lundi 31 décembre 2007

L'Autocuiseur, le riz et l'Asie

lundi 31 décembre 2007
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Je me suis toujours demandée d'où provenait cette différence d'appréciation dans la cuisson du riz... Certains vous diront que cuire le riz à la façon occidentale (en l'ébouillantant puis en l'essorant), le rend moins collant et plus ferme, à l'inverse les asiatiques ne jureront que par une méthode : l'Autocuiseur. Parce ce qu'il faut bien avouer que l'époque de la grosse marmite qui laissait un épais fond collant et carbonisé était bien pénible... Je m'adresse à tout ceux qui sont passés par la case « grattage de fond de casserole » à chaque fin de repas.

Etant petite, je ne comprenais d'ailleurs pas le sens de la pub Lustucru avec cette petite mamie scandant le slogan « la fin des passoires est arrivée ! », n'ayant à mes souvenirs jamais utilisé de passoire pour cuire mon riz. De là me sont venues toutes ces interrogations sur la façon de cuire le riz, et je me suis vite aperçue que la méthode Autocuiseur était loin d'être populaire, mise à part dans les familles Asiatiques.

Tout ça pour en venir à l'importance de cet objet, parce qu'en comptant une portion midi et soir, et 4 bouches à nourrir, il faut admettre que mettre 3 verres de riz dans un bac, ajouter de l'eau puis appuyer sur un bouton était un véritable jeu d'enfant.

Wong Kar Wai fait d'ailleurs un clin d'oeil à cette invention dans In the mood for love, lorsque Maggie Cheung montre à sa voisine, émerveillée, l'Autocuiseur que son mari lui a ramené du Japon.

D'après les Asiatiques la meilleure marque en matière d'Autocuiseur serait National, choisissez davantage un modèle anti-adhérent, encore plus simple pour le nettoyage. J'ai lu sur des forums que les notices étaient parfois peu lisibles. Voici quelques conseils : choisissez un riz Thaï parfumé, mettez le riz (doser avec 1 verre = 1 personne), rincez-le jusqu'à ce que l'eau soit claire, puis ajoutez de l'eau jusqu'à la graduation (1,2,3..) sur le bac correspondant au nombre de verre que vous avez mis (si vous avez mis 1 verre de riz, mettez de l'eau jusqu'à la graduation 1). Appuyer sur le bouton "Cuisson", c'est tout.

Merci à l'inventeur du Rice cooker, dont je recherche toujours le nom...

vendredi 28 décembre 2007

Le Durian : mi fruit, mi dessert

vendredi 28 décembre 2007
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En ces périodes de fêtes je décide ce matin de vous faire connaître ou apprivoiser un de nos fruit national : le durian. Souvent critiqué et mal perçu des occidentaux ce fruit est un véritable régal, pour beaucoup, un dessert naturel. J'ai souvent été choquée par l'image que véhiculait les medias vis-à-vis de ce fruit ; oui c'est un mets atypique à l'apparence disgracieuse et à l'odeur forte, mais de là à le percevoir comme quelques chose de « répugnant et inmangeable », c'est poussé le vice un peu trop loin. D'autant que la plupart de ces critiques n'ont jamais goûté à ce fruit, donc...

J'en garde un souvenir peu joyeux, étant abonnée au gâteau d'anniversaire au durian, ce fruit a longtemps était un ennemi... J'ai commencé à l'apprécier que très récemment il y a 3 ans, lors d'un détour par Sihanoukville (au Cambodge). Ils étaient vraiment délicieux. Je m'en étonne moi même. Le durian est très apprécié par les asiatiques, davantage dans l'asie du sud est (Thaïlande, Cambodge, Viêtnam...). Sa forte odeur témoigne de sa saveur et de l'onctuosité de sa chair. En bouche, le goût est fort et parfumé et la texture imcomparable. A noter que le durian est totalement prohibé des chambres d'hôtels en Asie.

En Asie vous trouverez des immenses étales de durians, mis côte à côte sur des planches en bois. Assez impressionnant à voir !

