vendredi 30 avril 2010

Une soirée à Phnom Penh comme je les aime...

vendredi 30 avril 2010

Hier soir je repensais à de lointaines vacances à Phnom Penh et aux joies de mes soirées passées. J’ai souvent évoqué ma cousine dans certains de mes articles et bien elle sera encore de la partie (comprenez l’utilisation du « nous »). J’avais envie de vous faire partager une soirée comme j’aime en passer à Phnom Penh. Nostalgie quand tu nous tiens… pratiquement 3 ans que je n’y suis plus retournée…

19h, départ de l’hôtel pour emprunter le boulevard Monivong, un des grands axes de la capitale. Nous nous éloignons du centre ville pour rejoindre un quartier où se trouve un de nos restaurants de rue préféré, reconnaissable par un écriteau « Khmer desserts ». Trois grands faits tout sont disposés devant le restaurant, histoire d’appâter les passants et de répandre une bonne odeur de plats chauds. Trois spécialités sont servies :

- Le gruau de riz aux viandes variées (une bouillie de riz dans son bouillon). Ce plat a une apparence peu ragoûtante et plaît rarement aux palais occidentaux. On a coutume de l’appeler le plat du pauvre, puisqu’on le prépare, le plus souvent, avec des restes de riz et de viandes.

- Le curry rouge de poulet (le plat que j’affectionne le plus) servi avec des vermicelles de riz ou du pain (loin de notre baguette, la texture du pain ressemble à celle d’une brioche, le goût est fade).

- La soupe de poisson émietté à la citronnelle servie avec des vermicelles de riz, des herbes aromatiques, pousses de soja et fleur de bananier.

Un stand de desserts est tenu au fond du restaurant. Les cambodgiens apprécient les desserts à base de lait de coco et glace pillé (rafraîchissant et atténuant le goût très sucré). En vitrine, on retrouve le Che Dau (dessert vietnamien à base de riz gluant et haricot), du potiron, du jacquier frais, du fruit de palmier, de la gélatine aromatisée… Dans un bol, les ingrédients choisis sont arrosés de lait de coco et sirop de sucre de canne.

Après le dîner, direction le centre ville pour une ballade le long du lac Tonlé Sap, où les cambodgiens ont pour coutume de se réunir. L’endroit est animé, la population profite de la température douce du soir et d’un moment de partage autour d’un VCD projeté en plein milieu de la rue sous une tente aménagée, une comédie ou des sketches d’humoristes locaux.

A peine le temps de digérer, qu’on se remet à penser à un encas, ah les joies du Street Food ! Vers 22h, c’est partie pour la dégustation d’œufs couvés. Comme je vous l’expliquais dans un article consacré à cette spécialité, on les mange de préférence dans la pénombre, pour oublier son apparence. Les vendeurs ambulants ne manquent pas et pour accompagner les œufs couvés, quoi de mieux qu’un milkshake aux fruits ? Durian, jacquier, ananas, fruit du dragon ou encore mangouste, on a l’embarras du choix. Les fruits sont mixés avec du lait concentré, de l’eau et du sucre. Un régal !

23h, la soirée se termine paisiblement, direction l’hôtel (eh oui ça fatigue de vagabonder en ville !)… ou parfois dans un des nombreux Karaoké de Phnom Penh où l’on retrouve le système des salles privées, qui permettent de pouvoir rester entre amis et s’adonner en toute décontraction à de grandes prestations vocales !

Diana

8 commentaires:

christine a dit…

I miss this trip with uuuu !!!

Je voulais juste rajouter une précision : actuellement les desserts sont servis à l'entrée, le restaurant ayant été rénové =)

I wanna eat a yummy durian milkshake :p

Bisouu ma soeurette =*

Diana a dit…

Oui c'est vrai tu m'avais dit que le resto avait été rénové... victime de son succès !
Je rêve aussi d'un bon curry et un milkshake au jacquier.

Merci pour ta petite précision soeurette :)

David Tredler a dit…

Les descriptions gastronomiques ne me font pas saliver Diana. Tu dis tellement que l'apparence fait peu envie que... bah... ça me fait pas envie ^_^

Diana a dit…

S'il y a quelque chose que j'ai appris lors de mes voyages c'est bien de ne pas me fier aux apparences (et pourtant à ce niveau je suis sensible) ! Je joue franc jeu dans mes descriptions, et m'appuie aussi sur les retours que des amis m'ont faits. Par exemple je n'ai jamais trouvé visuellement la bouillie de riz bien méchante, pourtant beaucoup me disent l'inversent, donc je le précise, histoire que ceux qui aimerait la découvrir soient prévenus. Après j'ai envie de dire, les "aventuriers culinaires" ne s'arrêteront pas sur ces détails et ne trouveront pas de frein à leur découverte. D'autres plus sensibles, s'abstiendront ^^

En tout cas j'espère que certains plats typiques décrits dans cet article en attireront quelques uns. A moins que tous mes lecteurs soient de petites natures :)

I.D. a dit…

Vive les aventuriers culinaires !
Je confirme que la soupe de poisson est excellente :) ainsi que le curry de poulet que j'affectionne également tout particulièrement. Celui aux vermicelles ne l'ayant jamais mangé avec du pain. L'une des deux façons de manger ce plat que je n'ai pas eu l'occasion de voir jusqu'à aujourd'hui dans les restaurants sur Paris. Même maison ! ;) Et comme d'hab' dans ces moments là ça me donne faim !

Jin yu man tang a dit…

Ce gruau de riz, j'adore ! Tout comme le curry au poulet que j'aime saucer. La soupe est géniale aussi. Une saveur appréciable. Je suis un vrai amateur de soupe asiatique comme le pho ou encore la soupe au porc laqué. Miam !

En aparté, Phnom Penh est une très jolie ville. J'adore la traversée de nuit. L'ambiance qui s'y dégage à un côté envoûtant. Je n'ai qu'une peur qu'elle perde de son charme à trop se bétonner qu'elle s'enlaidisse comme les grandes villes qui n'ont pas su garder ce côté authentique.

Tu pourras toujours compter sur les "aventuriers culinaires" ;)

David Tredler a dit…

Oh tu sais je fais facilement mon difficile, mais quand je me trouve à l'autre bout du monde, je joue l'aventurier plus volontiers qu'à Paris. Mince, l'année dernière en Corée j'ai même dégusté des larves d'insecte... Enfin... déguster c'est peut-être pas le bon mot ça avait un goût âcre qui prend facilement à la gorge... ^_^

Diana a dit…

Dans ce cas concentre toi et imagine toi au Cambodge !

Ah ça va finalement monsieur n'est pas si petit joueur^^ Je ne savais pas que les coréens raffolaient de ce genre de spécialités. Les cambodgiens adorent les insectes frits. Si un jour l'envie te dit, je te conseille les crickets frits. Passé le cap psychologique c'est assez fin en bouche et agréable.

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