mercredi 7 mai 2008

Cannes 2008 - programme des films Asiatiques

mercredi 7 mai 2008
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Plus qu'une semaine avant l'ouverture de la 61ème édition du festival de Cannes. Pour marquer l'évènement, voici les films Asiatiques présents cette année, accompagnés d'une sélection de leur filmographie, histoire que vous puissiez vous y retrouvez un peu !

~ COMPÉTITION ~

Longs métrages

24 City, Jia Zhang-ke
Filmographie : Still life (2007), The World (2005), Plaisirs inconnus (2003)

My Magic, Eric Khoo
Filmographie : le très réussi Be with Me (2005)

Courts métrages
Néant

~ HORS COMPÉTITION ~

Le Bon, la brute, le cinglé, Kim Jee-woon
Filmographie : A bittersweet life (2006), 2 soeurs (2004), 3 histoires de l'au-delà (2003), Foul King (2000), The Quiet Family

~ SÉANCES DE MINUIT ~

The Chaser, Na Jong-jin

~ SÉANCES SPÉCIALES ~

Ashes of Time Redux, Wong kar-wai
Filmographie : My Blueberry Nights (2007), 2046 (2004), In the Mood for Love (2000), Happy Together (1997), Les Anges déchus (1997), Nos années sauvages (1996), Chungking Express (1995), As Tears go by (1988)

~ UN CERTAIN REGARD ~

Longs métrages

Parking, Chung Mong-hong

Tokyo Sonata, Kiyoshi Kurosawa
Filmographie : Jellyfish (2003), Kaïro (2001), Charisma (1999), Cure (1999), Suit yourself or shoot yourself!(1996), Sweet home (1989)

Tokyo !, Bong Joon-Ho
Filmographie : The Host (2006), Memories of murder (2004), Barking Dog (2000)

Yi Ban Haishul, Yi Ban Huoyan, Liu Fendou

~ LA QUINZAINE DES RÉALISATEURS ~

Longs métrages

Ni Lang Zhi Nu, Yin Lichuan
Fimmographie : Le Jardin public (2007)

~ SÉANCES SPÉCIALES ~
Néant

~ COURTS MÉTRAGES ~

Programme 2

Summer Afternoon, Ho Wi-ding

~ ACID ~

Longs métrages

Transe, Lee Eur-jin

Courts métrages
Néant

~ 47e SEMAINE INTERNATIONALE DE LA CRITIQUE ~

Longs métrages
Néant

Courts métrages
Néant

Séances spéciales
Néant

mardi 6 mai 2008

Ploy de Pen-ek Ratanaruang

mardi 6 mai 2008
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Décidée de découvrir Pen-ek Ratanaruang je me rends au Mk2 Beaubourg, seul cinéma Parisien a diffusé Ploy. Ou je devais me résigner à faire un Paris-Lyon…

Ploy est le nom de cette jeune fille de 18 ans apparaissant dans ce luxueux hôtel où réside le couple marié Daeng et Wit. La jeune fille fait la rencontre de Wit au bar de l’hôtel. S’en suit une discussion banale entre les deux protagonistes. Finalement Wit propose à la jeune fille de monter dans sa chambre en attendant la venue de sa mère « pour se reposer et se laver ».

De là, née un sentiment d’étonnement et de jalousie de la femme de Wit, Daeng, ne comprenant pas que son mari est invité Ploy dans leur chambre, dans leur cocon marital. Ploy devient ainsi l’incarnation du mal aux yeux de Daeng, ce qui va d’ailleurs mener à une scène quasi subliminale où elle tue Ploy en l’étouffant. Plus que cela, elle est dans le film l’élément déclencheur qui va mener le couple à des questionnements sur leur situation amoureuse chaotique. Après 7 ans de mariage, Daeng reproche à son mari de ne plus ressentir son amour pour elle, de ne plus lui dire « je t’aime » comme auparavant, ce dernier s’en défend « tu veux que je te répète je t’aime comme un perroquet ? ».

Pendant ce temps, on assiste dans une autre chambre, au jeu amoureux de la femme de ménage et du barman de l’hôtel. Une succession de plans rapprochés, filmés avec finesse où l’on découvre, on contemple l’acte sexuel et sensuel du jeune couple. Une forme de projection du couple passé : le couple qu’était peut être Daeng et Wit il y a 7 ans ? D’un côté la chambre du passé, et de l’autre la chambre du futur…

Les séquences se suivent et le parallèle devient de plus en plus évident. Le réalisateur parvient à installer un rythme lent mais cohérent. Le tout est agréable. Sur un plan scénaristique, on dénotera la scène du hangar, peu approprié et raté, même si l’on peut comprendre le changement de rythme et d’environnement qu’il a voulu imposer à la fin.

Pen-ek Ratanaruang impose un film voluptueux et contemplatif, d’où émane des milliers d’interrogations. Un film dont on perçoit toutes les problématiques de couple : la « péremption » de l’amour, la routine du couple, la passion éphémère…

samedi 12 avril 2008

Les larmes achetées

samedi 12 avril 2008
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Qui est Madame Wang ?

