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dimanche 23 novembre 2014

Flash Point : Comme une frappe pure et dure

dimanche 23 novembre 2014
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Ce billet a été écrit à la sortie du film... le contexte est donc celui de cette année de production.
L’action de Flash Point / Dao huo xian (2007) de Wilson Yip prend place dans le Hong-Kong d’avant sa rétrocession à la Chine. Nous sommes en 1997 et un sentiment bizarre plane dans l’atmosphère, pas tant dans le film mais autour de celui-ci. C’est le fait de revenir sur ce point temporel marquant pour la ville qui donne à penser, notamment lorsqu’on sait que c’est une co-production chinoise. Wilson Yip y réfère peu voire pas. Mais on sent quand même l'envie de retoucher à cette "époque d'entre-deux". On peut aisément s'imaginer qu’un malaise existe entre HK et la Chine continentale (ici les méchants de service sont des sino-vietnamiens donc des étrangers, et bad guy référant du cinéma hongkongais visant les chinois du continentaux). HK et la Chine, c’est surtout l’intégration finale en 2046 qui approche à grand pas et de ce fait le futur en commun qu’elles partageront. Conscient du poids croissant que le Mainland prend dans le cinéma hongkongais de nos jours, ce dernier étant de plus en plus dépendant et dont son intégrité en pâtit.

Flash Point n’échappe pas à la règle. Film d’action mêlant kung-fu et intrigue policière presque aseptisée pour toucher un plus large public, on sent le produit formaté. Le film de Yip a un scénario maigre comme ça. L’intrigue est revue et rabâchée. On regrettera son manichéisme enfantin, les gentils d’un côté et les méchants de l’autre. Aucuns personnages ambigus juste stéréotypés comme il faut, voire caricaturaux. Le personnage de Donnie Yen en est l’exemple. Il est prêt à tout pour atteindre son but quitte à outre passer allégrement la loi et les règlements. Il cause plus avec ses poings qu’avec sa langue, une sorte de Charles Bronson en mode kung-fu se justifiant par "Ma philosophie est : les policiers attrapent les criminels ! Tout ce que j’ai fait, a été de maintenir la paix".

lundi 15 août 2011

Ip Man 2 : L’œil du dragon

lundi 15 août 2011
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La légende Ip Man revient dans de nouvelle aventure avec Ip Man 2 (2010) de Wilson Yip Wai Shun. Le cinéaste hongkongais signe un nouveau biopic du maître des arts martiaux chinois, toujours campé par Donnie Yen Chi Tan

1949. Ip Man arrive à Hong-Kong avec sa famille. Il ouvre une école de Wing Chun mais peine à trouver des élèves. Les premiers d’entre eux s’attirent des ennuis et oblige Ip Man à affronter les autres maîtres d’école d’arts martiaux… 

Ip Man 2, deuxième volet de ce qui constituera la saga « Ip Man » - lorsque le troisième opus débarquera - est une grosse farce. Disons-le...

Ip Man : Une Légende

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Drame historique signé par l’excellent Wilson Yip Wai Shun (Sha Po Lang, 2005), Ip Man / Ye Wen (2008) est une co-production Chine-HK qui réunit des grands noms du cinéma : Donnie Yen Chi Tan, Simon Yam, Fat Siu… mais aussi Sammo Hung Kam Bo à la chorégraphie. 

Fin des années 30. Dans la ville de Fo Chan où pullulent les écoles de Kung-fu, Ip Man, un maître de Wing Chun respecté de tous, vit paisiblement avec femme et enfant. Nombreux sont ceux qui veulent l’affronter sans succès mais bientôt la Chine est occupée par les Japonais… 

mardi 10 février 2009

Bullets Over Summer (Baau lit ying ging) : Prendre le temps

mardi 10 février 2009
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Bullets Over Summer (1999) de Wilson Yip est sans doute le meilleur film qu’il ait réalisé. Un film majeur dans sa filmographie. Un film qu’on pourrait aisément qualifié de chef d’œuvre. Le cinéaste en question est un réalisateur de talent et on a pu le constater depuis à plusieurs reprises. Dans cette œuvre cinématographique, Yip sur une idée originale, des bons acteurs (Francis Ng en tête mais aussi Louis Koo, Helena Law et Joe Lee) et une mise en scène splendide nous livre un film incontournable. Un film d’auteur.

