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vendredi 26 décembre 2014

The Cost Guard : Folie(s)

vendredi 26 décembre 2014
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Deux âmes errantes qui ont perdus la tête et évoluant dans un environnement hostile (la frontière Nord/Sud) sont mises en scène par Kim Ki-duk avec The Cost Guard / Hae anseon (2002).

Contexte du film : l’histoire prend place à la frontière entre la Corée du Nord et la Corée du Sud, le célèbre 38ème parallèle. Des garde-côtes militaires surveillent les environs pour débusquer tous espions nord-coréens qui s’aventureraient hors des limites établis. La plupart de ces garde-côtes sont des soldats qui effectuent leur service militaire, à l’image du soldat Kang qui prend sa mission très à coeur. Il rêve de tuer un espion jusqu’au soir où l’irréparable est commis. Kang tue accidentellement un civil éméché par l’alcool et qui était accompagné de sa petite-amie, Mee-young. Cette dernière traumatisée deviendra folle. Quant à Kang, il est félicité par sa hiérarchie sous les plaintes de la population. Kang ne parvient alors à se pardonner et sombre également dans la folie...

mardi 6 janvier 2009

L’Île (Seom) : Perdue

mardi 6 janvier 2009
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Kim Ki-duk (KKD) signait avec L’Île (2000) l’un de ses premiers films, le cinquième pour un cinéaste qui compte en 2008 quinze films à son actif en douze années de carrière en tant que réalisateur, chose plutôt rare chez un cinéaste. Une productivité sur une courte durée qui n'a pourtant pas été gage de qualité. Une filmographie en dent de scie, Kim Ki-duk ne se présente plus ou presque. On le dit autodidacte et chouchou des festivals. Il parle d’un cinéma sombre, glauque parfois, d'un cinéma quasi-muet. Son cinéma est fait de marginaux, de désaxés souillés par la perversité entre autre ; L’Île en est de cela.

L’Île est l’un des meilleurs Kim Ki-duk car il réunit tout ce que son auteur sait faire de mieux. Un cinéma qui lui est caractéristique, un cinéma qui nous dit qu’aux premières images on assiste à une projection d’un KKD.

Dans L’Île, un ensemble de petits îlots de pêche caractérisés par des couleurs sont parsemés sur l’étendue d’un lac. Hee-jin s’occupe de louer ces îlots flottants aux pêcheurs. Elle tient le rôle de propriétaire des lieux mais aussi de serveuse, de femme de ménage lorsque ce n’est pas de prostituée. Sa vie morne va changer le jour où Hyun-shik, un homme en cavale se réfugie dans l’un des îlots pour échapper à la police. Un amour pervers va naître entre les deux jeunes gens.

Kim Ki-duk pour son plus grand plaisir (et le notre ?) met en spectacle ses personnages qu’il affectionne tant, mêlant les comportements déviants d’une société coréenne qu’il aime égratigner. Un choc des cultures se révèle entre ces deux personnages, qui petit à petit, vont se montrer comme étant l’alter ego l’un de l’autre. Elle, représente la vie loin de tout, loin de la société dont les stigmates s’égrainent dans son comportement (asociale), lui, la vie citadine et son modernisme amenant dans ses bagages les stigmates d’une vie étouffée par le béton (le renfermement).

L’Île est une tragédie sur le désespoir, celle d’un amour qui naît entre deux autistes (Hee-jin restant figée dans son mutisme et Hyun-shik ne confessant pas son crime) qui s’aiment à travers d’actes déments. Une folie amoureuse où l’amour justement est chaque fois plus fort à mesure que les mutilations se font de plus en plus dans la douleur. Terrible est la façon dont ils ont de se dire : « je t’aime » : un langage du corps qui se met à la place de la parole, mêlant plaisir charnel passionné et pervers. Tout au long du film la mort plane au-dessus de leur tête, une mort lente qui coule tranquillement comme les flots.

Kim Ki-duk met en image des amants maudits comme rarement ils avaient été montrés au cinéma. Il fait preuve d’une grande qualité dans la mise en scène qui aux premiers abords parait tout bonnement sobre mais qui en réalité est bien plus que cela. Il montre un grand savoir-faire dans le cadrage ainsi que sur la fluidité du récit et des images. Et fait donc de l’Île, un film fascinant et fluide laissant aller la caméra comme les deux amants dans leur fuite en avant de l’amour éternel.

I.D.

mardi 15 septembre 2009

Birdcage Inn : Seule [Kim Ki-duk]

mardi 15 septembre 2009
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Kim Ki-duk signe avec Bircage Inn / Paran daemun (1998) son 3ème long métrage après Crocodile et Wild animal. Ce film marque par des thèmes qui deviendront des références pour le réalisateur : la souffrance identitaire et sociale, la sexualité et la solitude, ces mêmes bases qu’il mettra en œuvre à travers des personnages particulièrement affectionnés depuis Crocodile (1996) : les marginaux.