A Pékin, elle vend des CD et des DVD sous le manteau en s’affichant avec la fille de ses voisins. Le peu qu’elle gagne, son mari sans emploi le perd au mahjong. Elle se fait harceler et dépouiller de sa marchandise pirate par des policiers. Lorsqu’elle rentre chez elle, elle apprend que les parents de l’enfant ont abandonné leur fille. Seule avec cette dernière, elle voit son mari se faire incarcérer pour avoir passer à tabac un collègue de jeu à l’humour déplacé et la voici repartit dans sa province natale pour opérer un nouveau départ loin de la capitale. Là, elle retrouve son ancien petit ami et monte ensemble une entreprise de pleureuse professionnelle pour cérémonie funéraire. Elle, « l’artiste », lui, son agent.

En quelques scènes, le décor est planté. Liu Bing-jan donne le ton à travers un film qui se veut un drame réaliste, une satire sociale emprunt de cynisme. On s’émeut, on rit devant la succession d’évènements se jouant dans cette Chine de Madame Wang où elle réussit en tant que pleureuse. Sa petite entreprise marche. Madame Wang joue les pleures sans grande émotion, seul compte l’appât du gain. Les nouvelles qu’on écoute à la télévision pouvant apporter les clients potentiels, le calcul des décès de sa ville et des environs comme argent comptant, l’employé du crématorium qu’on soudoie, le cynisme poussé jusqu’à contrôler la chaîne du mort.

Liu Bing-jan nous livre avec talent une diatribe forte et violente sur la société chinoise. Un tableau satirique stylisé où l’individu doit s’adapter à l’égoïsme et à la corruption ambiante. C’est dans cet environnement hostile que Madame Wang gagne sa vie, fait son bout de chemin dans les contrées magnifiques de sa province. Une catastrophe en remplaçant une autre, Madame Wang avance.

Et après tout cela ? La vie continue…

Illitch Dillinger

mardi 11 mars 2008

Mad Detective : le policier décalé

mardi 11 mars 2008
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Il aura fallu attendre 2008 pour voir sur nos écran une nouvelle collaboration entre Johnnie To et Wai Ka Fai, qui n’avaient plus travaillés ensemble à la réalisation depuis 2003.

Mad Detective, signe le nouveau film du Maître du polar Hongkongais (Sparrow à venir) avec l’un de ses scénaristes et producteurs fétiches à qui on doit le rocambolesque Running On Karma.

Que dire de Mad Detective ?
Bun, policier respecté de ses collègue se maltraite, se vie dans la peau des criminels qu’il traque, assisté du jeune inspecteur Ho (il trucide un porc avec un couteau, il s’enferme dans une valide avant de dévaler des escaliers, ou encore s’inhume en pleine terre).
Bun, policier atypique a un « don » : celui de « voir les démons dans le cœur des gens ». Sa folie mettra un terme à sa carrière jusqu’au jour où l’inspecteur Ho le sort de cette retraite anticipée. L’affaire : L'arme à feu d'un policier disparu est utilisée dans plusieurs braquages et assassinats...

Arrivé au summum de sa réalisation avec Exiled et le diptyque Election, Johnnie To avec son comparse Wai Ka Fai, nous plonge dans un polar noir, décalé, et parvient à se réinventer. Si le scénario reste somme toute banal, en partant de la perte d’un revolver (PTU), Johnnie To explore avec subtilité le surnaturel dont le personnage interprété par Lau Ching Wau se fait écho. Il marque par la faculté qui le caractérise dans le film, comme dans la scène où il observe les sept personnalités du suspect n°1. Une faculté qui lui permet de voir deux mondes, celui du paraître et du « réel ». Une folie s'empare du personnage, lorsque ces visions se mêlent à des visions personnelles, où il voit sa femme disparue. Cette folie servira de leitmotiv au personnage jusqu’au dénouement final.

Mad Detective ? Un bon polar décalé.
Illitch Dillinger

samedi 8 mars 2008

L'histoire du cinéma Coréen de 1970 à 2008 - 2ème partie

samedi 8 mars 2008
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Suite et fin du dossier sur l'histoire du cinéma Coréen, de 1970 à nos jours, proposé par le site Cinemasie. Bonne lecture à tous !

"Les années 70
Les années 70 marquent pour le cinéma local une longue période de déclin des entrées en salles et d’augmentation du caractère strict de la censure d’Etat. En 1973, la Korean Motion Picture Promotion Corporation (ancêtre de l’actuel Kofic : Korean Film Council) est constituée afin de revitaliser l’industrie et la Korean Film Archive est fondée l’année suivante. Mais l’industrie cinématographique coréenne ne sortira de son déclin commercial qu’à la fin des années 90.

1980-1996
L’arrivée de nouveaux cinéastes talentueux au début des années 80 produit un léger réveil de l’industrie locale. Malgré une fréquentation en salles toujours faible, les années 80 sont marquées par une lègere baisse du niveau de censure et une reconnaissance croissante du cinéma national hors des frontières culminant avec le Prix d’Interprétation Féminine décerné en 1987 à Venise à KANG Su-Yeon pour sa prestation dans Mère Porteuse.

1996-aujourd'hui
En 1996, une nouvelle génération de cinéastes commence à se faire un nom. Le maître du cinéma d’auteur HONG Sang-soo débute avec Le Jour où le cochon est tombé dans le puits (1996) qui croise en un seul récit les destins de 4 personnages. Dans ce film très récompensé et ses suivants, HONG dépeindra la cruauté et la vilennie des relations humaines. C’est en 1996 que débute également le controversé KIM Ki-duk, célèbre pour son style de cinéma aussi rentre-dedans que visuellement percutant contruit de manière autodidacte ainsi que pour sa tendance à touner très vite pour des budgets réduits...."

 
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