamais revu leur ambition à la baisse) font-ils "plus que des films de genre" ? Bien sur que non. Le film de genre c’est ça, c’est L’Antre de la folie et pas Souviens-toi l’été dernier ! C’est le lieu d’expressions particulièrement puissantes ; Bedevilled s’inscrit là dedans.

to be continued...
(je coupe en deux car je dépasse la limite autorisée)

Epikt a dit…

Quand à la description simpliste que tu en fais, je crains que tu n’en sois la cause, plus que le film lui-même. Le truc qui te collerait au siège, c’est peut-être juste un peu de réflexion sur les enjeux de ce que tu vois à l’écran.
Reprenons donc la partie que tu spoiles juste au dessus.
Il n’y a pas plus de gentille qui devient méchante que de salope qui devient gentille : il y a deux "gentilles" (tu peux trouver la première méchante et la seconde salope, mais ce ne sont que des qualificatifs). Deux gentilles au sens du récit, deux "héroïnes". Il y a deux héroïnes parce qu’il y a deux récits, enchâssés l’un dans l’autre (ça c’est académique et scolaire, ouais).

Le premier, c’est celui de Bok-Nam (la villageoise), dont le point d’orgue est sa vengeance en troisième partie du film. Cette partie est bâtie selon un strict modèle de rape-revenge : les "violeurs" y passent un par un, sans hésitation ni émotion. Cependant, la deuxième partie avaient introduit la situation d’une manière particulière : la mise à jour non pas d’un coup du sort (l’héroïne tombant sur des voyous au détour d’une ruelle) mais d’un système d’exploitation et d’oppression. Cette deuxième partie a sur le film un effet universalisant, du moins généralisateur (ce n’est pas incompatible, ça me semble même le point de vue du film, avec le fait que "il n’y a pas de méchant système, il n’y a qu’une somme d’individuelles lâchetés"). Ainsi, ce qui "syntaxiquement" est un rape-revenge se révèle sous cet éclairage un peu autre chose : ce n’est pas tant une vengeance (personnelle, contre des individus) qu’une "révolution" (le mot est peut-être un peu fort, mais c’est mon coté militant d’extrême gauche qui ressort) d’une classe incarnée par l’héroïne contre ses oppresseurs. Je ne défends (ni ne descends) jamais un film pour cette raison, mais Bedevilled me semble assez chargé politiquement. Cette utilisation du rape-revenge n’est pas inédite, mais c’est un exemple d’utilisation intelligente des codes du genre, comme je l’avançais dans mon premier message.

Le second, c’est celui de Hae-Won (la citadine), qui se déroule avant et après. Je ne vais m’intéresser qu’à la dernière partie, sinon je suis pas rendu : elle montre Hae-Won poursuivie par Bok-Nam. Entre la troisième et la quatrième partie, il y a changement de point de vue : cette fois c’est Hae-Won l’"héroïne" (il n’y a de toute façon plus rien à raconter sur Bok-Nam).
(ce changement de point de vue, et de sujet, explique le glissement du film d’une partie très froide, schématique et mécanique vers une autre beaucoup plus sensuelle et intimiste)
En passant, tu remarqueras que Hae-Won ne fait pas partie du wagon de cibles poursuivies et exterminées dans la troisième partie : dans cette partie elle reste une spectatrice abstraite, qui n’a pas pied dans l’action (elle a également une signification dans la psychologie de Bok-Nam, mais je suis pas là non plus pour disséquer le film). C’est là que le flash-back que tu décries tant entre en scène : cette révélation de Hae-Won comme spectatrice agissante ne pouvait se faire que selon son propre point de vue (ou du moins n’aurait pas eu vraiment d’impact du point de vue de Bok-Nam, les témoins aveugles étant déjà légion rien ne sert d’en rajouter). Le procédé n’est peut-être pas hyper finaud (plus dû au passif venant d’autres films qu’à son utilisation propre) mais il fait sens.
Ce que montre la quatrième partie, c’est la confrontation de Hae-Won à sa culpabilité. Rien de plus naturel alors de la commencer avec, par ce flash-back, l’établissement de cette culpabilité. Rien de plus naturel également que de l’envisager sous la forme du slasher (y a des plans dans l’escalier qui ne laissent aucun doute), qui est fondamentalement (du moins dans sa conception héritée de Halloween) la confrontation avec une menace abstraite.

Bon, c’est tout pour Bedevilled film comme les autres, écrit sans finesse ni recherche et pétant plus haut que son cul pour rien.

