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jeudi 17 novembre 2011

Du cinéma indien au Jeu de Paume

jeudi 17 novembre 2011
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Le Jeu de Paume (place de la Concorde) présente jusqu'au 22 janvier, l'oeuvre de deux cinéastes indiens : Jahnu Barua et Adoor Gopalakrishnan. Issus tous deux du Film Institute de Pune, ils partagent néanmoins des repères géographiques différents, l’Assam au nord-est de l’Inde pour Jahnu Barua et le Kerala au sud-ouest pour Adoor Gopalakrishnan. De ces origines naissent des histoires respectives et des langues propres (l'assamais et le malayalam).

jeudi 21 octobre 2010

Don : Qui est le boss ? Humm… pas toi

jeudi 21 octobre 2010
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C’est quelque chose pour un profane comme moi de tomber sur un film indien à l’image de Don (2006) de Farhan Akhtar. Un bollywood qui n’a rien avoir avec les comédies sentimentales, mélodramatiques et j’en passe (trop sirupeuses à mon goût, enfin c’est ainsi que je qualifierai la chose pour les quelques films vus, et oubliés) sur lesquelles il m’est arrivées de me poser. Là, on a affaire à un film d’action, un film de gangster et pour le coup… il faut bien dire que je reste circonspect.

En gros l’histoire c’est quoi ? Ou plutôt devrais-je dire, c’est qui Don (ce bon vieux Shahrukh Khan qui m’irrite la peau tout en m’hérissant le poil, pour qui j’ai un peu plus d’estime depuis l’intéressant My Name is Khan) ? Don, c’est le bras droit d’un gros ponte de la pègre s’adonnant au trafic de drogue. Un ponte aussi mystérieux que les miracles à Lourdes et Fatima. En somme, personne n’a vraiment l’air de savoir à quoi il ressemble. Mais Don « la classe tape à l’œil » veille sur le business tout en évitant de se faire arrêter par le policier De Silva, qui va enfin avoir sa chance suite à une course poursuite qui tourne mal. De Silva cache alors Don et le remplace par Vijay son sosie qui doit infiltrer l’organisation criminelle pour faire arrêter le numéro 1…

Don est un film généreux. Un film généreux pour tout plein de chose, et en plein de chose. Il y a de l’action qui donne à voir, des pointes humoristiques, de jolies filles (en tête Priyanka Chopra), une réalisation « tendance » pour le genre (on aime ou on aime pas, en ce qui me concerne c’est bof bof), il y a des chants et de la danse, des rebondissements à tout va dans une intrigue qui dure comme si l’on assistait aux épisodes d’un feuilleton mit bout en bout. Don est généreux, mais pas que dans le positif, c’est ça qui est malheureux. Don est long. Il ennuierait presque tant l’intrigue apporte quantité de scènes et personnages (je pense notamment au personnage du vol de diamant) inutiles. Et pourtant, dans ce film la longueur n’est pas un problème. On suit le film en « spectateur facile » tout en se disant… était-ce bien nécessaire - tout ce surplus - ? Aussi, étant peu client de danses et de chants, j’exècre leur présence dans une œuvre de cinéma. Ouh que la première chorégraphie est laide. Sans doute due à l’actrice qui se meut comme un pantin. Beurk. Quant aux paroles des chants… non, très franchement ce n’est pas ma tasse de thé. Ce n’est pas tant bollywood, car je pourrais également parler du vieux cinéma malais comme certain film de P.Ramlee dont la chansonnette me tapait quelque peu sur les nerfs. D’office, Don par avec un handicap. Alors on prend sur soi, sur ce qui s’apparente à une torture cinématographique (toujours en ce qui me concerne) et on continue....