Jin-ah, une jeune femme vit dans un motel tenu par une famille coréenne. L’entente qui les unit n’est pas explicite, mais on comprend que la jeune femme est avant tout un appât financier pour la famille, puisqu’en échange de ce logement elle se prostitue avec les clients du motel. La présence de la jeune femme n’est pas sans déplaire à Hye-mi, la fille des propriétaires qui ne cessera de montrer par des regards accusateurs et des gestes déplaisants la haine qu’elle porte envers cette dernière.

Kim Ki-duk perce la souffrance d’une jeunesse à travers Jin-ah et choque avec une insistance certaine, par des scènes de "coucherie" à foison où les actes conciliants flirtent avec les viols. Le ton est donné et la répétition des allées et venues dans ce miteux motel induit à un futur des plus sombre dans un univers où la sexualité masculine et le désespoir s’imposent. Jin-ah devient alors le symbole de toutes les convoitises masculines, convoitises malsaines alors qu’elle ne trouve que haine et pitié dans le regard de la gente féminine. Elle est désespérément seule dans sa condition d’inadaptée.

Birdcage Inn met aussi l’accent sur la relation complexe unissant deux femmes. Au début, envieuse de sa liberté de vie et de sa beauté, Hye-mi change sa position face à Jin-ah, devenant protectrice et lui confiant le trouble sentimental ressenti à son égard. Un optimisme va naître de cette réconciliation ; optimisme qui n’existe pas dans (la plupart) des œuvres de KKD. Jin-ah deviendra alors ce moteur créateur de lien permettant à cette famille de devenir une famille soudée et permettant également la découverte amoureuse.

La place métaphorique propre à KKD prend une dimension particulière lorsque qu’aux premiers instants Jin-ah bouscule une prétendue prostituée tenant un poisson rouge dans un sac plastique qu’elle fera tomber. Cette image marquera ce qui sera la condition de la jeune femme. A travers ce « poisson rouge », c’est l’enfermement dont il est question et l’inadaptation de Jin-ah à une vie normale. Mais la scène reflète un autre aspect qui est celui de la passation. En effet, KKD semble nous dire que l’une part et l’autre arrive. Jin-ah devient cette nouvelle prostituée, en sauvant le poisson de l’asphyxie, elle s’enferme dans ce que sera sa condition. Elle-même achètera un poisson qu’elle libérera dans l’océan, poisson qui sera le témoin privilégié de son épanouissement et de son bonheur.

Kim Ki-duk signe avec Birdcage Inn un film polémique tant sur les thèmes choisis que dans la façon dont ils sont traités. Peu importe, le style est là et on aime la manière dont il a d’user de la caméra comme pour percer la profondeur des sentiments et la souffrance de ces personnages.

D'autre(s) article(s) du réalisateur Kim Ki-duk :
L'île | Adresse inconnue | Souffle

mercredi 24 mars 2010

Dream : Cauchemar

mercredi 24 mars 2010
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Après le décevant Time (2006), on attendait avec impatience le dernier essai du contreversé cinéaste coréen Kim Ki-duk. Il nous revient avec Dream / Sad Dream (2008), un drame fantastique. Force est de constater que cette attente ne fut pas des plus fructueuses…

Jin quitté depuis peu par sa petite amie, se réveille en sursaut d’un rêve plus vrai que nature. Il se rend compte que son rêve s’est réalisé à travers Ran, une jeune femme. Jin et Ran s’aperçoivent qu’un lien les unie. Pendant que l’un rêve, l’autre vit son rêve par des crises de somnambulismes.

Quinzième film en un peu plus de dix ans, Dream partait sur un sujet intéressant. Pourtant, le cinéaste sud-coréen se perd dans une histoire décousue où le non-sens et l’illogisme prennent une part trop importante voire dérangeante. Ce traitement manque d’intérêt pour rendre son sujet distrayant. Trop superficielle, s’appuyant sur des codes déjà utilisés par l’auteur, qui ont par ailleurs fait sa renommée, Dream s’engonce dans les acquis d’un cinéaste qui ne parvient plus à se renouveler. Essai nombriliste, Kim Ki-duk semble s’adonner à une pâle caricature de lui-même.

Sans grande personnalité, Dream souffre par sa mise en scène. Là, où auparavant Kim Ki-duk jouissait d’une singularité, cette quinzième réalisation initie un cinéma sans identité et différent : plus de dialogue et de musique, là où il nous habituait à un silence lourd de sens. Kim Ki-duk se perd dans des artefacts peu convaincants, nous révélant un cinéaste aux portes d’une inspiration limitée. Seul point positif, s’il faut lui en trouver un, les interprétations qui s’avèrent de bonne facture, avec une Park Ji-Ah (The Coast Guard, Souffle) époustouflante, accoutumée aux personnages désaxés.

