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mercredi 4 mai 2016

Suddenly in Dark Night : La Folie ?

mercredi 4 mai 2016
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Drame horrifique aux teintes fantastiques de Ko Young-nam, Suddenly in Dark Night / Gipeun bam gabjagi (1981) s’inscrit également comme un thriller psychologique. 

Un biologiste vivant avec femme et enfant engage une jeune femme comme servante. Cette dernière est une orpheline, fille d’une prêtresse chamane qui se sépare rarement d’une énigmatique poupée. Si la maîtresse des lieux voit d’un bon œil cette arrivée, elle change, petit à petit d’avis en suspectant la jeune femme de vouloir séduire son mari…  

mardi 19 janvier 2016

A Bloody Aria : bourreaux / victimes

mardi 19 janvier 2016
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Second long-métrage de Won Shin-yeon qui s’était déjà fait remarquer avec un film d’horreur, A Bloody Aria / Gutayubaljadeul (2006) est un thriller psychologique et dramatique. 

Dans un coin reculé de Corée du Sud, à Yadang, après une audition un professeur de musique reconnu, Park Young-sun (Lee Byung-joon) conduit l’une de ses élèves, In-jung (Cha Ye-ryun). Alors qu’il se fait amender par un policier, Moon-jae (Han Suk-kyu) il fuit ce dernier et se réfugie dans un lieu perdu. Il profite de la situation pour abuser de la jeune fille qui se débat et prend la fuite. Peu après, alors qu’il espère qu’elle revienne, Young-sun doit faire avec trois voyous. Quant à In-jung, elle est prise en stop par un individu (Lee Moon-sik) en deux roues… 

lundi 2 novembre 2015

End Of Winter [#ffcp2015]

lundi 2 novembre 2015
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Premier long-métrage de Kim Dae-hwan, End Of Winter (2014) est une comédie dramatique familiale réalisé dans le cadre de ses études en école de cinéma à l’université de Dankook.  

La famille Kim se retrouve autour de la célébration du départ en retraite du patriarche, professeur. Pour l’occasion, les deux fils sont venus de Séoul jusque dans leur ville natale de province, l’ainé des deux avec sa femme. Mais au restaurant, juste après la cérémonie, le père fraîchement retraité annonce abruptement, à la surprise de tous, qu’il veut divorcer. C’est l’hiver, la neige bloque les transports, et les fils sont obligés de passer la nuit chez les parents dans une ambiance… glaciale. (Source : ffcp) 

dimanche 1 novembre 2015

Interview [#ffcp2015]

dimanche 1 novembre 2015
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Second court-métrage de Kim Dae-hwan qu’il met en scène dans le cadre de ses études au sein de l’université de Hongik, Interview (2011) est une comédie dramatique narrant l’entretien que passent deux hommes dans une même pièce. L’un et l’autre son père et fils et se retrouvent à répondre à des questions personnelles. Une seule place est alors à pourvoir…  

Interview se divise en deux environnements que le montage alterne. D’une part, ce lieu où se déroule cet entretien singulier. De l’autre, une journée que partagent ce père et ce fils qui se recueillent sur la tombe de la mère de famille. Kim Dae-hwan parvient à maintenir un certain mystère autour de cet entretien réalisé en binôme. On ne sait pas très bien pour quel type de poste (ou non) postule ce père et ce fils, dont on apprend un peu plus à leur sujet, et ce à mesure que le métrage avance. Comme se dessine la révélation, petit à petit autour de leur présence à cet entretien. L’auteur sait captiver, notamment par l’aura énigmatique de la situation, même s’il n’échappe pas à quelques dialogues et scènes superflues. Tantôt comique, tantôt dramatique, on prend conscience de la difficile relation qui existe entre ce père absent et ce fils qui a appris à se débrouiller seul. Le dénouement, lui répondra aux interrogations et interpellera surtout. On prendra donc conscience que l’étudiant cinéaste d’alors avait là une bonne idée scénaristique, exploitée au mieux, bien que le montage fasse défaut. En effet, compte-tenu du cœur du récit, le montage ne parvient à jouer habilement avec la révélation finale, dans cette façon d’imbriquer les deux environnements traités. Il peine à livrer une conclusion compréhensible et pourrait alors en déconcerté plus d’un. Sans ça, Interview dénote d’un intérêt certain. 

