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vendredi 13 mai 2011

Merantau : Pencak Silat revival

vendredi 13 mai 2011
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Tu seras un homme mon fils… voilà une rengaine qui pourrait entamer Merantau (2009) du britannique Gareth Evans. Le « merantau » est un rite de passage à l’âge adulte.

Yuda qui pratique l’art martial silat quitte son village pour la ville de Jakarta. Il part y faire son « merantau ». Alors qu’il pourchasse un enfant qui vient de le voler il croise le chemin d’Astri, une danseuse dans un bar qui a des ennuis avec son patron. Il intervient…

Le film indonésien d’action Merantau est donc ce jeune campagnard naïf qui va devoir affronter les vices de la ville infectée de sales types. Pire encore, il va devoir affronter des méchants hommes blancs qui gèrent un trafic de prostituées pour sauver sa « belle ». La « belle » pour le coup c’est Scisca Jessica. Y a toujours une fille comme leitmotiv, toujours. Bon. Passé ces quelques clichés bien gras ce Merantau s’avère plutôt prenant. Il y a une histoire qui se vit, de la fluidité dans les combats et des acteurs convaincants, enfin pas chez les méchants (qui manquent d’ailleurs de « punch » dans les combats). La mise en scène de Gareth Evans est respectable surtout dans l’action. Elle laisse voir correctement les affrontements. On assiste donc à de bons combats, de bonnes chorégraphies, en bref à des scènes qui nous emballent et où l’on retrouve des choses - déjà-vus, typiques des films d’actions notamment certaines scènes de films de Jacky Chan. On pourrait également souligner la scène d’ouverture sur une démonstration de silat qui rappellera inévitablement les films de Liu Chia-liang pour nous mettre dans le bain. Pour parler de l’art martial Pencak Silat, je ne suis pas sûr qu’on assiste à chaque fois à du silat à proprement parlé mais d’un mélange avec d’autre arts martiaux. Peu importe. Ce n’est pas un film sur le silat mais le merantau. Et le merantau c’est aussi savoir faire face à l’adversité. De ce fait, s’adapter pour mieux s’en sortir, non ? Ce n’est donc pas un problème en ce qui me concerne.

Merantau est un bon film. Il nous donne de l’action, de la romance et du drame. Il est bien rythmé et son acteur principal Iko Uwais en plus d’être un bon artiste martial est bon acteur. On espère que la découverte de ce jeune homme verra d’autre projet de cet acabit, avec une plus grande ambition encore.

I.D.

mardi 30 novembre 2010

L'Indonésie à l'honneur au cinéma La Clef [Week-end du 4 au 5 décembre 2010]

mardi 30 novembre 2010
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A l'initiative de l'association Franco-indonésienne Pasar Malam, le cinéma La clef (Paris 5, métro Censier Daubenton) accueillera une rétrospective rare de 6 films du cinéma indonésien, le week-end du 4 au 5 décembre.

Autour de thèmes divers, la culture et l'histoire indonésienne - d'antan et contemporaine - seront de mise dans cette sélection.

Courts métrages, ventes de livres et DVD, et discussions passionnées s'inviteront aussi.

2 points importants :
- Les films seront uniquement sous-titrés en Anglais
- La réservation est indispensable par e-mail (afi.pasar-malam@wanadoo.fr)

Toutes les infos sur : www.cinemalaclef.fr

Tarifs : 12€ par film / Forfait à la journée (conférence + projection de 3 films + cocktail) 26€ / Forfait pour les 2 jours (conférence + projection de 6 films + cocktails le samedi et dimanche soir) 45 €

Samedi 4 décembre
14h00 : Harimau Tjampa (Le tigre de Tjampa)
De D. Djayakusuma, 1953, 97 minutes, N/B

16h15 : Para Perintis Kemerdekaan (Pionniers de la liberté)
De Asrul Sani, 1980, 2h, couleurs

18h30 : Kantata Takwa (nom du groupe de musiciens)
D'Eros Djarot, Gotot Prakosa et Slamet Rahardjo, 1992-2008, 1h08, couleurs

Dimanche 5 décembre
14h00 : Tjoet Nja Dhien
De Eros Djarot, 1988, 1h45, couleurs

16h00 : Langitku Rumahku (Mon ciel, ma maison)
De Slamet Rahardjo Djarot, 1990, 1h43

18h15 : Tiga Hari Untuk Selamanya (De 3 jours à l'éternité)
De Riri Riza, 2007, 1h42, couleurs
Diana

mercredi 27 octobre 2010

Laskar Pelangi : L’école de l’espoir

mercredi 27 octobre 2010
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Adapté d’un livre à succès de Andrea Hirata Seman, Laskar Pelangi (2008) de Riri Riza est une comédie dramatique indonésienne, connue également sous les titres anglais Rainbow Troops ou Rainbow Warriors. On y suit dans les années 1970 le quotidien d’une classe élémentaire, celle de Muhammadiyah. Cette école se trouve dans la province de Bangka Belitung à Gantong Kampung. Elle accueille des enfants pauvres dans un bâtiment délabré. Une professeur, Muslimah s’occupe d’une dizaine d’élèves non sans difficulté…

Laskar Pelangi fut un gros succès au box-office local. Est-ce un élément qui permette un jugement de valeur ? J’ose penser que non. Du moins, j’aimerais que cela soit constamment le cas en ce qui me concerne. Il m’arrive d’avoir un peu peur des succès commerciaux pour tout avouer. Ainsi, ce film s’inscrit dans une tendance commerciale. Un film familial pour le plus grand nombre. On sait dès lors à qui ce film s’adresse et quelles seront ses limites. Ainsi, on n’échappe pas à ces moments où le trop plein de bons sentiments et les propos parfois naïfs font place, et pourtant… Pourtant si l’on peut reprocher à Laskar Pelangi cette approche grand public avec un aspect qui s’avère de temps à autre formaté voir bateau, il n’en reste pas moins qu’il recèle de qualités.

Tout d’abord le cinéaste Riri Riza adopte une mise en scène qui se marie parfaitement avec son sujet. Un œil de cinéaste qui souligne avec retenue ces souvenirs d’enfance où se mêlent joie, rêve et tristesse. Dans un magnifique décor naturel, Laskar Pelangi se veut un plaidoyer de l’éducation pour tous. Cette œuvre transmet également un message rempli d’espoir : celle de surmonter les obstacles, continuer à se battre même face à l’adversité. Le scénario sert ainsi un message positif dans un film qui est à la fois social, politique et traitant de l’éducation. Mais ce film ne serait rien sans une brochette d’acteurs qui donne le meilleur d’eux-mêmes. Les adultes jouent avec justesse et conviction. Quant aux enfants, ils communiquent une fraîcheur et un naturel sans borne.

Laskar Pelangi est une œuvre réussie et qui parvient à communiquer une émotion certaine. Une œuvre qui nous transporte à travers son récit. Une jolie histoire racontée en voix off avec douceur mais où le drame n’est jamais bien loin. Une œuvre simple et touchante sur des tranches de vie lesquelles font tout bonnement du bien…

I.D.

 
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