
Le moustique au 10ème étage frappe par sa singularité (une bande son tonitruante, des séquences de début extrêmement courtes), un film qui déballe une déchéance aux allures comico-tragiques. Yoichi Sai fait évoluer son anti-héro dans un monde où il se meurt, n’étant qu’un fantôme de lui-même durant ces heures de travail et un monde où il revit lorsqu’il touche à ces paris et aux plaisirs charnelles l’animant tel un enfant. On découvre un homme à la double facette sombrant petit à petit dans une déchéance dont il est pleinement conscient mais dont il se fout. Ces dettes, il les cumule en sachant qu’il ne pourra jamais les rembourser, se mettant face à des dangers qu’il ne semble pas mesurer. Cet homme là n’a plus rien à perdre et tente de jouir du peu qu’il lui reste jusqu’à un point de non retour.
L’intérêt du film est bien celui de montrer ce point de non retour. La dernière partie du film expose l’énième stade de la déchéance, le pétage de plomb de cette homme qui mènera une opération commando dans un excès de folie. Toujours à mi chemin entre le tragique et le comique, cette dernière scène marque la maîtrise du cinéaste dans une mise en scène inattendue et atypique parvenant à exploser toute la souffrance d’un homme égaré.

Diana
1 commentaires:
Ma critique sur Cinémasie :
http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/moustiqueaudixiemeetage/
Et nous n'oublierons pas sa rediffusion dans le cadre de la rétrospective Kitano au Centre Pompidou le 14 mai, 20h30, Cinéma 2. Allez-y, ce film vaut le coup d'oeil à l'image d'un autre film de Yûya Uchida dans le rôle phare : No More Comics ! Le bonhomme est énorme ! Bientôt la critique sur M.I.A.
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