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mercredi 7 janvier 2015

Night and Fog : La Cité des douleurs

mercredi 7 janvier 2015
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Drame social de Ann Hui On-Wah avec Simon Yam Tat-Wah et Zhang Jing-Chu, Night and Fog / Tin Shui wai dik ye yu mo (2009) nous plonge dans l’histoire vraie d’un fait divers qui prend place dans un quartier pauvre de Hong Kong.

Á Tin Shui Wai, une jeune Mainland, Ling vit avec un hongkongais, Sam sans emploi et sans le sou ainsi que leur jumelle. Son mari se révèle comme un homme violent et tyrannique. Il refuse de trouver un emploi et préfère toucher l’argent de l’assistance sociale. Le couple est au bord de l’implosion…

samedi 29 novembre 2014

July Rhapsody : L’Interdit

samedi 29 novembre 2014
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Avec July Rhapsody / Laam yan sei sap (2002), Ann Hui On-Wah signe une œuvre remarquable sur des thèmes universels, tels que la famille et plus particulièrement la « crise » de la quarantaine chez l’homme. On y suit Lam (Jacky Cheung Hok-Yau), mari idéal et professeur de littérature chinoise dont l’une de ses élèves, Wu (Karena Lam Ka-Yan) tombe amoureuse. Lam est quelque peu désorienté par cette attirance, d’autant plus que sa femme, Man-ching (Anita Mui Yim-Fong) retrouve le professeur dont elle était tombée amoureuse vingt ans plus tôt, et avec lequel elle avait eu une aventure.

Ann Hui signe un petit film intimiste se focalisant sur une histoire parallèle, celle de Lam et de ce qu’a vécu vingt ans plus tôt sa femme, Man-ching. Effet de miroir dont le temps reproduit presque à l’identique un évènement marquant dans un couple qui garde ses secrets, et qu’il distille à leurs enfants, chacun témoignant tour à tour. Pour ce faire, Ann Hui s’emploie à livrer peu de chose. Elle laisse parler ses personnages avant sa réalisation, des personnages qui transmettront leur secret à mesure que le film avancera, et ce, devant une caméra des plus objective qui soi.

jeudi 12 juillet 2012

A Simple Life : Ode à la vie

jeudi 12 juillet 2012
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Figure de la scène cinématographique Hongkongaise, Ann Hui signe avec A Simple Life (2011), son dernier long métrage en date. Présent dans la compétition internationale du Festival Paris Cinéma 2012, A Simple Life a remporté le prix du Public ainsi que celui des étudiants. Avant d’assister à la projection, I.D. me disait déjà (sans l’avoir encore vu), “Il est de ces films que tu vas aimer”.

Ah Tao (Deannie Yip) est au service de la famille Leung depuis soixante ans. Aujourd'hui, elle vit seule avec Roger (Andi Lau), le dernier membre de la famille dans un appartement à Hong Kong. Malgré les années, elle a toujours à coeur de prendre soin de “son petit protégé”.

dimanche 1 juillet 2012

The Spooky Bunch : Malédiction

dimanche 1 juillet 2012
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Après s’être fait remarqué pour ses travaux à la télévision ainsi qu’un premier long-métrage,  The Secret (1979), un thriller inspiré d’un fait divers qui s’inscrit dans la Nouvelle Vague hongkongaise naissante, la cinéaste Ann Hui On Wah nous plonge pour son second dans une comédie (noire ?), un film d’opéra et de fantôme. Elle signe alors The Spooky Bunch / Xiaojie zhuang dao gui (1980) notamment produit par l’actrice Josephine Siao Fung Fung qui y tient également l’un des rôles principaux. 

Une troupe d’opéra est invitée par un riche vieillard. Ce dernier veut que son neveu épouse l’actrice qui campe les seconds rôles. Ce mariage a pour but d’annuler une malédiction. Bientôt, la troupe se voit troubler par l’arrivée de plusieurs fantômes… 

Below the Lion Rock : The Bridge

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Autre témoignage de son époque, l’épisode The Bridge (1978) de la série Below the Lion Rock de Ann Hui On Wah pour la RTHK est un drame social qui s’intéresse au quotidien d’une population des bidonvilles. 