I.D.

vendredi 20 février 2015

Attack On The Pin-Up Boys : Caca swag

vendredi 20 février 2015
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WARNING ! Parental Advisory : Explicit content

(Ressuscitée kimbongparkienne)

Dans les vapeurs d’alcool, de soju pour être honnête et attablés autour d’un barbecue, chez Odori, resto coréen basé Paris 15ème, nous… moi, Oswald et un pote qui habite non loin de là, à quelques rues, Cambronne pour être exact. Eh bien, nous sirotions nos verres tout en affichant des mines décrépites. Je lui avais fait part d’une soirée où les invités parlaient de la grosse commission sans aucune retenue. Dur, mou, liquide, histoire de constipation et j’en passe, l’horreur ! J’étais prêt à les assister pour leur suicide s’ils me le demandaient, et cela gracieusement. « Ils étaient coréens ? » me demanda mon pote alias G’zu, l’air de rien. J’affichais une mine perplexe tout en faisant un signe non de la tête. Sur quoi, il partit dans un monologue en commençant par :

vendredi 6 février 2015

Yongary, Monstre des Abysses : Kaiju kimchi

vendredi 6 février 2015
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Lorsque les sud-coréens donnent dans le Kaiju trempé dans du kimchi, ça donne : Yongary, Monstre des Abysses / Taekoesu Yonggary (1967), un ersatz foireux-foiré de Godzilla. Ce véritable rip-off du monstre japonais est surtout un nanar qui se savoure comme un Réal-Barça, avec pack de bières à portée de main et pizza XXL à savourer entre potes, le derche creusé dans le canapé. Ce film est propice à une moquerie aux postillons quatre fromages. Lorsque ce n’est pas un retour en enfance où l’on guerroyait, seul aux petits soldats. Cet essai est signé par Kim Ki-duk (?!), pas moins de 66 films au compteur et à ne pas confondre avec « l’autre » qui utilise du poisson surgelé pour trouer des bides. Dès lors, notre bonhomme enfante un film pour petits et grands, surtout petits. Yongary, Monstre des Abysses narre l’histoire de coréens d’exceptions.

Un cosmonaute est rappelé d’urgence par ses supérieurs alors qu’il est en lune de miel. Ces derniers veulent l’envoyer toucher les étoiles pour observer la Terre. Après un séisme, les autorités s’interrogent sur de possible essai nucléaire qui viendrait de la RPC. Ils en profitent également pour envoyer un observateur, armé de son appareil photo dans la région située à la verticale de l’épicentre du tremblement de terre. Il émerge alors des profondeurs  un énorme monstre préhistorique : Yongary ! s’exclament ici et là quelques figurants durant le métrage. Minute ! Comment connaissez-vous son blaze ? Une question qui n’aura, bien entendu pas de réponse.

lundi 5 janvier 2015

Samaritan Girl : Les souffrances d’un père et de sa fille

lundi 5 janvier 2015
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Le film Samaritan Girl aka Samaria (2004) de Kim Ki-duk se veut un tournant pour son auteur. Une étape dans une filmographie teintée de noirceur et de personnages désaxés parfois violents. Des films dérangeants qui ne laissaient pas indifférents. Ici, les personnages sont plus « conventionnels » et l’histoire se veut une critique de la prostitution adolescente en Corée du Sud. Une prostitution taboue dans laquelle Yeo-jin et Jae-young évoluent.

Ces deux adolescentes ont un rêve, c’est celui de voyager en Europe et pour réunir la somme d’argent nécessaire, Jae-young se prostitue. Yeo-jin joue le rôle de protectrice et de trésorière (proxénète ?). Elle prend les rendez-vous, surveille la rue et ses descentes de la police, encaisse l’argent mais surtout elle fait en sorte que son amie ne tombe pas amoureuse de ses clients.

vendredi 26 décembre 2014

The Cost Guard : Folie(s)

vendredi 26 décembre 2014
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Deux âmes errantes qui ont perdus la tête et évoluant dans un environnement hostile (la frontière Nord/Sud) sont mises en scène par Kim Ki-duk avec The Cost Guard / Hae anseon (2002).

Contexte du film : l’histoire prend place à la frontière entre la Corée du Nord et la Corée du Sud, le célèbre 38ème parallèle. Des garde-côtes militaires surveillent les environs pour débusquer tous espions nord-coréens qui s’aventureraient hors des limites établis. La plupart de ces garde-côtes sont des soldats qui effectuent leur service militaire, à l’image du soldat Kang qui prend sa mission très à coeur. Il rêve de tuer un espion jusqu’au soir où l’irréparable est commis. Kang tue accidentellement un civil éméché par l’alcool et qui était accompagné de sa petite-amie, Mee-young. Cette dernière traumatisée deviendra folle. Quant à Kang, il est félicité par sa hiérarchie sous les plaintes de la population. Kang ne parvient alors à se pardonner et sombre également dans la folie...

mercredi 17 décembre 2014

Almost Love : Savoir Aimer

mercredi 17 décembre 2014
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Comédie, romance, mélodrame, voilà les ingrédients du sympathique film Almost Love / Cheongchun-manhwa (2006) du cinéaste sud-coréen Lee Han. Il signe ici son deuxième long-métrage.