Que garderons-nous d’un film comme Dream ? Une scène tout au plus. Une scène fantasmagorique qui prend lieu et place dans un champ où les quatre protagonistes se retrouvent face à leur réalité via le rêve. Un dédoublement d’identité et une projection d’eux-mêmes caractérisée par une force peu commune. Mais Dream, c’est surtout un cinéaste en perte de vitesse, dès lors la question se pose : Kim Ki-duk est-il capable de renouer avec un talent et une audace qu’on lui connaissait ? Espérons qu’il se ressaisisse puisqu’il avait su jusqu’ici nous offrir quelques belles surprises.

Diana & I.D.

vendredi 21 novembre 2014

Wild Animals : L’amour de l’art

vendredi 21 novembre 2014
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Drame de Kim Ki-duk, Wild Animals / Yasaeng dongmul bohoguyeog (1996), deuxième long-métrage du cinéaste sud-coréen narre l’histoire de deux immigrants coréens à Paris. L’un est un artiste de rue, l’autre soldat nord-coréen ayant fuit son pays. Au gré des circonstances, ils deviennent amis, tout en gagnant leur vie en s’acoquinant à des gangsters français…

Kim Ki-duk déménage à Paris pour mettre en scène Wild Animals. La relation entre Cheong-hae (Joh Jae-hyung), le coréen du sud et Hong-san (Jang Dong-jik), le coréen du nord sont dignes d’intérêts. Le film vaut pour ses deux personnages principaux qui représentent deux visages d’un même pays divisé en deux. Lorsque l’union fait la force, le Nord et le Sud sont réunis à travers ces deux hommes dans un environnement qui leur est hostile. Dès lors, Kim Ki-duk offre un regard sur la Corée, et non "les" deux Corée". Un regard réaliste d’une situation qu’il dépeint par un cinéma qui le caractérise déjà : à la fois violent et où se mêle l’incongruité de certaines situations. Il y offre de nombreuses symboliques qui sauront interpeller. Pourtant, le film reste "trop coréen" et ne parvient jamais à s’immerger dans la culture française, la fantasmant plus qu’il ne la montre telle qu’elle est. Ainsi, le tout manque d’authenticité flagrante. Et l’on se demande, dans un pays étranger (et qui ne l'est pourtant pas pour l'auteur qui y a vécu), si Kim Ki-duk ne peine tout simplement pas à trouver ses marques.

Wild Animals ressort alors comme un film mitigé. On regrettera ces scènes où les acteurs français présents à l’écran réalisent des prestations affligeantes, engouffrant le récit dans une caricature qui est tout aussi accablante (sacré Richard Bohringer, le moins pire même dans l'excès). Est-ce le regard de Kim Ki-duk de la société française ? Si c’est réellement le cas, il participe grandement à ce naufrage et ne sauve qu’in extremis son propos. 

I.D.

dimanche 25 novembre 2007

Souffle de Kim Ki-duk - Avis

dimanche 25 novembre 2007
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Pour ceux qui n'auraient pas encore lu le synopsis du film, je vous invite à consulter cet article : Le dernier "Souffle" de Kim Ki-duk.

Malgré un scénario assez pauvre, Kim Ki-duk parvient à nous entraîner dans l'intimité d'une relation complexe et sincère. Sa réalisation surprenante mène à des scènes mémorables, notamment dans le parloir.

L'actrice Jung-woo Ha est éblouissante lors de "ses prestations" minutieusement préparées et mises en scène devant Yeon. Chang Chen, le condamné à mort, muet dans le film, a quant à lui su mettre en avant un jeu très subtile par son regard et sa gestuelle, parvenant à imposer une ambiance très particulière lors de leurs entrevues.

Un film tout à fait à la hauteur de ce qu'on attend d'un Kim Ki-duk, avec des plans longs et lents, une importance au silence et une très belle image.


dimanche 16 novembre 2008

60 films Coréens au Quartier latin - PROLONGATION

dimanche 16 novembre 2008
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Les réjouissances du quartier Latin se prolongent du 19 novembre au 25 novembre 2008. Je vous renvoie à l'article du 19 octobre 2008 : 60 films Coréens au Quartier latin de Paris.

Les exclusivités reposent sur 2 projections :

- The President's last bang (version director's cut) de Im Sang-soo, 2ème diffusion exclusive pour ceux qui aurait loupé le RDV du 15 novembre en présence du réalisateur en personne (photos ci-dessus) !

- Noel en Août de Hur Jin-ho, dont la première projection n'avait pu avoir lieu pour des raisons techniques.

