mercredi 10 février 2010

Dans l’Ombre du Loup : La vie d’un chevalier [Rétrospective La Tôei]

mercredi 10 février 2010

Adaptation d’un roman de Tomiko Miyao, interprété par Tatsuya Nakadai et Masako Natsume, Hideo Gosha met en scène : Dans l’Ombre du Loup / Kiryuin Hanako No Shogai (1982), un film de yakuza.

Onimasa, un chef yakuza issu d’une famille de samouraïs adopte avec sa femme, Matsué, une jeune fille. Cette dernière vit alors au fil du temps les aléas du clan dont Onimasa est à la tête comme témoin privilégié …

Dans l’Ombre du Loup suit une famille dont le patriarche vit du métier de zegen, le commerce des femmes. A travers le personnage féminin de Matsué, nous suivons l’épopée d’une famille et d’une époque. D’une part les conflits entre clan yakuza et les femmes illégitimes de l’homme de la maison. D’autre part des mouvements politique notamment les syndicalistes qui opèrent alors au Japon et dont Onimasa va épouser la cause. Hideo Gosha montre aussi le regard porté aux femmes à cette époque où elles étaient peu considérées et souvent vues comme une marchandise parmi tant d’autre.

Le cinéaste nippon réalise avec Dans l’Ombre du Loup l’introspection d’un microcosme celui des yakuzas et en particulier les affaires liés à la traite des blanches. L’auteur s’intéresse à dépeindre avec franchise les drames qui traversent cette famille si particulière. Aussi bien pour le métier dont elle vit que la famille recomposée qu’elle représente. Ceci, Hideo Gosha le réalise avec simplicité et dextérité. Il filme les femmes avec beauté et les hommes avec bestialité. Si le film n’échappe pas par moment à un aspect bancal par certaines de ses longueurs, il conserve tout de même un intérêt propre.

Dans l’Ombre du Loup est un drame parfois mélo, un film de yakuza qui mêle famille du sang et d’adoption ainsi que loyauté au clan. Un film qui livre une émotion certaine avec une Masako Natsume (Matsué) splendide d’assurance et d’éclat. Une actrice qui est décédée prématurément à l’âge de vingt-sept ans et dont la perte est déjà un grand regret au vu de sa prestation.

I.D.

2 commentaires:

Xavier a dit…

Tu n'as pas dis du bien de Tatsuya Nakadai? Gosha filme "avec simplicité"?

I.D., j'vais te traquer mon gars! Où qu'tu sois!
;D

PS : sinon, les Gosha trop longs sont, effectivement, trop longs.

I.D. a dit…

:))

J'avoue que Tatsuya Nakadai est très bon ce film (par ailleurs c'est un acteur dont j'apprécie la prestance masculine), je lui rendrai sans doute hommage dans un autre Gosha ou bien une autre production nippone. Tu remarqueras que je ne souligne pas toujours la qualité des interprétations dans les films dont je parle.

Et le "avec simplicité" sans doute une façon simple de dire que Hideo Gosha met en scène sans fioriture, qu'il va à l'essentiel avec un style qu'on pourrait qualifier de classique mais qui s'avère tout autre. Cela n'enlève en rien l'intelligence dont il fait preuve dans son travail de cinéaste.

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