mercredi 7 juillet 2010

About Her Brother : Le canard boiteux [Festival Paris Cinéma]

mercredi 7 juillet 2010
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Yoji Yamada, l’homme de la franchise des Tora-san et du plus récent et beau Kabei, notre mère (2008) nous revient avec un drame familiale : About Her Brother / Otôto (2010).

Ginko, une veuve s’occupe de la pharmacie familiale avec sa belle-mère ainsi que sa fille, Koharu laquelle est sur le point de se marier. Lors de la cérémonie, Tetsuro, le frère cadet de Ginko qui a mauvaise réputation débarque et sème joyeusement la zizanie…

About Her Brother est un sympathique film sur les liens familiaux narrés par le personnage de Koharu. Yoji Yamada nous invite au sein d’une famille japonaise en inscrivant son récit dans une dramaturgie contemporaine. Il rend un vibrant hommage à Kon Ichikawa et à son Ototo (1960). Le tout est servi par des performances d’acteurs à la hauteur, remplies de sincérité par la sobriété dont ils font preuve. Sobre est également le récit traité par le cinéaste japonais qui s’évertue à nous raconter cette histoire de famille aux relations tendues. Une simplicité qui sait nous toucher aussi bien dans les moments joyeux que tristes. Une poésie qui s’inscrit inévitablement dans les drames familiaux dit « à l’ancienne » et pourtant About Her Brother resplendit par une vitalité toute « contemporaine ».

About Her Brother est un petit et merveilleux moment de cinéma qui nous apporte ce bien être le temps de la projection et encore bien après. On regrettera une dernière partie « trop » mélodramatique qui tire malheureusement en longueur offrant des instants un peu creux. Dommage. Sans ça, cette œuvre fait plaisir à voir et réjouit sur les qualités de metteur en scène dont fait preuve Yoji Yamada.

> Rediffusion le samedi 10 juillet, 18h

I.D.

mardi 6 juillet 2010

Vibrator : Aime-moi ! [Festival Paris Cinéma]

mardi 6 juillet 2010
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Le festival Paris Cinéma 2010 avait pâlement débuté avec La Grenadière et I love thee for good, ne restait plus que Vibrator de HIROKI Ryuichi pour clôturer cette première journée sous de meilleurs hospices. Ce fut chose faite !
Vibrator nous plonge dans l’esprit torturé d’une jeune femme Rei Hayakawa, hantée par la boulimie et l’alcool. Un soir dans une supérette, elle fait une troublante rencontre avec Takatoshi, un routier…

J’ai eu une réticence en lisant le synopsis de Vibrator, celle de tomber dans une fiction qui se rapprocherait davantage d’un documentaire comme on en voit si souvent sur nos petits écrans. Et bien j’avais tort, sacrément même. Vibrator est bien loin de tout cela. Le long métrage de Rei Hayakawa m’a surpris, plus encore il m’a littéralement happé par sa brutalité au sens noble. Vibrator ne fait pas dans la dentelle, et c’est certainement pour cela qu’il touche autant. Il respire et transpire la souffrance d’une jeunesse nipponne. On se laisse emporter dans un tourbillon émotionnel né de personnages forts, de dialogues fins, de tiraillements permanents entre once de bonheur et blessure profonde. Rei Hayakawa instaure alors des scènes d’une incroyable intensité, rend beau l’apparente vulgarité, pèse chaque mot pour ne pas heurter la sensibilité à fleur de peau de cette jeunesse. Des scènes marquantes, il y en aura à l’appel. Mais sans nulle doute que le premier contact entre Rei et Takatoshi dans la couchette du camion restera déterminant pour la suite de la construction du récit.

Les dialogues soignées, souvent originaux, permettent d’établir ce naturel et créé en parallèle la mise à nu des deux protagonistes en dévoilant leur craintes respectives. A travers du non dit, parfois du mensonge, les personnages se livrent malgré eux. Un jeu du chat et la souris qui permet à chacun d’instaurer une distance les éloignant d’un attachement affectif effrayant.

Le seul bémol du long métrage de HIROKI Ryuichi serait sans nulle doute les choix musicaux... caricaturaux à mourir, desservants complètement le film. Forte heureusement ces fausses notes n’iront pas jusqu’à nuire et plomber les qualités du film. Vibrator est une entreprise remarquable d’un cinéaste qui a su percer par sa lucidité toute la complexité d’une jeunesse perdue. Un long métrage fort et touchant, surtout.

Diana

lundi 5 juillet 2010

I Love Thee for Good : Not the End ? [Festival Paris Cinéma]

lundi 5 juillet 2010
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Le « marivaudage » est à l’honneur de ce I Love Thee for Good / Eien ni kimi o aisu (2010), un film de Ryusuke Hamaguchi.