I.D. a dit…

Ouah, ouah, ouah et après on parle des films d’Apichatpong, genre ils sont ennuyeux. J’ai failli m’endormir deux, trois fois en te lisant. Chaud. C’est pire qu’une digestion après un repas copieux. Je te décerne la palme du commentaire le plus long et surtout lourd de la jeune histoire de Made in Asie. J’ai l’impression de… je sais plus. Je suis abasourdi. Tu me fais perdre mes mots et surtout mon temps.

Perdre du temps à défendre Bedevilled ! Et bien, on peut dire que t’es un passionné « bizarre » (c’est du dédain d’après toi ? Non, un compliment peut-être. En faite, t’es payé au commentaire élogieux ? Attends, c’est peut-être du mépris ou de la condescendance à ton égard ces termes employés ? Je sais plus du coup, tu sembles mieux savoir que moi la façon dont je pense). Bref. C’est bien, il en faut.

Après, faut éviter d’interpréter et de juger à sa sauce. On ne se connaît pas donc évite de venir déverser ta bile en me jugeant. Les films de genre c’est ce que je préfère. Notamment le polar. Les Carpenter & Cie, ce sont des types dont je ne cesse de tarir d’éloge alors ne viens pas avec tes grands airs me dire que je suis ça ou cela, s’il te plait. Reste zen. Sinon, ça va pas le faire. Je ne te juge pas donc… si tu ne fais pas preuve d’un minimum de respect, pas la peine de passer dans le coin.

Qu’est-ce que tu as ? T’es frustré, t’as un souci, tu as des problèmes dans ta vie ? T’as cru que t’étais, je ne sais pas moi : une espèce de prof’ ? Quelque chose comme ça. C’est bien, beaucoup de bla-bla. Et après ? Tu as ton point de vue, j’ai le mien. Ainsi va le monde. Drôle d’acharnement. Je pige pas trop. Faut m’expliquer, tu sais. J’ai pas la science infuse, moi. Tiens, c’est quoi : « film d’auteur au sens rive gauche » ? T’es quoi ? Le père fouettard qui aime donner des leçons avec du mépris genre : c’est moi qui connais, pas vous. Enfin, je dis ça parce que c’est l’image que tu donnes, que tu renvoies lorsqu’on te lit. J’interprète peut-être mal. Sois explicite à ce niveau là, si je me trompe ou non, des fois que.

La façon dont j’écris un billet, ça me regarde, je ne viens pas faire le ménage chez toi. Si t’aimes pas, tu lis pas et puis c’est tout (comme dirait l’autre). Marrant ça. La façon dont je développe un article, les arguments que je décide de mettre en avant, ça me regarde. Je désire faire une page word de « merde » associée à Bedevilled, je le fais. Point. C’est tout. Si tu n’apprécies pas le contenu de Made in Asie, passe ton chemin. C’est aussi simple que ça. Tu développes des choses sur Bedevilled, bah écoute tant mieux pour ce film. Ca donnera un autre point de vue et c’est cool pour les quelques lecteurs de ce blog. Pour le reste… dire que j’ai du mépris et surtout de la condescendance pour les films de genre. Pfft ! Qu’est-ce qu’il ne faut pas lire des fois. Ca ! C'est du manque de respect et j'apprécie que très très moyennement. Sur ce.

Ah, oui et si moi pas clair, toi continuer chemin. Encore une fois.

Epikt a dit…

Et c'est moi qui déverse ma bile et dois rester zen....

1/ au sujet de ta vision des films de genre, j’ai bien écrit que c’était ce que je (re)sentais en te lisant. Tant mieux si c’est pas le cas.

2/ "film d’auteur rive gauche" me semblait clair : c’est juste méprisant pour ces films sans intérêt, fait par et pour des bourgeois dont l’horizon se limite au petit kilomètre séparant le Luxembourg du quartier latin. "Auteurisant" quoi, et forcément une caricature : http://www.youtube.com/watch?v=dW-MnaT2hK8

3/ si j’ai commenté cet article ce n’est pas parce je n’aime pas ce que tu écris, mais parce que tu dis du film est expéditif, le balayant du revers de la main avec des arguments que par ailleurs je trouve faibles. Alors qu’on pourrait en dire, oh Dieu, bien des choses en somme ! (Cyrano sort de ce corps !)

Mais si tu te braques à la moindre contradiction, en effet, j’ai rien à faire ici.
Je m’en vais donc me payer une Porche avec mes commentaires élogieux.