Pour le reste, voici le programme :

Mercredi 18 novembre
- 17h50 : ADRESSE INCONNUE 2001 1h57 de Kim Ki-duk
- 21h50 : THE HOST 2006 1h59 de Bong Joon-ho

Jeudi 20 novembre
- 16h10 : LOCATAIRES 2004 1h30 de Kim Ki-duk
- 18h : LA FEMME EST L’AVENIR DE L’HOMME 2004 1h 28 de Hong Sang-soo
- 22h : THE PRESIDENT’S LAST BANG 2005 1h42 d’ Im Sang-soo

Vendredi 21 novembre
- 18h : NOEL EN AOUT* 1998 1h37 de Hur Jin-ho
- 21h50 : SYMPATHY FOR Mr VENGEANCE 2003 2h interdit – 16 ans de Park Chan-wook

Samedi 22 novembre
- 21h45 : OLD BOY 2003 1h59 interdit – 16 ans de Park Chan-wook

Dimanche 23 novembre
- 15h50 : IVRE DE FEMMES ET DE PEINTURE 2002 1h57 d’Im Kwon-taek
- 21h50 : LADY VENGEANCE 2005 1h55 interdit – 16 ans de Park Chan-wook

Lundi 24 novembre
- 18h : UNE FEMME COREENNE 2003 1h47 interdit –12 ans d’Im Sang-soo
- 21h40 : MEMORIES OF MURDER 2003 2h12 de Bong Joon-ho

Mardi 25 novembre
- 17h50 : TURNING GATE 2002 1h55 de Hong Sang-soo
- 22h : L’ILE 2000 1h30 interdit –16 ans de Kim Ki-duk

FILMOTHEQUE DU QUARTIER LATIN
9 rue Champollion 75005 PARIS
Tél. :01 43 26 84 65
www.lafilmotheque.fr

mardi 22 janvier 2008

Adresse inconnue de Kim Ki-Duk - Portrait poignant d'une Corée meurtrie

mardi 22 janvier 2008
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Adresse inconnue est un de ces films qui vous laisse. Kim Ki-Duk met ici l’accent sur la difficulté de trouver ces repères, lorsqu’à un moment de sa vie on ne parvient plus à trouver le juste équilibre entre relations familiales et relations sociales. Le personnage de Chang-Guk, orphelin de père, évoque sa souffrance envers sa condition ; son visage de métis et les représailles ne cessent de lui rappeler son passé, et le quotidien dans lequel il vit avec sa mère. Une mère pour qui il ressent une profonde haine et qu’il bat pour évacuer son mal-être et se venger de cette vie devant laquelle il reste impuissant.

La souffrance est de mise et passe par des scènes d’une grande violence, je pense notamment à la scène où Ghang-Guk coupe le sein de sa mère. Mais cette omniprésence de cruauté poussée à l’extrême est manifestement nécessaire pour comprendre le sens du film. Cette succession de violence résonne comme un livre ouvert sur la condition des trois personnages principaux. Kim Ki-Duk ne déroge pas à sa réputation et parvient par une mise en scène maîtrisée à nous faire accepter des images à la limite de l’insoutenable.

A noter que ce film impose tout son sens par un jeu d'acteur fabuleux.

Adresse inconnue
est un film poignant, aux images parfois difficiles, mais qui restent au demeurant le portrait si sincère d’une Corée du début du 20ème siècle déchirée par une guerre et un contrôle américain.

lundi 5 janvier 2015

Samaritan Girl : Les souffrances d’un père et de sa fille

lundi 5 janvier 2015
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Le film Samaritan Girl aka Samaria (2004) de Kim Ki-duk se veut un tournant pour son auteur. Une étape dans une filmographie teintée de noirceur et de personnages désaxés parfois violents. Des films dérangeants qui ne laissaient pas indifférents. Ici, les personnages sont plus « conventionnels » et l’histoire se veut une critique de la prostitution adolescente en Corée du Sud. Une prostitution taboue dans laquelle Yeo-jin et Jae-young évoluent.

Ces deux adolescentes ont un rêve, c’est celui de voyager en Europe et pour réunir la somme d’argent nécessaire, Jae-young se prostitue. Yeo-jin joue le rôle de protectrice et de trésorière (proxénète ?). Elle prend les rendez-vous, surveille la rue et ses descentes de la police, encaisse l’argent mais surtout elle fait en sorte que son amie ne tombe pas amoureuse de ses clients.

vendredi 6 février 2015

Yongary, Monstre des Abysses : Kaiju kimchi

vendredi 6 février 2015
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Lorsque les sud-coréens donnent dans le Kaiju trempé dans du kimchi, ça donne : Yongary, Monstre des Abysses / Taekoesu Yonggary (1967), un ersatz foireux-foiré de Godzilla. Ce véritable rip-off du monstre japonais est surtout un nanar qui se savoure comme un Réal-Barça, avec pack de bières à portée de main et pizza XXL à savourer entre potes, le derche creusé dans le canapé. Ce film est propice à une moquerie aux postillons quatre fromages. Lorsque ce n’est pas un retour en enfance où l’on guerroyait, seul aux petits soldats. Cet essai est signé par Kim Ki-duk (?!), pas moins de 66 films au compteur et à ne pas confondre avec « l’autre » qui utilise du poisson surgelé pour trouer des bides. Dès lors, notre bonhomme enfante un film pour petits et grands, surtout petits. Yongary, Monstre des Abysses narre l’histoire de coréens d’exceptions.

