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mardi 26 mai 2015

The White Storm – Narcotic : Back to future

mardi 26 mai 2015
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On ne présente plus Benny Chan Muk-Sing, véritable yes man hongkongais qui a su s’imposer avec des polars et des films d’action qui firent sa renommée. Depuis quelques années maintenant, il a donc su imposer son nom comme un faiseur de cinéma efficace. Son dernier film en date, The White Storm (2013), retitré Narcotic pour sa sortie DVD/Blu-ray (avril 2015) et sous-titré « La Guerre des Cartels » s’inscrit dans la droite lignée du film d’action dramatique. Pour cette aventure qui délocalise notamment le théâtre des opérations en Thaïlande, il s’entourait de trois acteurs de renoms : Louis Koo Tin-Lok, Lau Ching-Wan et Nick Cheung Ka-Fai. Ces derniers campent trois flics du Bureau des narcotiques à HK. Ils tentent de mettre fin aux activités mafieuses de Eight-Face Buddha, interprété par l’acteur vétéran Lo Hoi-Pang.

Question.

Benny Chan est-il resté dans cette période qui comprend cette fin des années 80 et la première moitié des années 90 de l’industrie cinématographique hongkongaise ? The White Storm, également connu comme The Cartel War et Metamorphosis semble tout droit sortie de cette époque. Alors certes, avec plus de moyen que la moyenne des polars sortis de ladite époque.

mercredi 15 décembre 2010

A Moment Of Romance : La vie est courte

mercredi 15 décembre 2010
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Mélo’, triade, action, romance… A Moment Of Romance / Tian ruo you qing (1990) de Benny Chan est une œuvre juste superbe !

Lors d’un braquage, une jeune femme est utilisée comme otage pour permettre à l’un des malfrats, un jeune homme de prendre la fuite. Alors que ses complices veulent en finir avec elle, le malfrat la défend et se porte garant d’elle. La jeune femme issue d’une famille riche retrouve la liberté mais bientôt la police tente de la faire parler pour confondre les braqueurs. Ces derniers se mettent en tête de l’éliminer mais encore une fois c’est sans compter sur le jeune homme qui arrive à sa rescousse. Une idylle commence alors…

A Moment of Romance est l’apothéose, le summum d’un cinéma mélodramatique, une love story avec ses personnages candides bercés et rythmés par des chansons qui parsèment ce long-métrage. Il y a un côté presque « cul-cul » irrésistible de tendresse et de douceur qui nous happe avec ce savoureux ménagement nous mettant en condition. On n’est jamais bien loin de la mèche au vent d’Andy Lau, de son regard ténébreux, des traits fin de Jacqueline Wu, jouant admirablement la « petite » nana tombant amoureuse du rebelle de service, concrétisant alors un amour impossible. Lui et elle, deux mondes qui se rencontrent, deux mondes différents socialement parlant qui vont créer une osmose belle et langoureuse, mais aussi dramatique par la violence d’un monde interlope qui se veut cruel et agissant avec ses propres règles.

A Moment of Romance transcende par la seule présence du couple que forme Andy Lau et Jacqueline Wu lesquels montrent ici toute l’étendu de leur jeu d’acteur. Benny Chan n’est pas en reste en livrant une réalisation digne de ce nom en marquant sur pellicule des moments à la fois tendres mais aussi d’une extrême violence, mariant comme il se doit ces chansons qui se font entendre et laissant transparaître ainsi toute l’émotion des situations qui se jouent. On ne peut qu’être obnubilé et tomber amoureux de ce couple dont suinte une tragédie qui les recouvre de son ombre. On assiste dès lors à un pur et envoûtant moment de cinéma qui resplendit dans chacune de ses séquences, même si c’est parfois démodé et grossier. Il y a quelque chose dans cette œuvre qui fascine, qui nous transporte comme par magie. Une chose imperceptible comme seul le cinéma parvient à nous communiquer.

N’ayons pas peur des mots : A Moment of Romance est un chef d’œuvre à voir et à revoir tout en se laissant « lové » par cette histoire d’une beauté tragique. Par ailleurs, on notera la présence au générique de l’éternel Wong Jing mais surtout Johnnie To et Ringo Lam comme producteurs.

I.D.

mardi 1 juin 2010

Big Bullet : Gros impact

mardi 1 juin 2010
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Benny Chan signe avec Big Bullet / Chung fung dui ji no foh gaai tau (1996) un bon petit polar rondement mené avec en tête d’affiche Lau Ching-wan, le casting est de mise puisqu’on compte à ses côtés Anthony Wong (qui s’exprime en italien, grandiose), Francis Ng (en guest) ou encore Jordan Chan (jouant à la limite du supportable, c’est toujours ça).

Un flic acariâtre se retrouve affecté dans une équipe de policiers en uniforme après qu’une de ses missions se soit mal passée. Dès la prise en main de l’équipe, il se retrouve très vite à affronter un gang de braqueurs. Pour stopper ces derniers, il va user de méthode qui sort du cadre légal. Des tensions vont apparaître au sein de l’équipe de flic.

Big Bullet s’inscrit dans la mouvance des polars made in HK nerveux. Benny Chan met en scène des gunfights à l’état brut à un rythme effréné. L’action du film se déroule sur un temps restreint où l’on suit une équipe de flics en uniformes dans leur ronde avec en parallèle un gang de malfrats que l’équipe rencontre à plusieurs reprises et toujours de manière violente.

Big Bullet est donc un polar qui montre tout le talent de son auteur, surtout c’est un film majeur en la matière. Un bon casting et une bonne réalisation fait de Big Bullet un polar explosif dans la lignée des OCTB (1994) et consort et ça ce n’est pas rien. Ce Benny Chan est d’une efficacité tonitruante et nous emballe du début à la fin. Le bémol pourrait venir d’un scénario qu’on regrettera sans surprise, trop états-unien dans le traitement.

Côté casting, Lau Ching-wan tient son rôle en flic marginalisé qui aime à en faire à sa tête au sein de la grande famille qu’est la police. Incompris, il portera avec lui toute une équipe en lui redonnant confiance. Une équipe composée de personnages sympathiques et dont les acteurs ne jouent pas trop mal, plaisant à voir évoluer même s’ils sont stéréotypés.

On passe un bon moment de cinéma devant ce Big Bullet de Benny Chan qui remplit sa mission, celle de nous divertir.

I.D.

 
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