C’est le grand jour pour Seiichi et Eiko, les deux tourtereaux vont se marier. Pourtant, Eiko garde en elle deux secrets difficiles à porter. Parallèlement, l’ex petit ami de cette dernière refait surface…

I Love Thee for Good s’apparente plus à un drama qu’à un véritable film de cinéma. Ce n’est pas faute de donner sa chance à ce métrage d’un peu moins d’une heure. Il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent. Sur le fond c’est plutôt conventionnel, sur la forme il y a parfois de l’idée. Sinon, les acteurs sont ce qu’ils sont, en gros c’est mieux que rien. La musique employée est… affligeante. Disons que ce métrage n’a pas su me toucher en quoi que se soit. On assiste à la séance sans trop de conviction, heureux que le cinéaste ne tombe pas dans l’excès d’une durée démesurée mais sachant qu’il n’a pas grand-chose à raconter, cela aurait été difficile à mettre en scène, quoique. Du coup, ce film s’oubliera vite et l’on espèrera qu’il ne donne pas de suite à ces personnages et à leurs histoires. Le film parle aussi des convenances sociales : les valeurs, les traditions qui mènent la vie dur aux jeunes générations. Bref.

Je ne sais si Ryusuke Hamaguchi a une carrière de cinéma ouverte à lui (il n’en est apparemment pas à son premier coup d’essai), mais je suis sûr d’une chose : il en a une pour la télévision en tant que réalisateur de drama. Ryusuke ! Ne gâche pas ton talent au cinéma. Le J-drama, c’est pour toi !

> Photos de la séance en présence du réalisateur [A venir]
> Rediffusion le lundi 5 juillet 2010

I.D.

La Grenadière : Filmer la peinture [Festival Paris Cinéma]

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Koji Fukada aime Balzac. Il l’aime tellement qu’il adapte l’un de ses livres : La Grenadière / Zakuro Yashiki (2006). Il en réalise un film d’animation qui reprend le concept du « ganime », un procédé qui filme un dessin ou bien une peinture. Ce… film compte soixante-dix tableaux impressionnistes (d’après le fascicule du Festival) de Takeshi Fukazawa.

La Grenadière… quarante huit minutes. Quarante huit minutes qui semblent interminables. Trois voix off nous racontent l’histoire d’une femme et de ses deux enfants, deux voix féminines pour une masculine. Un… film qui filme donc des peintures. Que dire d’autre ? Rien de transcendant, plutôt ennuyeux voir soporifique, on aurait souhaité qu’il soit plus court. Un clip de durée standard et on était aux anges. A part ça, c’est tout de même quarante huit minutes de trop. On l’aura compris, je n’ai vraiment pas accroché à ce… film (si s’en est un), mais vraiment pas. A tel point que je m’interrogeais sur une chose durant la projection : s’il était recommandé ou non de laver l’une de mes chemisettes à 60° en machine. La Grenadière a donc bien failli me faire quitter une salle de cinéma pour la première fois de ma vie. « Ce spectacle visuel happe littéralement et offre une expérience cinématographique unique et bouleversante », ils disaient. Si seulement c’était vrai…

La Grenadière vaut tout de même pour une chose : les peintures de Takeshi Fukazawa qui se trouvent (entre autre) exposées à la Maison de Balzac (47, rue Raynouard, Paris 16) du 1er juillet au 25 septembre. Alors autant être franc, oubliez La Grenadière et préférez voir ces œuvres picturales au lieu d’exposition. Elles n’en seront que plus grandies.

> Photos de la séance en présence du réalisateur [A venir]
> Rediffusion le mardi 13 juillet à 13h15

I.D.

jeudi 1 juillet 2010

Pas de baguettes pour les Thaïs !

jeudi 1 juillet 2010
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Si vous vous êtes déjà rendu dans un restaurant thaïlandais, vous aurez sans doute remarqué l’absence de baguettes sur les tables. A la place, vous trouverez les occidentales cuillères et fourchettes. L’usage des baguettes est répandu en Asie du sud est mais le royaume thaïlandais fait office d’exception.

Traditionnellement les thaïlandais n’utilisent pas d’ustensiles pour manger et se servent simplement de leur mains. A la fin du 19ème siècle la cuillère et la fourchette furent introduites par Siam Chulalongkorn (appelé Rama V), un des rois les plus aimés en Thaïlande, qui a par ailleurs exporter d’autres objets et coutumes occidentales.

Depuis, la majorité des thaïlandais se servent de cuillères et fourchettes, et n'utilisent les baguettes que pour manger les nouilles d'accompagnement (d’influence chinoise).

Ne vous étonnez donc pas de ne pas voir de paires de baguettes dans les restos Thaï. Et pour ceux qui ne maîtrisent pas l'art des baguettes, n'est-ce pas là le bon plan ?

Diana

 
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