jeudi 21 janvier 2010

Rencontre avec Hwang Sok-yong [Centre culturel Coréen]

jeudi 21 janvier 2010
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L’écrivain coréen Hwang Sok-yong était invité ce mercredi 21 janvier 2010 à 18h30 au Centre Culturel Coréen pour présenter Shim Chong, fille vendue qui parait chez Zulma.

Après la présentation de l’auteur et de son livre, ce dernier s’est prêté au jeu des questions/réponses qui fut malheureusement trop courte à mon goût. L’auteur s’est bien entendu exprimé sur Shim Chong, fille vendue mais également sur son passé ainsi que ces œuvres antérieurs revêtant un aspect historique. S’en est suivi une sympathique séance de dédicace ainsi que des rafraîchissements servis par les membres du Centre.

Shim Chong, fille vendue prend place à la fin du XIXème siècle. On suit une adolescente qui est vendue pour alimenter la traite des blanches qui sévit alors en Asie du Sud-Est. Son métier de prostituée forcée va la faire voyager au quatre coin de l’Asie sur fond d’impérialisme occidental. On découvre à travers le parcours initiatique de Shim Chong l’envers d’un décor peu reluisant…

Vous pourrez également retrouvé l’écrivain Hwang Sok-yong dans l’émission d’Arte : Metropolis, le 27 février 2010.

Par ailleurs, félicitation au Centre Culturel Coréen pour cette très bonne initiative. Ce fut un véritable plaisir de rencontrer en personne un auteur admirable dont Le Vieux Jardin m’avait bouleversé et dont les mots résonnent encore en moi.

Bibliographie des ouvrages parus en France :

La Route de Sampo ; Zulma, 2002
Le Vieux jardin ; Zulma, 2005
Monsieur Han ; Zulma, 2002
L'Ombre des armes ; Zulma, 2003
L' Invité ; Zulma, 2004
Les Terres étrangères ; Zulma, 2004

I.D.

mercredi 20 janvier 2010

Flooding in the Time of Drought/Drought : Film Fixe 2 [Cycle Singapour, Malaisie]

mercredi 20 janvier 2010
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Après la première partie Flood qui relatait un Singapour en pleine inondation, Sherman Ong signe Flooding in the time of Drought : Drought (2009), deuxième et dernière partie qui s’intéresse ici à un Singapour en pleine sécheresse à travers plusieurs portraits de migrants (indonésien, indien, italien ou encore malais).

Flooding in the Time of Drought : Drought est une deuxième partie qui s’apparente à la première qu’était Flooding in the Time of Drought : Flood. Sherman Ong reprend une mise en scène “pauvre” en employant un plan, une séquence. Pourtant contrairement à Flood, Drought jouit parfois d’un travail de cadre, chose rare pour ne pas le souligner. Autre différence, les acteurs semblent plus vivants. Du coup, il y a un intérêt à les suivre, chose qui n’était pas le cas pour les migrants de Flood où l’inintérêt prédominait justement. Nous n’échappons tout de même pas à quelques dialogues qui s’inscriraient dans du pur drama ou bien des relents d’une production des années 1990 d’AB Production.

Dans Flooding in the Time of Drought : Drought, Sherman Ong s’autorise à dépasser le cadre des HLM singapouriens. Ainsi, il nous montre Singapour sans doute dans la scène la plus criante et la plus captivante. Une caméra vers l’extérieur alors que nous voyageons dans un bus. Un travelling latéral qui nous laisse scruter un Singapour en plein changement. Des chantiers énormes côte à côte alors qu’une voix off s’exprime sur la tristesse des gens des villes. Fort. Ensuite cela se complique. Si Drought est meilleur que Flood, il n’en reste pas moins un film qui s’oubliera avec d’autres. La montée en puissance du cinéaste restera vaine et laissera, là encore nombre de spectateur sur le bas côté de la route.

Drought est une reproduction améliorée d’un Flood qui s’intéresse à quelques individus, ces migrants qui peuplent Singapour. Des migrants avec leurs tracas qui continuent à vivre bon gré mal gré même avec un Singapour en plein bouleversement. On notera la performance du couple indien qui apporte un souffle vivifiant et qui conclut ce film avec une aura fantastique. L’auteur se permet même de bouger sa caméra de son axe, c’est assez surprenant pour ne pas en faire état ici. Et pour ceux qui voudrait en savoir plus, direction le blog officiel de ce film en deux parties : http://floodinginthetimeofdrought.blogspot.com/.

> Rediffusion le dimanche 28 février 2010 à 14h30, Cinéma 1

I.D.

dimanche 17 janvier 2010

Eric Khoo au Centre Pompidou - Vidéo [Cycle Singapour, Malaisie]

dimanche 17 janvier 2010
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A l'occasion de la venue d'Eric Khoo au Centre George Pompidou, nous avons pu filmer sa présentation de Mee Pok Man (son premier long métrage) :


Et pour accéder aux photos : Photos d'Eric Khoo 2010

Diana

Les 3 Célibataires font du Cinéma : « Bujang Lapok » [Cycle Singapour, Malaisie]

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Production Malay Film Productions, Shaw Brothers, Les 3 Célibataires font du Cinéma / Seniman Bujang Lapok (1961) de P. Ramlee met en scène un trio comique ayant officié sous le nom de « Bujang Lapok ». Ce film est le dernier épisode de la série tourné dans les studios de Run Run Shaw à Singapour.

