Affichage des articles dont le libellé est Edmond Pang. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Edmond Pang. Afficher tous les articles

vendredi 8 avril 2016

Isabella : Père.fille

vendredi 8 avril 2016
0

Avec Isabella (2006), Edmond Pang Ho-Cheung mettait en scène une comédie dramatique dans une veine auteurisante. 

Peu avant que ne soit rétrocédée la ville de Macao à la République Populaire de Chine, un policier suspendu, Ma Jan-Shing (Chapman To Man-Chat) pense se payer les services d’une prostituée. Cette dernière s’avère être en réalité sa fille (Isabella Leung Lok-Sze) dont il ignorait jusqu’alors l’existence. Peu à peu, et une fois qu’elle s’installe chez lui les deux vont apprendre à se connaitre… 

jeudi 21 janvier 2016

Love in a Puff : Pause clope

jeudi 21 janvier 2016
2

Edmond Pang Ho-Cheung, l’une des rare force vive de l’industrie cinématographique hongkongaise (pour lesquels cela veut encore dire quelque chose) faisait de Love in a Puff / Chi Ming Yu Chun Kiu (2010) un petit bijou comique. L’auteur profitait de l’application d’une loi sur le tabagisme interdisant, grosso modo de fumer dans les lieux publics à HK pour raconter l’histoire de trentenaire de notre temps. Celui du début des années 2010. Il mettait alors en scène une comédie romantique loin d’être gnan-gnan et pleine d’entrain. 

Dans un fumoir en plein air où se croise plusieurs employés et salariés d’entreprises différentes, Cherie (Miriam Yeung Chin-Wah) fait la connaissance de Jimmy (Shawn Yue). Autour d’une cigarette, ils apprennent à se connaitre. Des évènements vont amener un certain rapprochement…

vendredi 12 décembre 2014

AV : Mode d’emploi

vendredi 12 décembre 2014
2


Sympa serait le qualificatif qui nous viendrait naturellement pour juger de AV / Qing chun meng gong chang (2005) de Edmond Pang Ho-Cheung. Un comédie où l’on suit une bande d’amis qui se font passer pour des producteurs de films X. Tout ceci afin d’engager une actrice pornographique japonaise pour coucher avec elle et ainsi réaliser leur fantasme. Ils réunissent alors une somme d’argent qui leur permet de tourner un film…

AV, c’est frais. Edmond Pang s’applique dans la narration et nous montre des qualités indéniables dans la maîtrise technique dont il fait preuve. Il nous raconte avec intelligence et non sans humour les relations humaines, ici en particulier celles des jeunes, les relations amoureuses qu’ils entretiennent. Sur un ton léger alimenté par un bon rythme, le cinéaste hongkongais évite de tomber dans la vulgarité facile du teen movie. Il offre une comédie servie par un casting bien choisi, les acteurs s’en sortant plutôt bien. Il s’amuse à nous montrer une génération de jeune (étudiants) sans vrai but et qui passe son temps à glander. Une génération qu’il aime mettre en parallèle avec les générations estudiantines passées qui se mobilisaient et se battaient pour de « vraies causes ». Là, où ces jeunes ne pensent qu’à coucher avec les filles. On y décèle alors un certain cynisme dans cette façon de montrer ces relations amoureuses actuelles. Un cynisme amusé lorsqu’il détourne les codes du film de jeune, assumant ainsi de mettre en scène quelque chose « d’autre », évitant les clichés tout en les martelant par ce même détournement. Il s’en amuse et par la même occasion nous nous en amusons, notamment à travers des mises en situations qui font mouches.

AV c’est le talent à l’état brut d’Edmond Pang. Ce dernier gère tranquillement l’aspect comique et les pointes d’émotions de son film. Il sait rester drôle tout en étant réaliste (crédible) dans sa conception et son déroulement. Un moment agréable qui n’échappe pas à d’infimes petites lourdeurs, vite oubliée devant ce spectacle sympathique qui prend largement le dessus.

