lundi 21 décembre 2009

Amour et Affection : L’adultère [Cycle Singapour, Malaisie]

lundi 21 décembre 2009

Amour et Affection / Chinta Kaseh Sayang (1965) de Hussain Haniff est une production en N&B Cathay-Keris tournée à Singapour. Le film est une comédie dramatique dont le sujet traité est l’adultère.

Normah est une jeune femme mariée à un peintre qui la délaisse. Elle fait la rencontre de Jamal, un homme qui l’a séduit tout en lui cachant sa situation familiale. Un idylle naît entre eux jusqu’au jour où un voisin de Jamal découvre leur relation…

Amour et Affection est le film qui d’emblée ne marquera pas, même pour ses quelques scènes comiques. Il est difficile de garder quelque chose d’un ensemble qui ennuie à mesure que les scènes s’enchaînent. On s’attache peu aux personnages. On s’intéresse peu à leurs histoires qui lassent plus qu’elles ne captivent. On aurait aimé qu’elles soient plus courtes et prennent fin à la première idylle, mais à cela le réalisateur a préféré en ajouter une de plus… une de trop. Le film en devient poussif, lourd (surtout dans la dernière partie) et l’on est pressé de voir TAMMAT s’inscrire sur la pellicule, synonyme d’une délivrance. Celle d’un film plat et sans saveur qui ne parvient à accrocher son spectateur. Amour et Affection est linéaire, joué d’avance et pas original pour un sou malheureusement pour nous (moi entre autre, désireux d’en découvrir plus sur ce cinéma).

Que doit-on retenir d’Amour et Affection alors ? Si l’on souhaite bien entendu se forcer à garder certains éléments du film de Hussain Haniff en mémoire. Le film est pompeux en terme de morale. La faute à l’époque ? Sans doute. Mais l’époque n’est pas une excuse en soit. Ainsi, on peut noter qu’il ne faut pas se perdre dans l’adultère, c’est mal. Merci. Il ne faut pas non plus céder aux canons du modernisme : les modes vestimentaires à l’occidental, la musique qui l’est tout autant sont les premiers pas vers la déviance. Le premier venu ne sera jamais à la hauteur de la personne avec laquelle nous sommes mariés, parce qu’il ne pensera avant tout qu’à lui et ne sera là que pour « une histoire de fesses », disons-les choses. L’homme de Singapour est un… pervers, excusez du peu. Mais à voir la façon dont il a d’agripper la première femme croisée, le mâle n’a pas le beau rôle.

Finalement, tout se termine dans le meilleur des mondes avec Amour et Affection parce que les excuses amènent indubitablement le pardon et ainsi la vie peut continuer. Dans le meilleur des mondes, je vous dis...

> Rediffusion : le dimanche 3 janvier, 14h30, cinéma 1

I.D.

4 commentaires:

Xavier a dit…

Ah tiens, on était sûrement à la même séance! Je suis d'ailleurs arrivé en retard (merci les files d'attente qu'il faut se taper), mais je n'ai pas dû rater grand chose. Apparamment, toi (vous?) non plus ça ne t'as pas marqué. D'ailleurs, je crois m'être endormis à un moment, mais je ne sais plus quand exactement. Je ne me souviens de rien, en fait. =D

Diana a dit…

Oui je te confirme, on était à la même séance. Tu es même rentré en lachant un "putain" non ? :)
Je le confesse, je me suis aussi endormie... Heureusement que la séance de 14h30 était plus réjouissante avec Flower in the pocket !

Xavier a dit…

Tu ne serais pas entrain de dire que je suis vulgaire hein! -Bon, ok, je n'arrive JAMAIS en retard à une séance- mais là, faire le déplacement un dimanche juste pour cette séance et attendre une plombe dans la file...grrr. Sinon, mes respects éternels d'avoir tenu le coup pour Flower in the Pocket. Je l'avais vu à Deauville il y a deux ans et avais quitté la salle au bout de 30mn. C'était la grande époque de Deauville, où tous les films présentés étaient tournés en DV...

I.D. a dit…

Un film a oublié, en effet. Deux films rétro vus jusqu'à maintenant dans ce cycle et deux déceptions. J'espère vraiment tomber sur une perle donc je continuerai à aller voir les vieux films malais et singapouriens même si je dois m'ennuyer ! ;)
Par contre, je pense que nous aurons plus de chance avec les films récents. J'avoue être tombé amoureux de Flower in the Pocket et la vitalité du film collectif 15MALAYSIA vaut le détour. J'y retournerai rien que pour les voir sur grand écran.

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