Il reste dans ce Don deux gros soucis. Le premier : Shahrukh Khan. Don et Vijay en même temps. Shahrukh Khan l’acteur. Détestable. Son jeu (sans doute volontaire ou voulu par le cinéaste, d’un côté je ne suis pas un connaisseur, de l’autre pas d’info’ à ce sujet) est d’une exubérance et d’une grossièreté affligeante. Qu’il joue mal ! Une horreur ! C’est risible. On n’y croit pas une seule seconde. Si c’était voulu alors c’est gagné. Mais la prestation de l’acteur-hyper star vénéré en Inde (et ailleurs, sans doute) est consternante faisant tomber le film dans une farce. Le second : Don et du même coup Vijay, ces personnages n’allant pas sans Shahrukh Khan. Si ce dernier joue si mal c’est sans doute due à ce personnage de malfrat imbu de sa personne et mégalomane. Bref un personnage auquel on a du mal à accrocher. Des méchants dans le cinéma, on peut en aimer. Il y en a des exemples à la pelle. Mais comment apprécier ce Don ? On a qu’une envie : que les flics fassent leur boulot et avec une petite bavure qui va avec. Et le film lui est consacré ! Vijay. Shahrukh Khan en mode bouffon. Ca roule des yeux, la bouche en cul de poule, ça parle avec une voix nasillarde. Ok c’est le pendant « gentil » de Don. On l’apprécie un peu plus parce qu’il amène un côté léger et drôle mais à part ça… ce personnage est juste ridicule. Un bouffon (je me répète, je sais). Là aussi, le jeu de Shahrukh Khan est à la peine. Deux caricatures (Don et Vijay) poussées à leur paroxysme.

Pourtant… pourtant… Don n’est pas un mauvais film. Il y a de bonnes choses. J’ai particulièrement aimé le film d’action qu’il est. Ce film policier aux rebondissements multiples dont le dénouement s’avère plutôt sympa. J’ai affiché le sourire de circonstance, mais bon, ce n’est pas encore avec Don que je découvrirai « ma » perle bollywoodienne. On s’exclame (parfois dépité) par un : mais c’est quoi ce film ?! Don (semble nous dire Shahrukh Khan avec le point d’exclamation) ! La générosité exubérante d’un cinéma (en somme) ! Alors pour moi, une fois de temps en temps parce que c’est comme l’alcool : trop, peut rendre malade et ensuite on se réveille avec la gueule de bois. Et qu’est-ce que je lis en surfant sur l’IMDb ? Il y a un Don 2 en pré-production… ouah ! Je ne sais si j’aurais la force de surmonter ce nouvel épisode, surtout si Don continue à se la raconter de manière pas possible et vulgaire avec sa fausse classe d’un méchant (plus que) secondaire tout droit sortie d’une série B pourrie à qui l’on donnerait un premier rôle même pas crédible pour deux sous dans une production qui a les moyens de voir les choses en grand. Peut-être aussi que ce film est une énorme farce qui tourne en ridicule les films de gangsters… ? (D’un coup, je m’interpelle) A méditer (donc) même si je ne suis pas sûr de cela du tout.

I.D.

dimanche 25 juillet 2010

Bollywood s'invite sur Paris du 14 juillet au 14 sept. au cinéma Le Brady

dimanche 25 juillet 2010
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Moi qui m’étais donnée pour mission de combler mes lacunes dans le cinéma Bollywoodien, je suis servie !

Du 14 juillet au 14 septembre
, L’été de Bollywood revient pour sa 2ème édition dans les salles du cinéma Le Brady. L’évènement à l’origine du site Fantastikindia (d'ailleurs vous avez jusqu'au 29 juillet pour remporter vos places de ciné ici) propose 10 « morceaux choisis » de la production indienne de ces dernières années :

- Devdas (3h) - Sanjay Leela Bhansali
- Dostana (2h23) - Tarun Mansukhani
- Dulha Mil Gaya (2h32min) - Mudassar Aziz
- Guru (2h45) - Mani Ratnam
- Lagaan (3h45) – Ashutosh Gowariker
- My name is Khan (2h30) – Karan Johar
- Rab Ne Bana Di Jodi (2h07) - Aditya Chopra
- Shakti (3h08) – Krishna Vamshi
- Umrao Jaan (3h08) - J.P. Dutta
- Yuvvraaj (3h20) – Subhash Ghai

Les horaires seront communiqués chaque semaine sur le site LeBrady.fr.