Un cosmonaute est rappelé d’urgence par ses supérieurs alors qu’il est en lune de miel. Ces derniers veulent l’envoyer toucher les étoiles pour observer la Terre. Après un séisme, les autorités s’interrogent sur de possible essai nucléaire qui viendrait de la RPC. Ils en profitent également pour envoyer un observateur, armé de son appareil photo dans la région située à la verticale de l’épicentre du tremblement de terre. Il émerge alors des profondeurs  un énorme monstre préhistorique : Yongary ! s’exclament ici et là quelques figurants durant le métrage. Minute ! Comment connaissez-vous son blaze ? Une question qui n’aura, bien entendu pas de réponse.

vendredi 6 novembre 2009

Rough Cut : Miroir [Festival Franco-Coréen]

vendredi 6 novembre 2009
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Assistant réalisateur ayant fait ses armes auprès de Kim Ki-duk, Jang Hun réalise Rough Cut / Yeong-hwa-neun yeong-hwa-da (2008), un film qui mélange les genres.

Soo-ta est un acteur célèbre spécialisé dans les rôles de gangster. Il a la particularité d’être violent et de malmener ses collègues sur les plateaux de tournages. Gang-pae est un malfrat, fan de l’acteur. Un soir, les deux hommes se rencontrent dans un bar. Le malfrat se rend alors compte de toute l’arrogance dont fait preuve cet acteur et l’affrontement n’est pas loin. Un temps passe, alors que le tournage du nouveau film de Soo-ta est menacé à cause d’un accident, ce dernier prend contact avec Gang-pae pour lui donner un rôle…

Dans Rough Cut, l’industrie cinématographique ressort égratignée avec une vision toute particulière dont fait preuve Jang Hun, son auteur. Si les personnages de ce film sont stéréotypés à outrance ce n’est que pour mieux les étudier. On assiste dès lors à un film dans un film qui prend des allures de comédie, de drame lorsque ce n’est pas de pur film d’action. Il est intéressant de se demander, si Rough Cut n’est pas emprunt d’un certain cynisme lorsqu’on sait que Kim Ki-duk est de l’aventure comme pour mieux fustiger le star system du cinéma sud-coréen dont ce dernier est en marge. On pense notamment à cette caricature de réalisateur « bouffon » demandant du vrai parce que plus vendeur à ses yeux.

Ainsi, Rough Cut s’intéresse à un rapport réalité/fiction mettant en opposition le cinéma et la vie de tous les jours. Un acteur qui joue dans ses films comme dans la vie un rôle trop grand pour lui. Un malfrat qui joue tout autant dans sa vie de criminel. Le cinéma qui s’inspire de criminels qui s’inspirent eux-mêmes de ce cinéma. Une boucle d’artifices et de simulacres où les individus incarnent un rôle, un jeu permanent qui flotte entre premier et second degré. Un miroir aux alouettes pour un jeu de miroirs où acteur et malfrat se rêvent l’un et l’autre jusqu’à une scène finale parlante de cet état de fait, celle du film (dans le film) où leur identité respective se confonde.

Finalement, Rough Cut reste un film intéressant bien que longuet par moment. Les parties réservées exclusivement aux gangsters sont des plus banales qui soient et reproduisent des choses vues mille et une fois. La chose captivante ici étant bien entendue les parties réservées aux tournages, aux relations acteur/gangsters, à ce miroir et aux images qu’ils renvoient. A noter également les sympathiques clin d’oeil à l’oeuvre de Lee Chang-dong, Green Fish. Œuvre qui s’intéressait déjà au monde interlope de la criminalité.

I.D

dimanche 28 mars 2010

Time : Obsession esthétique

dimanche 28 mars 2010
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Après avoir loupé sa sortie en salle, attendu sa sortie en dvd pour ne pas l’acheter (le prix était démesuré pour une édition simple), j’ai eu la joie de découvrir Time / Sigan (2006) de Kim Ki-duk emballé dans un papier cadeau, surprise ! Tout vient à point à qui sait attendre… Je me réjouissais donc de découvrir, à l’époque, le dernier essai en date du cinéaste sud-coréen.

Après une dispute, Seh hee, décide de quitter son petit ami pour changer de visage en subissant une opération de chirurgie esthétique. Elle revient 6 mois plus tard pour le reconquérir…

Dans Time, Kim Ki-duk s’attaque à un phénomène de société en Corée du sud : la chirurgie esthétique. A travers Seh hee il traduit une société coréenne obsédée par la peur de vieillir et l’apparence. La jeune femme jalouse est persuadée que ces problèmes de couple sont liés à son physique « ennuyeux ». L’auteur s’attarde sur une obsession sans limite poussant cette jeune génération à trouver dans cette course à l’apparence, une source de satisfaction éphémère. Dans Time Se hee s’engouffre dans un cercle vicieux, la souffrance la poussant à modifier son physique et à répéter les opérations de chirurgie.