Ramlee, Ajis et Sudin sont trois amis sans le sou. Ils décident de tenter leur chance en tant qu’acteur. Ils se rendent aux studios de tournage et passent une audition avec succès malgré les gaffes accumulées tout du long. Ils sont engagés au grand désarroi du réalisateur, Ahmad Nisfu. En parallèle, Ramlee est amoureux d’une voisine qui a les mêmes sentiments à son égard, mais cette dernière est convoité par un autre homme sans scrupules…

Les 3 Célibataires font du Cinéma serait le moins pire. Le moins pire ? Oui, parmi les vieux films visionnés jusqu’alors dans le Cycle Singapour, Malaisie : Le Cinéma ! au Centre Pompidou. Il faut dire que jusqu’aujourd’hui l’ennui et la consternation étaient souvent de rigueur. Pourtant, ce film parvient à insuffler un peu d’optimisme qui avait jusque là pris fuite. Ces trois célibataires ne sont pas exempts de défauts pour autant. On pourra reprocher des scènes désuètes, sans intérêts, qui n’apportent rien au récit, des gags pas toujours fins et qui ne prêtent pas toujours aux rires. Question de sensibilité sans doute sur ce dernier point.

En deçà, Les 3 Célibataires font du Cinéma se laisse regarder sans réellement ennuyer. On suit les aventures de ces trois « corniauds » sans sourciller entre la découverte des studios de l’époque et leur lieu de vie où les trois partagent une chambre dans ce qui s’apparente à une énorme maison en bois où vivent nombre de personnes. Les acteurs sont plutôt bons, disons que l’on a vu pire. Finalement, on regarde ce film un peu béatement, souriant parfois, pouffant de rire de temps en temps sans aller dans les éclats, mais aussi en soufflant par moment d’une lassitude qui prend place ponctuellement.

On regrettera deux choses dans Les 3 Célibataires font du Cinéma de P. Ramlee. Premièrement, les chansons n’ont pas été sous-titrés et cela est bien dommage tant elles semblaient retranscrire l’état des personnages. Je pense que ces sous-titres auraient apporté un petit plus sachant que les chansons furent traduites dans les autres films du Cycle (du moins ceux vus jusqu’à maintenant). Deuxièmement, le fait que le cinéaste n’est pas montré plus l’envers du décor, celui du lieu d’habitation, qui avec les années passées nous montre la vie en communauté de l’époque. Il utilise peu judicieusement ce lieu, dommage.

Les 3 Célibataires font du Cinéma du réalisateur P. Ramlee n’est pas un grand film mais un film qui parvient tout de même à inciter l’envie de le suivre et ce même sans avoir vu le reste de la série des « Bujang Lapok », dont les dernières images font échos de personnages jamais vus durant ce long.

I.D.

jeudi 14 janvier 2010

Lucky7 : Cadavre exquis ? [Cycle Singapour, Malaisie]

jeudi 14 janvier 2010
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Sept cinéastes Singapouriens se prêtent au jeu du « cadavre exquis » et nous livre Lucky7 (2008) un film collectif de 87 minutes. L’exercice est périlleux et les résultats ont souvent été décevants. Force est de constater que Lucky 7 ne déroge pas à la règle. Le film se veut inégale et la volonté de « faire que l'ensemble soit encore plus intéressant que la somme de ces films » passe à la trappe… On assiste non pas à un « tout », mais à une succession de 7 courts métrages sans direction commune.

Sur ces 7 essais, 3 m’auront marqué, disons en toute objectivité qu’il s’agit des courts métrages dont la réalisation a été la plus classique. Le premier segment de Sun Koh sur la relation difficile d’un père et d’un fils n’est pas inintéressant et est plutôt bien réalisé. Un père vit ces derniers jours chez un fils pour qui il n’a pas eu de considération durant des années. Le court métrage n’est pas exempt de défauts (scène où le personnage principal se met à chanter…) mais reste un essai attachant. Le segment #3 de Boo Junfeng amène le sujet tabou de la transsexualité. Un jeune homme vit la transformation physique de son partenaire, qui souhaite devenir une femme. Dans un cadre intimiste, le réalisateur dépeint un instant important de la vie d’un couple entre nostalgie et renouveau. Un moment à la fois poétique et touchant. Le dernier segment de Sania Sng (segment #7) surfe sur une vague plus légère. Un homme squatte un banc dans un parc. Il suit les allées et venues des promeneurs : couple, jeune femme Malaisienne… Si ce segment se laisse regarder et fait preuve d’humour, il ne délivre aucun message, ni point de vue particulier et manque par conséquence de teneur. Le segment est jovial et apporte sa dose de bonne humeur. Bref un bon digestif pour finir ce jeu du « cadavre exquis ».

Les segments restants jouent dans l’expérimental, ce n’est à vrai dire pas ce qui m’a gêné le plus. Ce qui est perturbant, c’est la faculté qu’ont ces réalisateurs de bannir le fond et le sens au profil de la forme. L’audace aurait été payante si le fond n’avait pas été autant délaissé. On se retrouve devant des charabias esthétiques, artistiques diront certains, dont on ne parvient à déceler les réels propos. Forcément, ça lasse…

Lucky7 n’est pas une grande réussite, c’est certain. Déception pour cet essai ambitieux et périlleux dont on attendait beaucoup, surtout après avoir vu l’excellent film collectif Malaisien 15MALAYSIA. L’audace et le talent du cinéma Singapourien avaient pourtant de quoi impressionner. A charge de revanche…

> Rediffusion samedi 13 février à 14h30 - cinéma 1

Diana

 
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