En attendant, voici la programmation :

Lundi 26 juillet
15h30 : Guru
20h50 : Rab Ne Bana Di Jodi
21h10 : My name is Khan

Mardi 27 juillet
15h30 : Umrao Jaan
20h50 : Devdas

Mecredi 28 juillet
15h30 Umrao Jaan
19h : My name is Khan

Jeudi 29 juillet
15h30 : Devdas
19h : Dulha Mil Gaya

Vendredi 30 juillet
15h30 : My name is Khan
19h : Guru

Samedi 31 juillet
15h30 Shakti
19h Rab Ne Bana Di Jodi

Dimanche 1 août
15h30 : Lagaan

Lundi 2 août
15h30 Rab Ne Bana Di Jodi
19h : My name is Khan

Mardi 3 août
15h30 Yuvvraaj
19h : Dulha Mil Gaya

mercredi 04 août
15h30 Devdas
19h Rab Ne Bana Di Jodi

jeudi 05 août
15h30 Yuvvraaj
19h Shakti
21h10 My Name Is Khan

vendredi 6 août
15h30 Dostana
19h Devdas
21h10 My Name Is Khan

samedi 7 août
15h30 Lagaan
19h30 Dostana

dimanche 8 août
15h30 Umrao Jaan
19h Dulha Mil Gaya

lundi 9 août
15h30 Shakti
19h Guru
21h10 My Name Is Khan

mardi 10 août
15h30 Umrao Jaan
19h Yuvvraaj

lundi 16 août
15h30 Shakti
19h Dulha Mil Gaya
21h10 My Name Is Khan

mardi 17 août
15h30 Guru
19h Yuvvraaj

Où :
Le Brady
39 Boulevard de Strasbourg – Paris 10ème
Métro : Château d’eau
Site officiel : http://www.lebrady.fr/

Tarifs :
Plein tarif 8 €
Carte 5 places pour 30 € (soit 6 € la séance)
Carte UGC illimité acceptée

Programmation complète :
L’été de Bollywood – PDF
Diana

mardi 22 juin 2010

My Name Is Khan : ... and I'm Not a Terrorist

mardi 22 juin 2010
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J’ai découvert la sortie de My Name Is Khan (2010) de Karan Johar grâce une critique du sympathique blog L’impossible blog ciné. Ni une, ni deux, la séance fut programmée. C’est vendredi dans une des salles parisiennes (quasi-vide, match France-Uruguay oblige) que je découvris ce film.

Rizvan Khan est un enfant musulman qui souffre du syndrome d’Asperger (forme d’autisme). Il vit avec son frère et sa mère en Inde. Adulte, il se rend aux états unis où il tombe amoureux de Mandira, une indienne hindoue avec qui il se marie. Dès suite du 11 septembre 2001, ses origines et son handicap le rend suspect…


Quelques jours après avoir découvert My Name Is Khan, je suis toujours autant partagée entre ce qui m’a le plus emballée de ce qui m’a le plus irritée dans le film. My Name Is Khan vaut pour pleins de raisons, c’est indéniable. En premier lieu, sa soif de tolérance, qui se veut présente dans les premiers échanges entre Rizvan - enfant - et sa mère sous fond de confrontation religieuse (que j’aurais aimé plus longue mais passons) ; fondement qui fera grandir Rizvan dans une forme de quête qui le guidera jusqu’à l’âge adulte. Mais cette tolérance, Karan Johar l’instaure sous une forme peu commune. Il insuffle avec légèreté le combat mené par ces protagonistes, chose qui peut surprendre au premier abord, mais qui permet au film de défendre son propos avec simplicité et d’aborder tous les sujets possibles et inimaginables, tantôt en profondeur, tantôt en survol. Et c’est tout là le paradoxe de My Name Is Khan, traiter avec légèreté voir utopie les sujets les plus difficiles. Par moment, le mélange prend forme et dans une volonté communicative, et on se laisse alors facilement porter par les bons sentiments, à d’autres, il est insipide, limite grotesque. My Name Is Khan est ce déroulement en dent de scie, pouvant vous mener aux larmes – de rire ou de tristesse – comme vous engouffrer dans un ennui découlant de scènes prévisibles. L’entreprise est loin d’être inintéressante, elle est déroutante, parfois compliquée à cerner. Alors je me reproche parfois de ne pas avoir eu le recul nécessaire pour apprécier des scènes qui m’ont parues « préfabriqués », la surenchère d’émotion n’ayant pas aidé…

My Name Is Khan est un mélange entre bons moments, appuyé par des prestations remarquables de Khan (Shahrukh Khan) et de Mandira (Kajol Devgan), et instants risibles. J’avais été prévenue, le film n’a pas véritablement l’âme d’un Bollywood mais j’attendais tout de même des clins d’œil plus appuyés à ce cinéma. A part ça, My Name Is Khan reste un bon divertissement qui parvient à tenir en haleine malgré ses 2h40.