I.D. a dit…

On m'attaque, j'attaque. Ainsi va la vie.
1/Ok.
2/C'était de la provoc'. Sinon, très bon Inconnu ce Doutage. Un bail que je ne l'avais vu celui-là.
3/Après, on en revient à ce que je disais un peu avant (autre commentaire). Sur la façon d'attaquer un billet. Ce qui est expéditif ou non, c'est purement subjectif. Comme tout d'ailleurs. Tu peux le penser, ce n'est pas mon cas. Après, il y a des films qui t'inspirent plus que d'autre, bon, moyen ou mauvais, cela ne se programme pas. Ce que j'avais à dire de ce film, je l'ai dit et même s'il tenait en deux lignes. Je parle d'un film ou d'un bouquin sans aucune prétention. Made in Asie n'est qu'un petit blog, un point c'est tout (même s'il était grand). On parle des choses comme on le désire et non comme les autres le voudraient. On fait notre truc, on n'est pas là à savoir si c'est bien ou non, si ça plait ou pas. Il n'y a rien qui nous oblige à argumenter ceci ou cela. Il n'y a pas de règle et tant mieux ! On ne se donne aucune légitimité et pis encore on ne la cherche même pas. On ne se prend pas pour ce que l'on n'est pas. Après, tu prends la mouche parce que c'est l'un de tes coups de cœur, soit. Mais si tu dois partir en "guerre" à chaque "mauvaise" critique d'un film qui t'est cher alors tu ne dois pas avoir de vie mon malheureux.

Sinon, personne ne se braque. Il y a juste une façon de dire les choses. Et arriver en agressant avec un pseudo discours intellectualisant doublé d'une arrogance en prenant les gens pour des gamins, du style, je vais t'apprendre la vie, moi je sais, pas toi, et bien très peu pour moi. Ca me dérange pas d'apprendre mais il y a des façons de faire et la tienne ne me correspond pas. Le côté, je vais te bourrer le mou, mouais. Je pense que les choses peuvent se faire tranquillement, respectueusement. On peut avoir un échange musclé, c'est pas le souci mais avec un certain recul et pas pour casser, montrer que monsieur sait plus que quiconque. Il n'y a pas UNE vérité. La stratégie que tu emploies, je connais, tu viens, t'assommes avec ton discours sans vraiment écouter l'autre, sans chercher à le comprendre. C'est ce que je faisais à 15 piges encore à 18 lorsque je voulais faire la révolution et changer la société. Depuis, j'ai mûri. Ce genre d'intervention ne m'intéresse pas, plus, et n'apporte rien surtout. Il n'y a que les parties où tu parles du film selon ton point de vue qui vaut vraiment le coup. Le reste : je vais te démontrer par A+B... no comment.
Tout le monde est le bienvenu après j'aime qu'on essuie ses pieds et qu'on enlève ses pompes à l'entrée. A bon entendeur.

PS : Paies-la toi tape à l'œil, la Porsche.

Epikt a dit…

> "On m'attaque, j'attaque. Ainsi va la vie."

Chacun sa conception de la vie, et de l'attaque.
D'un coté, j'attaque les idées et ce qu'il ressort de ton texte, pointant le fait que tu passes à coté du film en ne questionnant jamais ses partis pris, tout en proposant des pistes de réflexions argumentées ; de l'autre, après avoir tenté sans succès de contre-argumenter tu préfères sous-entendre que je suis un gros no-life qui n'a rien d'autre à faire que d'exprimer sa frustration sur le net, voire un lycéen en pleine poussée gauchiste qui finira bien par murir.
Tel prend de haut qui croyait être pris, comme dirait Yoda.

J'avais écrit quelques remarques à propos de ton dernier commentaire (pourquoi j'intervenais, en quoi le caractère expéditif de ton texte n'est pas subjectif, en quoi le peu d'inspiration que te donne le film n'est pas une excuse, etc...), mais je crains que ça ne serve rien.
Je me contenterais donc de m'excuser auprès des lecteurs pour mon entrée en matière pas finaude - dans mes deux premiers paragraphes il y a un gros paquet qui aurait du rester dans mon bloc-note.
On ne se refait pas, j'ai mon coté polémiste. Mais si effectivement "il n'y a que les parties où [je] parle du film selon [mon] point de vue qui vaut vraiment le coup" me voilà rassuré, la plus grande partie de mes deux messages vaut le coup. Tout le monde ne peut pas en dire autant.