Les Asiatiques le dégustent majoritairement nature mais il existe aussi une quantité de desserts parfumés au durian comme les gâteaux mais aussi les desserts froids à base de lait de coco, comme le « 3 couleurs » ou « Sou Xa », pour ceux qui connaissent. Pour trouver ce fruit je vous conseille les supermarchés asiatiques ou certains primeurs que vous trouverez dans l'avenue d'Ivry. Pour le choix, demandez conseils, ou sentez-le et tâtez ses « piques » pour en connaître sa maturité ; plus les piques sont souples, plus il est mûr. Allez y molo pour votre première bouchée, et n'aillez pas d'à priori au risque de ne pas savourez le durian à sa juste valeur.

Petite parenthèse, le réalisateur Fruit Chan du film Durian Durian, déclara à propos de ce fruit : "Le durian est un fruit tropical très étrange. Les gens l’aiment ou le détestent". Dans le film le durian est un cadeau que le père fait à sa famille, un cadeau mystérieux qui ne fait pas l'en feu malgré les arguments du père... Plus d'infos Cinéma

dimanche 23 décembre 2007

Les oeufs de 100 ans, une expérience gustative

dimanche 23 décembre 2007
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Les oeufs de 100 ans à l'image de notre foie gras national, fait partie d'un des mets les plus réputés de Chine. Cet oeuf si particulier est apprécié de toute l'Asie. C'est la maturation de l'oeuf pendant 100 jours dans un sol de boue riche en chaux, de thé, de cendre et de bicarbonate de soude, qui apporte ce goût unique. A la fin de ces 100 jours, l'apparence de l'oeuf (pour la plupart de canard) change, le blanc devient ambré/noirâtre et l'intérieur de l'oeuf quant à lui tire vers le vert. Le mets enfin est prêt à être dégusté.

A la maison, les oeufs de 100 ans ont toujours été dégustés très simplement : natures agrémentés d'échalotes aigres doux. Le goût est très fort, comparable à aucun autre aliment. La texture est particulière, l'extérieur de l'oeuf est quasi gélatineux, et le jaune d'oeuf très crémeux. Ce n'est pas un mets que j'apprécie énormément, mais affirmer cela devant des asiatiques relèverait du blasphème... Cet oeuf représente un plat de luxe car cher par sa complexité de préparation. Je vous invite tout de même à le goûter, au moins une fois dans votre vie.

Pour ceux qui seraient intéressés par cette expérience gustative, vous trouverez ces oeufs dans les boutiques d'alimentations asiatiques : Tang Frères, Paris Store, Big Store et aussi dans les superettes asiatiques présentes dans certains quartiers. Ces oeufs sont présentés dans des boîtes semblables aux oeufs classiques (souvent par 6). La plupart du temps, vous les trouverez encore recouverts de boue et de petits copeaux, pas de panique ! (photo). Il faut compter environs 2,50 € les 6 oeufs. Aux dires de ma chère tante, la vente de ces oeufs se fait plus rare en ce moment.

Je vous conseille pour commencer d'acheter avec les oeufs une boite d'échalotes aigres doux (140 gr. à étiquette bleue) que vous trouverez dans le rayon boîtes de conserve.

Préparation
- Décortiquer les oeufs de 100 ans, couper les en quartier, puis disposer dans un plat.
- Ouvrer la boîte d'échalotes aigres doux, ajouter les au plat puis verser un peu de jus d'échalotes se trouvant dans la boîte.

C'est prêt, bonne dégustation !

vendredi 21 décembre 2007

Courts métrages du Festival du film Coréen - Compte Rendu

vendredi 21 décembre 2007
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La session de courts métrages du Festival du film Coréen fut un régal, une succession d’histoires banales, traitant pour la plupart de sujets quotidiens comme l’enfance ou le destin. Voici mes impressions :


Commençons par The Bayer Piano Lesson For Children vol.1, de Jo Hoon. L’histoire somme toute classique d’un écolier qui tombe amoureux de son professeur de piano... Le réalisateur met en exergue les sentiments du jeune écolier qu’il traduit par une mise en scène relevant du fantasme. L’imaginaire devient un repère dans lequel l’écolier se perd pour pouvoir vivre son amour. Le film montre en parallèle la pression sociale qui existe dans les cours d’école (ici par la pratique du piano) et met l’accent sur la découverte et l’exploration de l’appareil sexuel. Ce thème nous a d’ailleurs valu quelques scènes esthétiquement irréelles. Un court métrage traitant d’un thème plutôt touchant, mené de façon légère et réaliste.