Avec KKD aux manettes, on s’attendait à un film à la fois brutale et lucide, son talent à retranscrire les questionnements identitaires ayant déjà été démontré dans ces précédentes œuvres : Samaritan Girl, Adresse inconnue.

Malheureusement, le cinéaste se perd dans son essai, livrant une histoire tombant dans l’absurdité des faits et de la narration. Les scènes souvent répétitives manquent d’authenticité et accuse un non sens général. Elles s’enchaînent sans apporter la force attendue. A plusieurs reprises, je me suis rassurée en me disant « le meilleur est à venir », mais les dieux du cinéma n’ont pris vent de mes espérances. Le film s’enlise dans une fin tortueuse et interminable.

Le seul bon point, le décor de cette plage jonchée de statuts irréels et poétiques, que KKD a lui même dessiné.

La carrière de KKD a souvent été irrégulière, passant d’œuvres marquantes à des films médiocres, Time fait donc partie de cette deuxième catégorie. Un film décevant et à vite oublier…

Diana

mercredi 24 mars 2010

Wild Animals : L’amour de l’art

mercredi 24 mars 2010
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Drame de Kim Ki-duk, Wild Animals / Yasaeng dongmul bohoguyeog (1996), deuxième long métrage du cinéaste sud-coréen nous conte l’histoire à Paris de deux immigrants coréens, l’un artiste de rue, l’autre soldat nord-coréen ayant fuit son pays. Ils deviennent amis au grès des circonstances tout en gagnant leur vie en s’acoquinant à des gangsters français…


Kim Ki-duk (KKD) déménage à Paris pour mettre en scène Wild Animals. Il en ressort un film mitigé où la relation entre Cheong-hae (Joh Jae-hyung), le coréen du sud et Hong-san (Jang Dong-jik), le coréen du nord sont dignes d’intérêts. Malheureusement, c’est peu de chose devant les scènes où les acteurs français réalisent des prestations affligeantes engouffrant le récit dans une caricature qui est tout aussi affligeante. Est-ce le regard de KKD de la société française ? Si c’est réellement le cas, il participe grandement à ce naufrage cinématographique où l’auteur peine à trouver ses marques.

Wild Animals vaut pour ses deux personnages principaux qui représentent les deux visages d’un pays divisé. Le Nord et le Sud réuni à travers ces deux hommes dans un environnement qui leur est hostile. KKD offre alors un regard sur la Corée, un regard réaliste d’une situation qu’il dépeint par un cinéma qui le caractérise : à la fois violent, comique et où se mêle l’incongruité de certaines situations. Il y offre de nombreuses symboliques qui sauront interpellées pourtant le film reste trop coréen et ne parvient jamais à s’immerger dans la culture française, la fantasmant plus qu’il ne la montre telle qu’elle. Le tout manque ainsi d’authenticité flagrante.

I.D.

mercredi 21 novembre 2007

Le dernier "Souffle" de Kim Ki-duk

mercredi 21 novembre 2007
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Aujourd'hui 21 novembre marque la sortie du nouveau film de Kim Ki-duk (présent au dernier Festival de Cannes) : Souffle

L'histoire d'amour impossible entre deux êtres, une femme au foyer désespérée, Yeon et un condamné à mort, Jin. La caméra du réalisateur suit l'itinéraire et la souffrance des deux personnages, retraçant l'évolution de leur relation dans un cadre très particulier : le parloir.

"La jalousie, un souffle qui nous épuise
Le pardon, un souffle qui nous soulage
L'espoir, un souffle qu'on retient
La passion, un souffle qu'on libère..."

Vivement dimanche pour le visionnage!

lundi 22 avril 2013

Pieta : C’est quoi l’argent ?

lundi 22 avril 2013
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Tourné dans un quartier insalubre de Séoul qui est voué à la démolition, Pieta (2012) de Kim Ki-duk s’ouvre à nous de façon sinistre. Tout y est alors gris et sale, glauque et métallique. 

Homme solitaire et sans états d'âme, Kang-do récupère l’argent prêté à des clients – pour la plupart, des commerçants qui survivent tant bien que mal – pour le compte d’une société. Alors que ces derniers ne peuvent rembourser ces prêts et leurs intérêts faramineux, leur bourreau les incite à se mutiler pour toucher des primes d'assurances. La vie de Kang-do se résume à une routine violente, qui se voit chambouler le jour où une femme prétend être sa mère, qui l’aurait abandonné à sa naissance… 

mercredi 11 mai 2011

Le 64ème Festival de Cannes et sa sélection asiatique

mercredi 11 mai 2011
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Ce soir sonne l'ouverture de la 64ème édition du Festival de Cannes. L’œil aiguisé sur la sélection officielle et les sections parallèles, nous avons eu le plaisir de découvrir une sélection de films asiatiques florissante. Des figures familières viendront caresser les écrans du festival (Naomi Kawase, Takashi Miike, Kim Ki-Duk), ainsi que certains chouchous ardemment soutenus ici (Je demande messieurs Eric Khoo et Rithy Panh). Du beau monde, des jeunes pousses, et une agréable représentativité du continent asiatique, de l'Iran à l'Inde, du Cambodge aux Philippines. Sans oublier la présence de Johnny To en tant que jury de la compétition officielle et Bong Joon-Ho dans celui de la Caméra d’Or.