I.D. a dit…

Chacun son point de vue, encore une fois. Tu as une vision de ton "attaque" bien propre. Et perso, j'ai jamais tenté de contre-argumenter comme tu le dis parce que cela ne sert à rien avec des mecs comme toi, je me répète, j'en cause déjà dans mon commentaire d'avant, lis un peu.

Et rentrer dans la polémique, argumenter, contre-argumenter avec un individu qui débarque comme tu l'as fait ne m'intéresse pas parce qu'encore une fois, cela n'apporte rien. T'es bien plus qu'un simple polémiste. Mais tu as ta vision des choses, j'ai la mienne. Bla-blater autour d'un film comme Bedevilled n'a aucun intérêt. J'ai dit ce que j'avais à dire de ce film. S'il avait un truc, j'en aurais écris quelques mots ici et là (blogs, sites, forums). Alors perdre encore du temps là-dessus... je préfère retourner voir mon match de foot.

Clarissa a dit…

Tout d’abord, je voulais dire que cela fait un bout de temps que je n’étais pas passé sur Made in Asie. J’étais partie à l’étranger ces derniers mois. A tel point que je n’ai pas reconnu le blog que j’avais laissé avant de partir. Il est beau, félicitations surtout il y a du contenu ! Le petit blog que j’avais découvert, il y a maintenant… ouh que le temps passe parlait des bons plans, de petites anecdotes, il y avait quelques films répertorié et là, on est passé à la vitesse supérieur. J’ai été très surprise d’une chose. Au départ ce n’était que Diana et de temps en temps I.D. me semble-t-il et puis maintenant c’est vous deux. Dis donc, il n’y a pas eu de l’amour dans l’air pour que ce blog semble vous appartenir à tout les deux ? Je fais ma curieuse ^^.

Là, je m’adresse à Epikt. Je ne sais si tu es une fille ou un garçon mais je plains ta moitié si tu en as une. Enfin, j’espère que tu n’es pas aussi abjecte avec la personne avec laquelle tu partages ta vie. D’emblée, tu perds toute crédibilité en disant de Christophe Gans qu’il est l’un des meilleurs cinéastes français actuel (OK avec Xavier juste craignos). Ca fait peur (continuons) et par la suite ça ose être exécrable, froid, petit dictateur de bas étage par cette façon de vouloir imposer qui ne tente pas d’écouter l’autre, qui interprète à sa façon et qui a le toupet de détourner les propos de son interlocuteur. Je n’ai pas vu ce film. Pour être franche, le cinéma coréen me laisse de marbre comme le cinéma asiatique dans son ensemble d’ailleurs. C’est autre chose que je cherche sur ce blog. Ce n’est pas pour ça que je viens à dire que les critiques d’un film chinois ou japonais d’untel ou d’untel est nul, ne sert à rien, etc... Si j’avais été I.D., je t’aurais tout bonnement ignoré. Tu ne mérites pas qu’on perde du temps avec toi et à ce moment même, je me demande pourquoi je suis en train d’en perdre. Sans doute parce que je te trouve révoltant. Tu te dis polémiste ? Oh, non. Tu ne cherches pas à créer la polémique pour partir dans une optique qui serait de débattre. Tu cherches juste la merde. Désolé de parler ainsi mais appelons un chat un chat. Tu ne viens pas avec l’intention de défendre un film que tu as aimé mais tu viens avant tout pour régler des comptes, ça transpire, ça suinte la méchanceté gratuite. C’est bizarre. J’ai limite l’impression de voir des mômes se chamailler, juste que ça ne parle pas en langage sms. Ne peut-on pas parler de film, de livre, de peinture, de photo en respectant l’autre ? Pourquoi développer une telle animosité ? Parce qu’ils (Made in Asie) disent du mal d’un film que tu as aimé alors monsieur fait son enfant qui n’est pas content et tape du pied. Il fait son caca nerveux. Question. Vous avez un passif I.D. et toi pour que tu viennes l’attaquer de la sorte (ou avec Diana) ? Et sur le fait que lui-même tombe dans le piège de répondre à tes attaques (j’ai parfois aimé ta réparti I.D. mais tu aurais du te faire plus intelligent sur le coup). Je sais, je suis curieuse, c’est mon défaut mais je sais rester correcte. J’aime connaître les tenants et les aboutissants, voilà pourquoi je pose la question. Enfin pour finir, je ne te connais pas et cela ne donne pas envie de palier à ce manque. Tu dois être jeune, peut-être un étudiant à la fac quelque chose comme ça, un de ces gamins qui ouvre un bouquin sur le cinéma et pense tout savoir et connaître de la vie. Je te plains.