I.D.

lundi 9 juillet 2012

Vulgaria : Charger la mule

lundi 9 juillet 2012
2

Un nouveau film d’Edmond Pang Ho-Cheung aiguise toujours l’intérêt. Et cet intérêt est encore plus aiguisé lorsqu’on lit le pitch de Vulgaria (2012). Voir l’acteur Chapman To dans la peau d’un producteur spécialisé dans les Category 3 de seconde zone fait sourire. Il fait d’autant plus sourire qu’il vient parler de son métier à des étudiants en cinéma. Il leur raconte alors l’histoire de son dernier projet, le remake d’un film érotique des années 70 et ce, avec tous les aléas qui incombe à une telle production. Lorsqu’on connait le talent d’Edmond Pang Ho-Cheung, Vulgaria ne pouvait que susciter l’envie…

jeudi 9 septembre 2010

Dream Home : … to be more crazy

jeudi 9 septembre 2010
28


Juste génial ! Edmond Pang Ho Cheung est grand. Un grand talent. Je ne suis pas le premier à le dire et je ne serais sans doute pas le dernier à le gratifier de la sorte. L’un des trop rares cinéaste talentueux qui sévit dans l’industrie cinématographique hongkongaise ces dernières années. Il nous livre après quelques œuvres valant de sacré coup de projecteur une pépite de genre avec Dream Home / Wai dor lei ah yut ho (2010), dans lequel le rôle principal est tenu par l’actrice (et ici également productrice) Josie Ho.

Hong Kong, 2007. Cheng Lai-sheng cumule deux emplois tout en gardant en tête son rêve de petite fille, celui de se payer un appartement avec vue sur la mer. Malheureusement, les prix exorbitants du marché étant ce qu’ils sont et la concurrence rude pour le bien tant souhaité l’empêche de réaliser son rêve. Pourtant, Cheng Lai-sheng ne reculera devant rien pour obtenir ce qu’elle veut…

Il y a des œuvres cinématographiques comme Dream Home qui vous enchantent, vous subjuguent et vous prennent aux tripes alors même qu’elles sont parsemées de défaut. Peu importe. Les défauts de Dream Home passe largement au second plan tant le film parvient à nous divertir, nous faisant passer du rire, à l’effroi. De cet effroi glacé à l’écoeurement le plus total. Juste jouissif. Les défauts qu’on pourrait lui trouver ne sont rien devant la maîtrise technique dont l’auteur fait preuve, nous montrant ô combien une aisance qui fait les grands. Cette faculté qu’il a de montrer et de parler du même coup de ses contemporains. Chaque plan, chaque séquence sont travaillés. Chaque détail : rapport sociaux, monde de l’entreprise,… nous est révélé avec l’ardeur d’un néophyte, bien qu’Edmond Pang n’ait plus rien à voir à proprement parlé d’un néophyte. Il garde tout de même en lui cette énergie, cet entrain qui nous emporte dans ses œuvres. S’ils parlent de ses contemporains c’est aussi pour mieux nous parler de Hong Kong et des changements que la ville a connus. Il nous plonge dans l’univers impitoyable de l’acquisition d’une propriété. Le monde de l’immobilier aux montants excessifs qui ne permettent à une grande majorité des hongkongais d’accéder à la propriété. Dream Home c’est « la lutte des classes » ! Un regard sans concession sur une société dans laquelle l’être humain n’est rien, où seul compte l’argent.