Lee Ji-hwan, fan de Jackie Chan et pratiquant de Taekwondo rêve de devenir un célèbre cascadeur. Depuis de longues années, il partage une amitié sincère avec Jin Dal-rae qui, elle rêve de devenir actrice. Malheureusement, cette dernière est envahie par le trac à chaque audition. Elle ne supporte pas de se retrouver devant plusieurs personnes…

mercredi 10 décembre 2014

Bad Guy : Engrenage

mercredi 10 décembre 2014
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Début du 21ème siècle, nouvelle ère et nouvelle signature cinématographique pour Kim Ki-duk (KKD) avec Bad Guy (2001). Il reprend ici ce qui centralise ses récits : des personnages torturés au plus profond d’eux-mêmes.

Il y a là Han-gi, le proxénète muet à la balafre lui décorant la gorge et Sun-hwa, une jeune femme. Le premier prostitue la seconde et éprouve à son égard aussi bien de la haine que de l’amour, voir sa jalousie pour la clientèle. Quant à elle, elle semble indifférente à cet amour-haine. Elle est la victime d’un plan machiavélique. Le jour où tout bascule ? Celui où Han-gi attiré par Sun-hwa l’embrasse avec bestialité. Le jeune homme est alors passé à tabac et pour se venger, il fomente un guet-apens qui oblige la jeune femme à se prostituer pour lui. Elle se laisse embrigader dans une histoire des plus inconcevables qui soit. Mais elle n’est pas un personnage de KKD pour rien. Un certain attentisme et autisme la contaminent. C’est petit à petit qu’elle devient un oiseau enfermé dans sa cage, la maison close. Elle ne tente même pas de s’enfuir ou d’appeler à l’aide. Elle subit son sort, c’est tout. Une espèce de fatalité l’envenime. A partir de là…

jeudi 27 novembre 2014

Secret Sunshine : Une femme

jeudi 27 novembre 2014
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Mélodrame de Lee Chang-dong, Secret Sunshine / Milyang (2007) narre l’histoire d’une femme qui vit un parcours initiatique douloureux. Un parcours emprunt de tristesse, de larme et de rage. Un parcours qui enfantera un apaisement, à l’image du calme après la tempête. Lee Chang-dong contemple, observe longuement cette femme à la dérive…

L’histoire de cette femme, c’est celle de Shin-ae. Cette dernière,  après le décès de son mari dans un accident de voiture débarque à Miriang avec son fils, Jun. Miriang, c’est la ville natale de son époux. C’est aussi la ville dans laquelle elle veut se reconstruire, refaire sa vie et élever son fils. Shin-ae ouvre alors une officine. Elle y donne des cours de piano et s’ouvre à son voisinage jusqu’à ce qu’un nouveau drame la frappe. 

vendredi 21 novembre 2014

Wild Animals : L’amour de l’art

vendredi 21 novembre 2014
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Drame de Kim Ki-duk, Wild Animals / Yasaeng dongmul bohoguyeog (1996), deuxième long-métrage du cinéaste sud-coréen narre l’histoire de deux immigrants coréens à Paris. L’un est un artiste de rue, l’autre soldat nord-coréen ayant fuit son pays. Au gré des circonstances, ils deviennent amis, tout en gagnant leur vie en s’acoquinant à des gangsters français…

Kim Ki-duk déménage à Paris pour mettre en scène Wild Animals. La relation entre Cheong-hae (Joh Jae-hyung), le coréen du sud et Hong-san (Jang Dong-jik), le coréen du nord sont dignes d’intérêts. Le film vaut pour ses deux personnages principaux qui représentent deux visages d’un même pays divisé en deux. Lorsque l’union fait la force, le Nord et le Sud sont réunis à travers ces deux hommes dans un environnement qui leur est hostile. Dès lors, Kim Ki-duk offre un regard sur la Corée, et non "les" deux Corée". Un regard réaliste d’une situation qu’il dépeint par un cinéma qui le caractérise déjà : à la fois violent et où se mêle l’incongruité de certaines situations. Il y offre de nombreuses symboliques qui sauront interpeller. Pourtant, le film reste "trop coréen" et ne parvient jamais à s’immerger dans la culture française, la fantasmant plus qu’il ne la montre telle qu’elle est. Ainsi, le tout manque d’authenticité flagrante. Et l’on se demande, dans un pays étranger (et qui ne l'est pourtant pas pour l'auteur qui y a vécu), si Kim Ki-duk ne peine tout simplement pas à trouver ses marques.