J’aime les gens qui font les choses avec passion et sans prétention. Alors continuez vous deux. J’aurai plaisir à continuer de vous lire encore même si je reste silencieuse en terme de commentaire. Intervenir comme ça, ce n’est pas mon truc. J’aimerai juste voir plus d’article sur la cuisine, les bonnes adresses mais aussi de partage des cultures asiatiques à travers les voyages, j’aime les anecdotes qui apportent de la culture générale. Le premier article que j’avais lu c’était sur les toilettes (un cabanon) au-dessus de l’eau. C’était très drôle. ^^

Clarissa

Jam' from HK a dit…

J'cherchais des infos sur le cinéma malais, bien votre blog pour ça. Vs avez traité de pas mal de film à ce que j'vois. Et pas qu'du récent. J'savais même pas qu'il y avait eu une rétro' d'ce pays. Cool.

Plutôt d'accord avec Clarissa et certaine chose que dit I.D. vis à vis de cet échange avec Epikt. Je les rejoins. Par ex., j'suis tombé sur l'article de Connected. Bon, très franchement, j'n'ai pas trop apprécié de ce qu'tu en disais I.D. Moi Connected, j'ai carrément accroché (bien mieux que l'original) et j'trouve qu'un film comme celui-ci redonne justement espoir sur le cinéma HK. Certes, l'industrie change mais c'est une bulle d'air dans une production malade et c'est bien cool. Tout ça pour dire qu'ce n'est pas pour ça que j'vais m'énerver et taper du pied en balaçant ma science juste pour faire genre, regardez j'connais, j'me la pète, j'suis trop fort, j'suis trop bon. Y en a des fois, il devrait s'abstenir de tapoter sur leur clavier.

HK c'est la source !!! HK rulezzzz !

Xavier a dit…

Hmm...j'aimerais apporter un petit peu de nuance sur cette page clairement anti-Epikt. Pour connaître le bonhomme et pour avoir passé un festival de cinoche entier avec (entre autres), je peux vous garantir que loin est sa position de se sentir supérieur ou autre à qui que ce soit ici, même lorsque les avis divergent. Et que ce soit ici ou un peu partout ailleurs, ses remarques qui peuvent paraître assez directes offrent très souvent de nouvelles pistes, de nouvelles réflexions, que l'on soit d'accord avec ou non.

Et avec un regard totalement extérieur, et en relisant le premier post d'Epikt, il n'y a vraiment rien d'agressif ou rien qui manifesterait quelconque superiorité intellectuelle. On a vu clairement pire ailleurs! Je pense même que c'est notre ami I.D qui s'est emporté très vite, ce qui a donné ensuite un échange qui a un peu pourris l'ambiance. Preuve en est, on n'a arrêté de parler du film (que j'aurais bien aimé voir, au passage).

Ce sont justement ce genre de débats qui sont les plus intéressants dans une rubrique commentaires! Le fait de se congratuler entre blogeurs est toujours très agréable et encourageant pour la suite, mais ce sont aussi les remarques plus piquantes qui font avancer la réflexion. Après, chacun a son style propre pour discuter, mais je le redis (et ce n'est pas pour prendre sa défence d'ailleurs, lui qui déteste les anglais d'Oasis ^^!), Epikt n'est pas le grand dictateur du ciné asiat' qu'on veut faire passer ici.

Je pense aussi que le débat est tout autre. Le vrai débat est de savoir si la Corée du nord va prendre ce soir plus ou moins de 4 buts contre le Brésil. Vraiment.

David Tredler a dit…

Chouette chacun met son grain de sel à ce débat qui ne porte plus seulement sur les qualités (ou non) de Beveilled, mais sur l'échange I.D. / Epikt.

Je ne connais pas Epikt donc je ne me suis pas permis de défendre l'un ou l'autre parti dans cette joute qui n'avait rien d'un débat cinéphile, et je ne me permets pas de juger si dans la vie il pense avoir la science infuse sur le cinéma, asiatique en particulier.

Mais bon j'ai bien envie de réagir rapidement par rapport à ce que tu dis Xavier sur le fait que le premier post d'Epikt n'a rien qui manifeste une quelconque supériorité intellectuelle.
Je ne connais pas Epikt donc je ne juge pas le bonhomme, je réagis juste à ce qu'il écrit, et de mon côté je comprends tout à fait qu'I.D. ait été piqué à vif par le commentaire d'Epikt qui dénote, si ce n'est pas un sentiment de supériorité, alors une maladresse évidente dans le ton.