Dream Home est sans doute miné par des raccourcis notamment dans la progression qui nous amène vers ce point de rupture, celui du personnage interprété par Josie Ho. Cette « folie » meurtrière qui l’anime pour atteindre son objectif. Mais finalement, pas tant que ça. Certes, on pourrait lui reprocher d’être trop direct, trop expéditif, qu’il ne prend pas assez le temps de développer son personnage qui l’emmène vers ce chemin fait de sang et de cadavre, mais aurait-il été vraiment nécessaire ? Ne peut-on pas palier, nous-même à ce manque ? Parvenir à s’imaginer toute la frustration d’une gamine qui a vu le monde changer autour d’elle à un rythme fou et qui n’a comme leitmotiv dans son existence (peu glorifiante : deux boulots pour survivre, une vie sentimentale sans lendemain,…) un rêve de gosse qu’elle traîne comme l’épanouissement absolue de toute une vie ? Dream Home c’est juste bon ! J’en parle juste avec le cœur qui jubile. Cette œuvre fait du bien. On l’apprécie le temps qu’elle dure et encore après lorsqu’on en parle. On se remémore. On s’y rappelle des acteurs justes, d’une Josie Ho livrant une performance parvenant à faire exploser à l’écran toute sa douceur et sa bestialité de femme. Une Docteur Jekill et Miss Hyde à la sauce Edmond Pang. Ce cynisme dont fait preuve le cinéaste aussi. Superbe. Alors oui ! Ce n’est pas un chef d’oeuvre parce que ce terme est trop galvaudé (et je fais partie des fautifs) mais ça reste un bon petit film de genre à tendance gore qui ne pourra que plaire tant qu’on lui donne sa chance.

In this crazy city. If you want to survive, you’ve got…

Nota bene ou Post-scriptum : Pour ceux qui auraient du mal avec le sang, les choses qui coupent, tranchent et j’en passe… passez peut-être votre chemin. Malgré tout, n’hésitez pas à vivre l’expérience. C’est sympa.

I.D.

Exodus : Femmes de tous les pays, unissez-vous !

2

Curieux film que ce Exodus / Cheut ai kup gei (2007). Edmond Pang Ho-cheung engage Simon Yam dans un film d’ambiance « bizarre ». Le film n’est pas tout à fait une comédie, il n’est pas tout à fait un drame, est-ce un film d’amour ? Pas réellement non plus. Rien que la scène d’ouverture est incroyable. Elle nous plonge dans le bain c’est peu dire. Il y a une beauté indéniable dans la mise en scène de cette séquence qui enchaîne sur un pitch détonant et surprenant.

Tsim (Simon Yam) est un flic qui fait son temps paisiblement dans les locaux de la police et dont la carrière est stoppée par sa hiérarchie. Un jour, il prend la déposition d’un homme (Nick Cheung) accusé de voyeurisme. Ce dernier lui apprend que les femmes complotent sur l’extermination des hommes.

Á lire le pitch, on pourrait se dire que Edmond Pang Ho-cheung se moque un peu de nous. On se dit qu’il part sur un délire d’homme, sujet à réaliser une comédie déjantée qui partirait dans tous les sens. Ici, rien de ça. Exodus traite ce sujet en deçà de ce que l’on pouvait imaginer. Tsim, le flic mis dans un placard qui ne croit pas un seul mot de notre voyeur, va radicalement changer d’avis lorsque l’incriminé changera de déposition après avoir eu la visite d’une supérieure au féminin. Tsim enquête et découvre des chose troubles.

Exodus c’est une ambiance. Une atmosphère emprunt d’un faux rythme et du jeu d’un Simon Yam à la fois nonchalant et incroyablement impassible. Edmond Pang Ho-cheung emploie une réalisation d’un esthétisme admirable, sombre et froid. D’un point de vue technique, il y filme de jolis plans où les personnages semblent suspendus comme le temps. L’univers flottant que crée le film mène dans un rêve teinté d’obscurité. On sent qu’il suffit d’un rien pour tomber pieds et poings liés dans un cauchemar sans fin que seul la mort pourrait arrêter.

Exodus est un film intéressant, ensorcelant et différent. Il mérite d’être vu. Le film pourrait tout de même en rebuter plus d’un par son rythme, ses personnages et le traitement de son histoire. Il n’empêche qu’il s’y dégage une attraction toute particulière sans doute dûe justement à une œuvre qui se veut toute singulière. Une petite claque qui reste…

I.D.

 
Design by Free WordPress Themes | Bloggerized by Lasantha - Premium Blogger Themes | Design Blog, Make Online Money