Découvrez le programme !

SELECTION OFFICIELLE 2011
Compétition
HANEZU NO TSUKI réalisé par Naomi KAWASE (Japon)
ICHIMEI réalisé par Takashi MIIKE (Japon)
BIR ZAMANLAR ANADOLU'DA réalisé par Nuri Bilge CEYLAN (Turquie)

Un Certain Regard
ARIRANG réalisé par KIM Ki-Duk (Corée du sud)
TATSUMI réalisé par Eric KHOO (Singapour)
THE DAY HE ARRIVES réalisé par HONG Sangsoo (Corée du sud)
THE MURDERER (THE YELLOW SEA) réalisé par NA Hong-Jin (Corée du sud)
Hors Compétition
WU XIA réalisé par Peter Ho-Sun CHAN (Hong-Kong)
BOLLYWOOD-THE GREATEST LOVE STORY EVER TOLD (BOLLYWOOD- LA PLUS BELLE HISTOIRE D'AMOUR) réalisé par Rakeysh OMPRAKASH MEHRA, Jeff ZIMBALIST (Inde)

Séances spéciales
DUCH, LE MAÎTRE DES FORGES DE L'ENFER réalisé par Rithy PANH (Cambodge)
IN FILM NIST (CECI N'EST PAS UN FILM) réalisé par Mojtaba MIRTAHMASB, Jafar PANAHI (Iran)

Cinéfondation
YA-GAN-BI-HANG réalisé par SON Tae-gyum (Corée du sud)

Courts métrages
PATERNAL WOMB réalisé par Megumi TAZAKI (Japon)

50ème SEMAINE DE LA CRITIQUE DE CANNES 2011
Finis Operis (Bul-Myul-Ui-Sa-Na-Ie) Moon Byoung-gon (Corée du Sud)
In Front of the House Lee Tae-ho (Corée du Sud)

QUINZAINE DES REALISATEURS
Longs métrages
Busong (Palawan Destin), Auraeus Solito (Philippines)
Chatrak, Vimukthi Jayasundara (Inde)

Séances spéciales
Koi no Tsumi réalisé par Sion Sono (Japon)

Diana

dimanche 6 juin 2010

Bedevilled : Coup de soleil [49ème Semaine de la Critique - Cannes 2010]

dimanche 6 juin 2010
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Qu'est-ce que Bedevilled / Kim Bok-nam Salinsageonui Jeonmal (2010) de Jang Cheol-soo a de plus qu'un autre film coréen horrifique à tendance gore ? Comment se fait-il qu'un tel film puisse motiver les programmateurs de la 49ème Semaine de la Critique a le retenir au milieu d'une multitude d'autre ? Voir Bedevilled c'est avoir le sentiment du déjà vu et revu. Un film comme il s'en fait beaucoup ici et là.

Hae-won en congés se rend à Moodo, l’île sur laquelle elle a grandi. Elle y retrouve son amie d’enfance Bok-nam, malmenée par son mari et les habitants de l’île. A bout, cette dernière demande de l’aide à Hae-won qui s’y refuse. Bok-nam livrée à elle-même sombre dans le mutisme et va se livrer à une vengeance sans concession...

Bedevilled est un condensé de films qui l'ont précédés. Il n'a rien d'exceptionnel même s'il tente d'être plus beau qu'il ne l'est. Le cinéaste pose l'action, enchaîne les évènements de manière grossière jusqu'au tout sanglant grand-guignolesque. Ce qui manque à ce Bedevilled c'est la coercition, de la consistance, une émotion aussi que l'auteur ne parviendra jamais à insuffler avec sincérité, noyant son sujet dans une surenchère de violence et d’artifice. Une violence amenée encore une fois grossièrement comme s'il fallait seulement montrer l'une des héroïnes malmenée par un entourage détestable pour que cela marche et qu'on emboîte le pas. Le vieil adage cinématographique dit en gros : "lorsque l'injustice frappe le héro, le public épousera sa vengeance". Ce n'est pas tout. Il s'agit de donner du corps à l'ensemble et le premier degré employé se fourvoie dans un résultat a contrario du but recherché. On ne parvient jamais à s'accrocher aux personnages même avec tout le malheur qui s'abat sur eux. Il en devient énervant de voir un cinéma qui se copie/colle les cahiers des charges d'un film à l'autre. L'histoire se voit venir sans surprise, les personnages virent dans le caricatural à l'image du jeu des acteurs, ça en devient lassant et consternant. Ceci toujours au premier degré. Ce cinéma coréen n'est plus que l'ombre de lui-même. Jang Cheol-soo se prend malheureusement trop au sérieux et la fibre dramatique qu'il tente de mettre en scène en devient risible. Et ces acteurs peinturlurés de fond de teint pour faire "bronzer" ? Il n'y a même pas le souci du détails de ce côté-là alors que Seo Yeong-hee (The Chaser, 2008) affiche une dentition au blanc immaculé et pour une paysanne vivant dans un autre siècle qui n'est jamais sorti de son îles... passons. Alors, il pouvait y avoir des choses intéressantes aussi, comme le contraste ville/campagne, citadin/paysans, société moderne/société archaïque mais tout n'est que surface et ne mérite pas qu'on s'y intéresse.