Je pense Xavier que tu ne trouveras pas un blogueur malheureux d'entrer dans des joutes verbales, des désaccords cinéphiles permettant des discussions à bâtons rompus, I.D. le premier j'en suis persuadé, il apprécie qu'on se tire sur nos goûts respectifs.
Le problème du commentaire d'Epikt, c'est qu'au lieu de donner un avis et d'ouvrir le débat en disant "Moi j'ai plutôt vu les choses comme ça", il reprend point par point quasiment les remarques d'I.D. en disant "Tu as dit ça, tu t'es trompé tu as mal compris il fallait voir ça", "Tu as analysé ça comme ça c'est faux tu as mal analysé il fallait analyser comme ça".
Ce n'est pas un language d'échange c'est un language de professeur qui corrige un élève.

Alors quelle que soit la personnalité d'Epikt en dehors de ce post, je ne me permettrai pas de juger, mais ici, maintenant, à la lecture de son commentaire, je comprends tout à fait l'emportement d'I.D. qui a eu l'impression de se faire taper sur les doigts par un professeur croyant détenir LA vérité.

Anonyme a dit…

>Le problème du commentaire d'Epikt

et le problème de la réponse d'ID c'est qu'on a vraiment l'impression qu'il y a de sérieux antécedents entre les deux intervenants, et qu'il y une tension encore très vive qui a vite fait dérailler le sujet hors-Bedevilled

(franchement le "je suis malade comme un chien depuis ce matin, fallait en plus un commentaire venant de toi." "alors effectivement Epikt, effectivement..." ... ahem)

Sur ce, je retourne troller sur cinemasie ^^


Martin

Diana a dit…

@ Clarissa
Oui tu fais ta curieuse, mais c’est bien féminin ça non ?! Ah tu sais de l’amour il y en a depuis bien longtemps… Je ferme la parenthèse ! Disons qu’au début du blog, les articles n’étaient pas signés, ni de moi, ni d’I.D. Donc il y a peut être eu confusion. Saches que la collaboration s’est faite très tôt.

Je suis ravie que tu viennes de temps à autre flâner sur Made in Asie et que les sujets culturels te plaisent. D’ailleurs, c’est pas faute de vouloir davantage parler « culture » mais le temps manque, et l’actualité ciné est hyper riche sur Paris… Mais je mets les bouchées doubles pour les mois avenirs !

Pour en revenir à la polémique qui me touche directement - aussi -, et à laquelle je n’ai pas voulu répondre parce que je savais ce débat malsain d’emblée (mais sur lequel I.D. a voulu rebondir), je souhaitais préciser pour toi Clarissa et toi Martin, qu’il n’y a aucun « antécédents » qui nous (Made in Asie) lie à Epikt. Enfin disons qu’on le connait sans le connaître parce qu’il est un intervenant actif sur les sites/blogs dont nous partageons les visites et que par conséquent il est facile de se faire une idée de son profil et ses affinités cinématographiques. Alors les premières ripostes auraient pu faire penser le contraire, mais il s’agissait de montrer la surprise de voir un intervenant tel que lui dont les goûts sont souvent bien loin du cinéma que l’on défend ici
(Hong Sang-soo parmi tant d’autre)

@Jam HK
Et on en a mangé du cinoche malais au centre Pompidou ! Tout n’était pas digeste et je dirais même que les vieux films dont tu parles ont été les plus difficiles à supporter, sauf quelques exceptions. Le cinéma contemporain est bien plus jouissif, mais tu t’en feras j’espère une idée si tu trouves l’occasion d’en voir quelques uns.

En parlant de l’industrie cinématographie d’HK, je t’invite fortement à découvrir le dossier qu’à récemment publier le site HKcinemagic (LA référence du cinéma d’HK !), riche d’enseignement et très complet : http://www.hkcinemagic.com/fr/page.asp?aid=325
Et le forum est rempli de petits loustiques plus passionnés les uns que les autres, idéale pour partager !

@Xavier
Xavier, honnêtement je trouve que sur ce coup tu manques d’objectivité… mais bon un ami et un ami, je comprend que tu puisses prendre sa défense.

Après tu dis le connaître, certes… Mais c’est comme ses maîtres qui disent connaître leur chiens « Vous inquiétez pas il est gentil, il ne mord pas » . Peut être que les débats que tu as eu avec Epikt était constructif sans animosité, mais permet moi de douter de la teneur des interventions qu’il a eu avec nous.