Le deuxième court métrage Tool, de Yoon Yong-Ah traite d’un thème plus troublant : le destin. Le film s’ouvre sur le visage d’une femme, attendant devant les toilettes d’un parking. Faire un résumé de ce court métrage gâcherait l’appréciation du scénario. Le réalisateur met en avant la place du destin, la fragilité des instants et des états émotionnels. Dans le court métrage la fébrilité de la vie ne tient qu’à un fil et ce, au sens propre comme au figuré… 8 minutes furtives où l’on se demande où Yoon Yong-Ah veut nous mener, jusqu’au dénouement final où l’envergure du thème prend toute sa dimension. Un court métrage concis, juste et intense, nous laissant béats devant une telle situation…

One Shiny Day de YOO Young-Dae - Trois garçons s’amusent à courir, crier et se battre à coups d’épées de bois dans les ruelles d'un quartier coréen. Tout à coup une fillette vient s’intégrer à leur jeu ce qui à le dont de les exaspérer. Plus tard, ils sollicitent la petite fille et se mettent à jouer, quand cette dernière parvient à intéresser les garçons par des poussins qu’elle cache dans sa boite en carton. C’est à ce moment qu’un des garçonnets jette violemment un des oisillons, jaloux de l’intérêt que la jeune fille suscite. S’en suit un effet d’imitation des autres garçons puis de la fillette, tuant un à un les poussins. Une projection des pressions sociales exercées au quotidien, et qui remettent sans cesse l’intégrité et les croyances de chacun. Pour la petite fille, tuer son poussin relève du sacrifice, un sacrifice nécessaire pour se faire accepter.

Le quarième court métrage Les vacances de HONG Ki-seok, raconte l'histoire d'une famille qui décide un après midi ensoleillé de se rendre à la plage. En arrivant, le paysage est loin d'être idyllique. Ils trouvent une place au milieu des déchets. Le temps passe et les problèmes s'accumulent : le père ne cesse d'être ennuyé par le bruit des enfants et découvre que ces derniers s'amusent avec une bombe. Effrayé il les éloigne et retrouve sa femme sur la plage. Le ton monte et le mari reproche à sa femme de ne pas surveiller les enfants, s'en suit une succession de reproches sur leur vie de couple. L'omniprésence des images de bombes semble transmettre le mal être du père au sein de sa famille. L'ambiance s'apèse. Ils décident de rentrer en arpentant un petit sentier, lorsque sur le bas côté, un élément improbable apparaît (côté spectateur). Un élément qui aurait pu faire basculer la vie de ces êtres. Un court métrage réalisé de façon modeste mais réussie sur fond de musique kicth relevant une mise en scène parfois assez étrange.


mercredi 19 décembre 2007

Un film Nord-coréen pour la 1ère fois dans les salles françaises

mercredi 19 décembre 2007
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Pour la toute première fois en France, un film nord coréen fera sa sortie dans les salles le mercredi 26 décembre. Le rendez-vous se tiendra au cinéma Reflet de Médicis (Paris 5ème) et une projection exceptionnelle aura lieu le jeudi 27 décembre en présence de l'ambassadeur de l'Unesco pour la Corée du nord et de Antoine Coppola (spécialiste du cinéma nord coréen).

C'est un film de Jan In Hak qui marquera cet évènement avec Journal d'une jeune nord-coréenne, avec PAK Mi-hyang , KIM Cheol, KIM Yeong-suk et SHIN Hak-myeong.

Su-ryeon, une étudiante, fait face à un père scientifique absorbé par ses recherches, et à une mère entièrement dévouée à son mari. Après voir juré de ne pas répéter les "erreurs" de ses parents, Su-ryeon finira par se montrer compréhensive vis-à-vis d'eux et choisira elle aussi de consacrer sa vie à la recherche.

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Source : 20 minutes

 
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