Deux flics sont en planque dans l’appartement d’une vieille grand-mère pour arrêter un gang de criminel ayant fait feu en pleine rue, tuant des policiers et les invités d’un mariage. Ils vont petit à petit se prendre d’affection pour la vieille grand-mère à moitié sénile et faire des rencontres respectives qui vont bouleverser leur vie.

mercredi 17 décembre 2008

Sha, Po, Lang (Saat po long) : Revival

mercredi 17 décembre 2008
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Wilson Yip signe avec SPL (2005) un polar sombre d’une violence à la fois extrême et brutale. On retrouve dans ce film un Yip en grande forme entouré d’un casting monstre. Donnie Yen (également chorégraphe) nous impressionne par ses qualités physiques, épaulé par un Simon Yam au jeu juste et d’un adversaire de taille : Sammo Hung, époustouflant en chef de la pègre à la fois doux et attentionné avec sa femme et son bébé, tout autant cruel et sans pitié dans ses affaires. Les seconds rôles sont tout aussi captivants que ce soit chez les flics avec des histoires personnelles touchantes, qu’avec l’implacable tueur à gage sous les traits d’un Wu Jing à la crinière blonde faisant preuve d’une maestria martiale grandiose et d’une sauvagerie inouï.

Tout se beau monde se retrouve donc dans une histoire où la Mort, la Destruction et la Cupidité rôdent. En introduction du film, on nous explique que selon l’astrologie chinoise la combinaison de ces trois étoiles peut favoriser ou briser la destinée de chacun. C’est ainsi que le lieutenant de police Chan (Simon Yam) et son équipe se donnent tous les moyens (même illégaux) pour parvenir à coincer le caïd Wong Po (Sammo Hung). Mais voilà, la retraite de Chan approche et Po est toujours en liberté. Le lieutenant Ma (Donnie Yen) arrive dans l’équipe de flic pour remplacer Chan et poursuivre les investigations sur Wong Po.

Mort. On pensait le film d’action hongkongais mort. Révolu. Aux oubliettes. Rien d’intéressant à se mettre sous la dent. Un genre qui fit les beaux jours de l’ex-colonie britannique et qui semblait se laisser aller dans des productions sans valeur pour se faire férocement réveiller par les coups de semonces provenant de Thaïlande et de Corée du Sud.

Destruction. Wilson Yip et Donnie Yen remettent au goût du jour donc, un genre qui semblait s’être essoufflé. Et d’une certaine façon avec SPL, on fait table rase du passé et on écrit le futur du polar d’action. Ils éliminent tout ce qui a pu se faire auparavant et donnent dans le réalisme. Des combats à la fois virils et percutants, préférant des affrontements à terre plutôt que la tradition des câbles et des envolés. Ces scènes d’actions donnent au film un côté très brut de décoffrage.

Cupidité. En espérant que SPL devienne un fer de lance d’une tradition du nouveau film d’action. Qu’il existe un après SPL. Qu’une nouvelle page du film d’action s’inscrive à Hong Kong. Qu’il y naît un désir immodéré de s’enrichir, pas dans le sens du gain mais d’un enrichissement culturel de la castagne. Une avidité de bien faire les choses, de les faire de façon créative.

SPL reste donc un bel essai dans ce qui s’inscrit déjà comme le renouveau du cinéma d’action HK, une mise au point de ce que les hongkongais sont capables de réaliser, avec des personnages attachants brillamment interprétés. Un bon polar qui se laisse regarder sans modération comme la démonstration de force de Donnie Yen notamment avec l’affrontement face à Wu Jing, un combat de sabre du vingtième siècle sans sabres où Yen aux allures de Bruce Lee troque le nunchaku de ce dernier pour une matraque dépliante. Revival ?

I.D.

mercredi 20 août 2008

Juliet in Love : Une histoire d'amour

mercredi 20 août 2008
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Juliet in Love (2000) est à la fois un drame pour son côté sombre et une comédie romantique pour le reste. Ici, Wilson Yip signe l’un de ses films les plus intime en racontant l’histoire de Jordan, un malfrat sans envergure criblé de dette, et poursuivi par les membres d’une triade. Jordan croisera Judy. Judy, cette serveuse de restaurant qui sort d’un divorce difficile, et d’une récente guérison d’un cancer du sein. Quand elle retourne dans sa campagne natale pour s’occuper de son grand-père malade, elle rencontrera Jordan.

Cette histoire aurait pu être une parmi des millions, vue un million de fois au cinéma. Toutefois, leur chassé-croisé amoureux est différent. Wilson Yip réalise avec brio une histoire belle et simple. Jordan et Judy communiquent peu par la parole et davantage par un langage subtil, passant par une gestuelle et des regards. L’humour et l’amour se transmettent ainsi.

D’un côté, la solitude comme caractéristique de ces deux personnages, et d’un autre, l’espoir incarné par un bébé, presque tombé du ciel, qu’ils nommeront Cheng Net. Cheng Net, ce bébé confié par un parrain d’une triade (génial Simon Yam) et patron de Judy, à qui Jordan doit de l’argent, le temps de sa convalescence. Ce bébé renforcera le lien affectif entre Judy et Jordan. Lien qui perdura même lorsqu’il les quittera.

Si la force réside dans la réalisation de Wilson Yip, les deux acteurs principaux : Sandra Ng et Francis Ng y sont également pour quelque chose, tant leur interprétation est remarquable.

Juliet in Love reste l’un des meilleurs Wilson Yip à ce jour.

I.D.

 
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