Yume a dit…

Je ne connais réellement personne par ici, et je trouve qu’il y a quand un gros délit de sale gueule dès le départ.
Je nuance…. Je connais un peu Epikt, ayant partagé une pizza et quelques discussions IRL avec lui (et pas mal d’autres par dématerialisation). Mais ca ne va pas rentrer en ligne de compte. Parce que certes son premier commentaire est mal formulé mais j’y lis, comme Xavier (que je ne connais pas, je précise pour éviter une assimilation à défense clanique) une invitation à débat et exposition d’idées bien plus qu’une provocation. Alors ok c’est (tres ?) maladroit dans la forme, avec une impression qu’il essaie d’imposer quelque chose, mais au final c’est une exposition d’arguments et non de vérités. Par contre là où ca a bien dérapé c’est comme le souligne Martin le moment où on lui rétorque à froid « s'il y en a bien un que je ne pensais pas voir dans le coin, ici à Made in Asie c'est bien toi ! Pour une surprise… (quart d’heure je parle de moi : déjà que je suis malade comme un chien depuis ce matin, fallait en plus un commentaire venant de toi. J’ai doublement mal à la tête). » Comme entame de réponse c’est subtil !. Peut etre que ce n’etait pas le sens voulu, mais c’est indéfendable d’essayer de dire que ce n’est pas une attaque personnelle, alors que la seule réponse possible aurait du etre un débat d’idées constructives (à défaut du silence). A partir de là la conversation devient irratrable, et chaque argument parlant du film se voit opposer un dédain hargneux sur le plan personnel. Beau gachis de temps (le mien aussi, puisque je m’amuse à répondre). C’est de toute façon dans l’ere du temps (écoutez donc le vieux con qui resurgit du fond de mon corps) : le net n’est plus support, à quelques exceptions prets, à discussion. Tout tourne rapidement à l’affrontement, les gens ne lisent pas les messages en entier et n’en retirent que les deux mots qui les vexent etc….. Attention, je ne dis pas que ID est responsable du ton discourtois de la discussion, mais il a clairement et excessivement réagi à chaud sur une formulation maladroite, qui fait partie du style Epikt. (mon autre réaction, aurait été de dire que finalement ca gene les gens de parler des films de façon constructive en opposant ressenti et analyse froide de mise en scene / montage / utilisation des codes, voire message / parti pris. Mais là on dira que je suis parano). Ce qui me gene finalement c’est la haro sur Epikt, celui de ID mais aussi celui de pseudos commentaires venus de nulle part et sans fondements (surtout ceux là, qu’on croirait débarqués dans skyblog boutonneux)
Ayé, fini. Vous pouvez me taper dessus. Ca ne m’empechera pas de venir commenter ici, de façon plus constructive je l’espere, de vous lire à chaque nouvel article etc….. En espérant qu’on s’amuse autant qu’à lire cette débauche de commentaires.

I.D. a dit…

La réponse est là, yume, permets-moi de te dire que tu lis également à moitié. Diana dit les choses :

> disons qu’on le connait sans le connaître parce qu’il est un intervenant actif sur les sites/blogs dont nous partageons les visites et que par conséquent il est facile de se faire une idée de son profil et ses affinités cinématographiques. Alors les premières ripostes auraient pu faire penser le contraire, mais il s’agissait de montrer la surprise de voir un intervenant tel que lui dont les goûts sont souvent bien loin du cinéma que l’on défend ici
(Hong Sang-soo parmi tant d’autre).

Jamais d'animosité de ma part. Jamais. Et tout ceux qui ont pu me croiser au détour d'un forum ou d'un commentaire sur un blog savent que je prends les choses rarement au sérieux et plutôt de manière légère, à la déconne et j'avoue ne pas toujours apporter une grande réflexion. Ma façon d'interpeller c'était vraiment au 42ème degré. Et même lorsque je réponds, j'ai toujours un détachement. La vie est déjà pas facile sans non plus aller se prendre la tête pour des futilités. Faut avoir un peu d'humour. Il n'y a qu'à voir des messages que je laisse ici et là sur le forum de Cinémasie (sur lequel je suis assez dissipé mais c'est pas faute), HKcinémagic (un peu la même), moins sur HKmania pour voir de quelle façon j'agis, réagis.

Tu vas sur des blogs ou des sites dont tu n'apprécies pas le contenu toi ou du moins avec lequel tu n'es pas en phase ? Et si un jour, tu y débarques, tu ne penses pas que ceux qui gèrent le truc en seront des plus étonnés ? Footballistiquement parlant, je ne vais pas sur des forums pro-PSG, ni pro-OM, ça sert à quoi ? Pour se prendre la tête ? Enfin, après je ne sais comment les autres fonctionnent. Lorsque je surfe, je garde des adresses et j'en oublie une grande majorité.