Wild Animals ressort alors comme un film mitigé. On regrettera ces scènes où les acteurs français présents à l’écran réalisent des prestations affligeantes, engouffrant le récit dans une caricature qui est tout aussi accablante (sacré Richard Bohringer, le moins pire même dans l'excès). Est-ce le regard de Kim Ki-duk de la société française ? Si c’est réellement le cas, il participe grandement à ce naufrage et ne sauve qu’in extremis son propos. 

I.D.

dimanche 3 novembre 2013

New World : Jeu de go

dimanche 3 novembre 2013
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Le réalisateur sud-coréen Park Hoon-jung a un sacré pédigrée comme scénariste. On lui doit les scénarios de J’ai rencontré le diable (2010) de Kim Jee-woon et celui de The Unjust (2010) de Ryoo Seung-wan. Après ce début de carrière, il se lançait dans la réalisation d’un pâle The Showdown (2011). Un film en costume peu inspiré qui se déroulait essentiellement en huit clos. L’idée de départ était bonne mais très mal exploité. Sans doute dû à l’inexpérience de ce cinéaste en herbe. Et là, patatras ! Il nous revient avec un second long-métrage, New World / Sinsegye (2013) qui prend place de nos jours. Il livre un film de gangsters avec pour intrigue principale la prise de pouvoir d’une organisation criminelle : la Gold Moon. Et aux vues du résultat, on peine à croire que c’est le même homme derrière la caméra.

lundi 22 avril 2013

Pieta : C’est quoi l’argent ?

lundi 22 avril 2013
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Tourné dans un quartier insalubre de Séoul qui est voué à la démolition, Pieta (2012) de Kim Ki-duk s’ouvre à nous de façon sinistre. Tout y est alors gris et sale, glauque et métallique. 

Homme solitaire et sans états d'âme, Kang-do récupère l’argent prêté à des clients – pour la plupart, des commerçants qui survivent tant bien que mal – pour le compte d’une société. Alors que ces derniers ne peuvent rembourser ces prêts et leurs intérêts faramineux, leur bourreau les incite à se mutiler pour toucher des primes d'assurances. La vie de Kang-do se résume à une routine violente, qui se voit chambouler le jour où une femme prétend être sa mère, qui l’aurait abandonné à sa naissance… 

lundi 28 janvier 2013

Kim Kyung-mook, l'enfant malade du cinéma coréen

lundi 28 janvier 2013
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Kim Kyung-mook. Ce jeune homme de 27 printemps qui considère le cinéma comme un art du temps fut le cinéaste qui eut droit aux honneurs de la section Portrait du Festival du Film Coréen à Paris, 7ème édition, en 2012. La date a son importance puisque le réalisateur du long-métrage Stateless Things (2012) nous présentait ses travaux antérieurs dont certains remontent à plus de sept années, là où il n’avait qu’à peine 19 ans notamment lors de sa première mise en scène.

lundi 10 décembre 2012

Treeless Moutain : Deux sœurs

lundi 10 décembre 2012
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Second film de la réalisatrice Kim So-yong dont elle a également écrit le scénario, Treeless Mountain (2008) nous fait partager l’existence de deux jeunes sœurs livrées à elles-mêmes.

Lorsque leur mère décide de partir à la recherche de leur père, Jin, six ans et Bin, sa petite sœur sont confiées à leur tante. Bientôt, cette dernière ne parvient plus à s’occuper d’elles…