Bedevilled est un film d'horreur qui se voudrait auteurisant sans en avoir la carrure. Tout n’est pas à jeter dans le premier essai de l’ancien assistant réalisateur de Kim Ki-duk, on retiendra un ou deux instants d’émotions plutôt réussis. Sans cela, le film à la fois caricatural, « trop clean » et souvent pompeux, ne convainc pas. Premier coup pour Jang Cheol-soo, espérons une suite plus enthousiasmante…

I.D

dimanche 19 octobre 2008

60 films Coréens au Quartier latin de Paris

dimanche 19 octobre 2008
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Je viens d'apprendre la nouvelle sur Cinémasie : Une rétrospective de 60 films coréens se tiendra à la filmothèque du Quartier Latin du 22 octobre au 18 novembre 2008, de quoi se rincer les mirettes et de re-découvrir des oeuvres sur grand écran.

Quelques noms pour vous mettre en appétit : Kim Ki-duk, Im Sang-soo, Im Kwon-Taek, Hong Sang-soo...

A noter la présence de l'acteur Choi Min-sik (Old Boy, Ivre de femmes et de peinture) et du cinéaste Im Sang-soo pour la projection de The president's Last Bang.

Pour tout savoir sur le programme, c'est ici. La filmothèque affiche un tarif de 7€ (un peu cher quand même) et un tarif réduit de 5€ pour les étudiants, chômeurs et seniors.

FILMOTHEQUE DU QUARTIER LATIN
9 rue Champollion 75005 PARIS
Tél. :01 43 26 84 65
www.lafilmotheque.fr

Bonne projection !

dimanche 22 mai 2011

Festival de Cannes 2011 - Palmarès des films Asiatiques

dimanche 22 mai 2011
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Si Cannes 2010 nous avait offert la joie de voir décerner la palme d'Or au cinéaste thaïlandais Apichatpong Weerasethakul, cette année le palmarès n'est pas sans nous déplaire. Dans la compétition officielle, le turque Nuri Bilge CEYLAN avec BIR ZAMANLAR ANADOLU'DA s'est vu attribué le Grand prix du jury (ex-aequo avec les frères DARDENNE).

Le sulfureux Kim Ki-duk fait un retour remarqué, après des insinuations sur son retrait de l'industrie cinématographique, avec ARIRANG, en remportant le Prix Un certain regard (ex-aequo avec le film de Andreas DRESEN).

Enfin le troisième prix Cinéfondation revient au cinéaste sud-coréen SON Tae-gyum avec YA-GAN-BI-HANG.

Diana

samedi 8 mars 2008

L'histoire du cinéma Coréen de 1970 à 2008 - 2ème partie

samedi 8 mars 2008
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Suite et fin du dossier sur l'histoire du cinéma Coréen, de 1970 à nos jours, proposé par le site Cinemasie. Bonne lecture à tous !

"Les années 70
Les années 70 marquent pour le cinéma local une longue période de déclin des entrées en salles et d’augmentation du caractère strict de la censure d’Etat. En 1973, la Korean Motion Picture Promotion Corporation (ancêtre de l’actuel Kofic : Korean Film Council) est constituée afin de revitaliser l’industrie et la Korean Film Archive est fondée l’année suivante. Mais l’industrie cinématographique coréenne ne sortira de son déclin commercial qu’à la fin des années 90.

1980-1996
L’arrivée de nouveaux cinéastes talentueux au début des années 80 produit un léger réveil de l’industrie locale. Malgré une fréquentation en salles toujours faible, les années 80 sont marquées par une lègere baisse du niveau de censure et une reconnaissance croissante du cinéma national hors des frontières culminant avec le Prix d’Interprétation Féminine décerné en 1987 à Venise à KANG Su-Yeon pour sa prestation dans Mère Porteuse.

1996-aujourd'hui
En 1996, une nouvelle génération de cinéastes commence à se faire un nom. Le maître du cinéma d’auteur HONG Sang-soo débute avec Le Jour où le cochon est tombé dans le puits (1996) qui croise en un seul récit les destins de 4 personnages. Dans ce film très récompensé et ses suivants, HONG dépeindra la cruauté et la vilennie des relations humaines. C’est en 1996 que débute également le controversé KIM Ki-duk, célèbre pour son style de cinéma aussi rentre-dedans que visuellement percutant contruit de manière autodidacte ainsi que pour sa tendance à touner très vite pour des budgets réduits...."

 
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