Diana

lundi 13 avril 2009

Slumdog Millionaire de Danny Boyle (2009)

lundi 13 avril 2009
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A l’heure où Slumdog Millionaire (2009), soutenu par ses 8 oscars, vient de franchir la barre de 2 millions d’entrées en France, voilà l’opportunité pour nous, de s’arrêter sur le dernier film de Danny Boyle.

Slumdog Millionaire est un film britannique entièrement tourné à Bombay, en Inde. Tiré du roman de l’indien Vikas Swarup : Les Fabuleuses Aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire, le film narre le parcours de Jamal, un « chien des bidonvilles » de Bombay ; depuis son enfance jusqu’à son accession à la dernière question du célèbre jeu télévisé Qui veut gagner des millions ; qui est en passe de bouleverser sa vie.

La structure narrative du film prétexte les questions posées au cours du jeu par l’animateur à Jamal, pour évoquer les différents événements de sa vie et comprendre comment il a pu réussir à atteindre ce stade du jeu (stade auquel même les plus brillants ingénieurs, chercheurs ou docteurs peinent à accéder).

En effet, dès l’ouverture du film, la question est posée : le jeune héros est-il intelligent ? Chanceux ? Tricheur ? Ou est-ce tout simplement son destin ? Une fois l’intrigue posée, on s’aperçoit rapidement que celle-ci n’est en fait qu’accessoire en contraste avec la vie de Jamal, tant son parcours décrit par Boyle, semble chaotique et brutal. Au travers du personnage principal : Jamal, de son frère : Salim (inexistant dans le roman) et de son amie de toujours : Latika ; le récit tente, avec une certaine fluidité, d’évoquer les différentes facettes de l’Inde.

Bon nombre de facettes du pays y sont évoquées : la misère sociale (quand elle n’est pas humaine) du quotidien d’orphelins livrés à eux-mêmes dans des bidonvilles, la prostitution, le trafic humain, la délinquance, la religion (conflits éternels hindous-musulmans), le cinéma « bollwoodien » (l’autre religion du pays), le tourisme, etc…

Mais la réussite du film réside dans le fait que Danny Boyle ait su garder un ton accessible, servi par un scénario riche, la narration, espacée tant dans le lieu que dans le temps, reste dense.

De plus, Boyle sait saisir les ressources locales, sa caméra filme les paysages avec un jeu de caméras et de couleurs remarquables, une musique captivante du génial AR. Rahaman (2 oscars), quelques touches d’humour et des clins d’œil au « Bollywood » notamment avec le générique de fin qui soulignent l’optimisme propre à ce pays ; Ici, personne ne se plaint, tout le monde vit sans recul, un peu comme dans le film tout est excessif, la réalité est aussi violente et cruelle que le personnage principal est passionné et optimiste. En jonglant avec ces éléments et en faisant évoluer autour du triangle de personnages des intrigues renvoyant aux liens familiaux ou amoureux, le cinéaste reste toujours au premier degré et arrive ainsi à rester universel et divertissant.

C’est peut-être en cela que le film a déçu certains critiques, Danny Boyle, qui a débuté sa carrière avec des films tels que Petis meurtres entre amis ou Trainspotting semble avoir occulté volontairement le cynisme qu’il pouvait avoir en lui pour offrir dans Slumdog, un spectacle grand public, manichéen (les méchants sont très méchants !) et moral. Car assurément, ce film reste moral, dans le sens où (sans dévoiler le dénouement du film) il se termine dans l’ordre des choses, à l’image des destinées respectives des deux frères ; comme si cela était écrit ;

Et c’est en cela que le film peut paraître déroutant, car après avoir réussi à nous faire évader dans un autre monde pendant près de 2 heures, on s’aperçoit en réalité que, souligné par le final chanté et chorégraphié, ce n’est que du cinéma (mais du bon cinéma).

Cassius

 
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