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dimanche 4 octobre 2015

1969 de Murakami Ryu

dimanche 4 octobre 2015
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Roman autobiographique de Ryû Murakami, 1969 (1987) tranche avec le reste des œuvres de l’auteur. Moins sombre et désenchanté, le récit dépeint se veut léger voire, par moment franchement humoristique. 

Au lycée, Ken qui en pince pour Lady Jane met tout en œuvre pour se faire remarquer de la jeune fille. Avec sa bande d’amis, il se lance aussi bien dans le montage d’une barricade que l’organisation d’un festival… 

mercredi 14 janvier 2015

Les bébés de la consigne automatique de Ryu Murakami

mercredi 14 janvier 2015
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Vision glauque d’un Japon, loin de ses clichés récurrents, Les bébés de la consigne automatique (1980) est le fait de Ryu Murakami. Ce troisième roman de l’auteur s’intéresse à dépeindre la destinée de deux orphelins (Kiku et Hashi) qui gardent des séquelles d’un traumatisme passé. Deux trajectoires qui seront bientôt animées par une envie de vengeance, et où elles emploieront dès lors des actes violents…
 
Une aura apocalyptique plane sur Les bébés de la consigne automatique. L’atmosphère sombre qui s’en dégage est moite et sans espoir. On assiste à une tragédie qui évince la dernière once de tout optimisme. Cette route sinueuse et violente, le plus souvent improbable que l’on partage avec les deux personnages principaux torturés est un cauchemar éveillé. L’auteur nous expose toutes les bassesses de l’être humain dans une société déshumanisée. Les bébés de la consigne automatique a donc cet aspect dérangeant et froid qui contamine chaque page, faisant écho à la déchéance physique et morale des protagonistes. On parvient à s’accrocher à eux, cette jeunesse désillusionnée et à leur histoire. Ryu Murakami semble narrer une réalité parallèle à la nôtre où il distille des moments fantastiques. Il n’en renforce que mieux cette fatalité qui plane tout du long. L’auteur confère un pêle-mêle de sentiments contradictoires. Il emploi une finesse dans l’écriture, très poétique qui contraste avec son imaginaire audacieux et polémique, à l’image de ce que l’on peut retrouver dans les œuvres de manga.

Les bébés de la consigne automatique est une expérience qui remue. L’écriture dense se veut crue et offre donc un récit d’anticipation fort en émotion. Et si Ryu Murakami parlait dans les années 80 du monde, non pas des années 90 mais d’aujourd’hui… ?

I.D.

 
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