On pourrait résumer Treeless Mountain comme faisant partie de ces films où rien ne se passe et pourtant. Faisant appel à des souvenirs d’enfance, la cinéaste nous entraine dans un mélodrame filmé à hauteur d’enfants. Elle enferme les deux jeunes filles dans le cadre d’une caméra vivant chacun de leurs soubresauts, vivant chacune de leurs tribulations pour échapper à l’ennui et à leur condition vétuste. A ce propos, le titre du film renvoie à un tas de gravâts qui se trouve à proximité de la maison de leur tante. Dans cet espace désolé, les deux jeunes filles jouent, attendent leur mère qui les a abandonné et plantent une branche d’arbre. Ce geste anodin retranscrit un espoir mort dans l’âme qui renvoi lui-même à la situation des deux jeunes enfants. Par le biais d’une mise en scène dépouillée mais tout de même travaillée, cette œuvre est à rapprocher d’un cinéma dit vérité, souvent proche d’une forme documentaire. Kim So-yong dépeint le portrait de deux jeunes filles abandonnées par le monde des adultes. Elles sont transbahutées d’un foyer à l’autre et survivent tant bien que mal. Il s’en détache une émotion palpable dans cette façon très simple de nous narrer les choses de leurs vies, de ces âmes errantes infantiles. On y découvre deux jeunes actrices spontanées. Ce naturel nous convint et nous incite à les suivre jusqu’au dénouement final, synonyme de soulagement pour le spectateur qui se sera attaché à ces deux sœurs. On aura ainsi partagé avec elle les sourires et une certaine forme de tristesse. Entre ces moments légers et emprunts de chagrins, Kim Hee-yeon-I et Kim Seong-hee illuminent de leurs présences. 

jeudi 8 novembre 2012

FFCP 2012 : L’heure des comptes

jeudi 8 novembre 2012
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Baissez le rideau ! On se claque les dernières bises. On serre les dernières mains. On dit au revoir au Festival du Film Coréen à Paris, 7ème édition. Les voix sont tremblotantes comme celle de « la responsable des accréd’ » lors de la présentation finale devant le parterre de cravatés. Les yeux sont mouillés comme les spectateurs qui sortaient des projections du film Silenced quelques jours plus tôt. Cette fois-ci, c’est bel et bien fini. Coupez ! On décline l’invitation à aller prendre un verre là où tout avait commencé pour nous : au bar la Vénus Noir (ancien Caveau de la Bolée) où posèrent leur postérieur les… maintenant ce sont ceux du staff du FFCP’12 qui y squattaient en sirotant leur bière (ce que je les envie).

mercredi 7 novembre 2012

The Thieves [Festival du Film Coréen à Paris]

mercredi 7 novembre 2012
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Il y a du lourd dans The Thieves (2012), l’un des plus gros cartons du box-office sud-coréen qui s’impose à l’heure actuelle comme LE plus gros succès historique local en nombre d’entrées. Choi Dong-hoon (également co-scénariste avec l’inconnu Lee Gi-cheol) réunit un casting cinq étoiles pour sa quatrième réalisation. Celui qui fut l’assistant d’Im Sang-soo pour Tears (2000) met en scène un film d’action qui allie humour et suspens, tout en nous faisant voyager de la Corée du Sud à Hong Kong en passant par Macao.

Popie, Yenicall, Chewing-gum et Zampano sont des voleurs professionnels qui sévissent en Corée du Sud. Après s’être emparés d’un objet rare pour lequel ils sont recherchés, ils acceptent un gros contrat à Macao pour se faire oublier un temps. Cette proposition est celle de Macao Park, une ancienne connaissance de Popie et Pepsee qui vient de sortir de prison. Macao Park organise une rencontre avec une équipe de voleurs chinois, basée à Hong Kong. Tout ce joli monde se retrouve alors dans l’ex-colonie britannique avant de partir pour l’ancienne enclave portugaise…

mardi 6 novembre 2012

Shortcuts #2 [Festival du Film Coréen à Paris]

mardi 6 novembre 2012
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Avant-propos : Alors que j’allais assister à la projection, j’appris d’une source sûre que le gagnant du Prix FlyAsiana 2012 se trouvait dans cette série de court. Je profite de cette occasion pour dire combien les membres du jury ont mauvais goût. J’ai nommé Hélène Vayssière (Arte France, responsable Courts-métrages), d'Aude Hesbert (directrice de Paris Cinéma) et de Vincent Malausa (critique aux Cahiers du cinéma). Sur ce.   

Tir groupé de cinq court-métrages qui concourent au Prix FlyAsiana du FFCP 2012, Shortcuts 2 mélange allégrement les genres…

Two Doors [Festival du Film Coréen à Paris]

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Documentaire choc qui revient sur la tragédie de Yongsan s’étant déroulé en janvier 2009, Two Doors (2011) de Kim Ih-ram et Hong Ji-yoo narre les évènements qui ont causés la mort de cinq manifestants et d’un policier. Les deux réalisatrices reviennent sur l’occupation par une trentaine de manifestants d’un immeuble menacé de démolition. Des affrontements eurent alors lieux lors des expulsions par les forces de l’ordre du SWAT. Ce drame atteint son paroxysme lors d’un incendie qui choqua et interpella l’opinion publique.

 
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