Après, ceux qui interviennent sur ce blog et ailleurs, je tente de ne pas les juger style : "(surtout ceux là, qu’on croirait débarqués dans skyblog boutonneux)" Un peu de respect. En ce qui me concerne, je ne dénigre personne. Les gens disent ce qu'ils veulent tant que ça reste correct, pas de racisme, de xénophobie (latente ou pas), d'antisémitisme, etc... là en l'occurrence, je ne vais pas me plaindre, ils vont dans mon sens, ce qui devrait interpeller sachant que je ne connais pas ces personnes. Une. David. Pour lequel j'ai un grand respect et avec lequel nombre de film on été sujet de discorde. Xavier je le connais aussi par ailleurs et avec la discorde qui va avec ^^ (remember Still Walking sur Cinémasie). Maintenant si des gens se font la même réflexion que moi, je me dis que je ne dois pas avoir totalement tort. Surtout que l'Epikt pour reprendre ce que dit Diana, on connait sans connaitre et j'ai pu le voir réaliser le même genre de démonstration notamment sur HKmania le forum en m'y baladant. Mais ce n'est pas pour cela que je lui tiens rigueur. On est tous des adultes. Ca peut arriver de se prendre la tête sur certaine chose et puis avec le temps on oublie, on passe à autre chose. On se retrouvera du même côté sur certain film, à l'opposé dans d'autre. C'est comme cela que les choses se passent. Avec les années, j'ai appris à prendre du recul bien que mes interventions peuvent te faire penser le contraire. Sincèrement, je ne partage pas la vie d'un blog comme celui-ci, pour me prendre la tête sauf si c'est fait respectueusement. Et le métier que je fais m'apprend qu'Epikt, moi, les commentaires, internet et tout le reste, c'est peu de chose. Je ne suis pas rancunier (enfin, ça dépend mais pour si peu, non) parce que je sais que demain, on prendra peut-être parti ensemble. On peut tirer la tronche par fierté mais les lendemains nous font oublier tout cela. Et moi, si Bedevilled j'ai pas aimé, Diana lui à au moins mis un 2.5/5 sur Cinémasie. Ca compense, non ? J'ai mit 2, à nous deux on est à 2.25, c'est cool ;)

Bamboo a dit…

Hahaha quand je me réveille et que je viens lire l'un de mes petits blogs préférés, qu'est-ce que je découvre ? Ca...

Comme mes prédécesseurs, je précise : je ne connais pas Epikt, je ne connais pas machin, je ne connais pas trucmuche... Chacun a bien le droit d'avoir la science infuse ou confuse. Moi, je ne dis qu'une chose : Diana et ID dans mes bras, que je vous embrasse ;-) C'est un signe votre blog a un succès fou !

Bien sûr que mon com' ne sert à rien. Simplement, je me souviens d'un temps lointain où j'avais laissé un message sur HKcinemagic et que j'avais reçu des réponses fort peu sympathiques qui sous-entendaient que j'étais une pétasse prétentieuse et snob... Mais tout le monde sait évidemment que c'est totalement vrai ;-). Ca me chatouille mais ça me grattouille bien un peu aussi...

A ma prochaine visite à Paris (impossible la dernière fois, je n'ai eu que des RDV emmerdants), j'espère réellement vous voir les ouistitis !

Diana a dit…

Oui Kim espérons qu'on puisse se voir à la prochaine occasion où tu passes sur Paris. D'ailleurs Paris Cinéma commence d'ici peu, tu comptes t'y rendre ?

Ah comme ça tu as eu une "drôle" d'expérience sur le forum HKcinemagic. Je rebondis car j'ai rencontré à quelques reprises certains des membres du site et j'en garde plutôt un bon souvenir.

Pas facile d'évoluer dans un monde de machos :)

Bamboo a dit…

Mais je suis sûre que la plupart des passionnés de HKcinemagic sont des personnes très sympa. Non, j'évoquais cette vieille expérience pour expliquer que sur le net, on peut se tromper facilement dans un sens comme dans l'autre. La plus grande banalité est de dire qu'il faut un peu de temps pour "connaître" quelqu'un... Enfin, parfois le flair et le sixième sens féminin servent beaucoup aussi ;-).

Concernant ma prochaine visite, je te fais un p'ti email :-)

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