mercredi 18 juin 2008

Sparrow : le moineau pickpocket

mercredi 18 juin 2008

Le nouveau Johnnie To est arrivé, Sparrow (moineau) de son titre ; une comédie romantique et encore un ! Un excellent film de ce cinéaste hongkongais qu’on ne présente plus, celui qui atteint tout ce qu’il entreprend. Encore un film réussi où quiconque – comme dans chacun de ses films – trouvera ce quelque chose qui ne peut que l’animer.

Sparrow a cette sobriété qui fait les grands, si le scénario raconte une histoire simple c’est dans la réalisation que la force se trouve. On y trouve alors un hommage à la ville de Hong Kong avec ses rues commerçantes, bouillantes, ses grattes ciels, sa population. Un hommage aux vieux films hollywoodiens et français dont la BO jour un rôle majeur dans la puissance des séquences sans parole. Sparrow est à la fois une comédie musicale, il n’y a pas à en douter, voir l’une des séquences de fin sous la pluie où se rejoue les Parapluies de Cherbourg. Maestria.

Sparrow c’est aussi ses acteurs. L’actrice Kelly Lin interprète une femme traquée, pourchassée dans un Hong Kong qui s’apparente à une cage dorée. Elle est cet oiseau prisonnier d’une cage de laquelle elle tente de s’échapper en foulant le pavé des ruelles étroites, le goudron de l’asphalte, se faufilant entre les immeubles témoins de son histoire qui se joue, celle d’une femme taiwanaise, marié à un vieil et riche hongkongais lequel détient son passeport qu’il garde précieusement dans un coffre jusqu’à la Rencontre du sparrow qu’elle séduira ainsi que les trois complices de ce dernier pour dérober la clé du coffre fort…

L’autre acteur c’est le Sparrow, en argot local qui désigne un pickpocket interprété par un Simon Yam des grands jours, photographe à ses heures perdus de Hong Kong pour la postérité. Une photo prise de Kelly Lin, traquée. Et le voilà plongé dans les méandres des jeux d’influence, des ruses et des coups bas lesquels s’enchaîneront tout au long du film jusqu’au dénouement final.

Avec Johnnie To nous sommes jamais déçu, alors vite le prochain.

Illitch Dillinger

2 commentaires:

Olrik a dit…

Un film déconcertant de facilité et de légèreté. La musique est absolument fabuleuse, au point parfois de piquer la vedette aux images. Quant à la scène des parapluies, c'est sans doute la dernière grande scène de To, parce que dans Vengeance, il n'y avait pas grand chose de neuf sous le soleil.
Espérons que le bonhomme se reprenne.
Ah! Une scène que j'adore : celle où l'on voit en gros plans les visages des pickpokets et où l'on découvre qu'ils sont tous... sur le même vélo! Ils écrabouillent de leur poids le pauvre engin mais la scène, notamment grâce à , encore une fois, la musique, possède une incroyable légèreté.

I.D. a dit…

Très bon travail musical de Xavier Jamaux et de son acolyte Fred Avril qui parvient à se marier avec l'atmosphère que crée To.

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