La destruction d’un pont met en émoi les habitants d’un taudis en bordure d’une voie rapide. Cette démolition empêche ses habitants sans moyen de locomotion d’aller en ville. Ils se retrouvent ainsi coupés de tout. Un journaliste radio relaie leurs mécontentements mais les représentants gouvernementaux font la sourde oreille. La situation débouche sur un conflit…

Below the Lion Rock : The Boy from Vietnam

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Episode qui s’inscrit dans une série de télévision hongkongaise sur des faits de société, Below the Lion Rock pour la RTHK (Radio Television Hong Kong), The Boy from Vietnam (1978) de Ann Hui On Wah marque la première œuvre de la cinéaste appartenant à sa trilogie sur le Vietnam et les immigrés clandestins, les autres volets étant composés de The Story of Woo Viet (1981) et Boat People (1982).

Un jeune garçon arrive illégalement à Hong Kong après avoir fui le Vietnam. Il y retrouve son cousin déjà installé. Très vite, le jeune garçon prend conscience de la difficile intégration au sein de la colonie britannique. Les premières désillusions se marient à l’envie de s’en aller ailleurs…

jeudi 2 juillet 2009

Boat People : État des lieux

jeudi 2 juillet 2009
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Connu sous le titre français, Passeport pour l’enfer/Tou bun no hoi (1982) l’œuvre dramatique Boat People de la réalisatrice hong-kongaise Ann Hui met en scène un journaliste japonais, Shiomi Akutagawa. Il réalise un reportage sur le régime communiste dans le Vietnam d’après-guerre notamment sur les réussites du régime et les mesures appliquées pour développer le pays. Pourtant, très vite le reporter va découvrir la face cachée, celle de la misère et de la répression. Akutagawa se liera alors d’amitié avec une adolescente, Cam Nuong...

Ann Hui, l’une des cinéastes majeurs de la nouvelle vague hong-kongaise se spécialise très vite dans les films sociaux et politiques dont émane un style proche du documentaire. Avec Boat People, elle termine sa trilogie vietnamienne. Dans cette œuvre engagée, Ann Hui dénonce les affres du régime communiste vietnamien au pouvoir, une œuvre qui se veut avant tout métaphorique car ici elle vise la République communiste chinoise à l’heure où la rétrocession de HK se fait de plus en plus sentir.

L’œuvre montre finalement peu ces bateaux de fortune, on en voit en tout et pour tout que deux durant tout le film. Comme si ces boat people ne représentaient qu’un rêve d’évasion intouchable appartenant à une illusion, à un imaginaire auquel on n’oserait même pas penser tant la survie est des plus dure.

Ann Hui nous montre un Vietnam qui tente de masquer la vérité aux étrangers en visite. Mais lorsque le personnage principal va plus loin de ce qu’on lui autorise à voir, la réalité est des plus crue. Au-delà de la propagande, nous sommes face à un pays divisé en plusieurs zone, celle pour les étrangers et cette nouvelle élite au pouvoir, celle du peuple qui souffre et celle des opposants politique, des prisonniers enfermés dans des camps de concentration.

Ce qui marque dans Boat People ce sont ces images, ces situations qui s’incrustent dans la rétine : le marché noir, la répression militaire, la brutalité, les arrestations arbitraires et les exactions. Des containers, des citernes suspendues comme cellule. Des bourreaux qui dansent le tango alors que des gamins souffrant de malnutrition dorment les uns sur les autres dans des baraques. La dépouille des morts fraîchement fusillés. Les prisonniers qu’on oblige à déminer, à déterrer les mines anti-personnelles, les explosions. La famine. Des gosses qui fouillent des ordures. Une populace qui se bat pour de la nourriture. La prostitution. Les habitations vétustes, en ruine. Des gestes désespérés, le suicide. Boat People c’est tout cela à la fois et tout ce que l’on ne voit pas comme un nouveau pouvoir décadent profitant des fastes tout en annihilant la pensée bourgeoise, et qui d’une certaine manière préserve les inégalités sociales. La surveillance de la police politique. Une presse bâillonnée, manipulée. Les purges.

Lorsque l’exil devient une nécessité, Boat People nous confronte aux prémices, à la situation qui a amené à cette fuite. L’œuvre est un état des lieux d’un avant exil entre les faux-semblants, l’illusion d’une vie meilleure dans laquelle on entretient le regard extérieur. Un regard étranger frustré, l’œil témoin du reporter japonais qui brave l’interdit. Il y a l’espoir que ce reporter insuffle à Cam Nuong et sa famille mais les moments de joie s’effacent vite au profit d’une réalité qui frappe avec horreur. Alors l’espoir persiste, se fraye un chemin dans ce rêve de fuite, une meilleure vie au bout et des bateaux pour leur permettre d’y accéder, de regarder devant eux et d’entrapercevoir un meilleur futur mais là, nous sommes déjà dans une autre histoire...

I.D.

 
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