dimanche 12 septembre 2010

Les temples d'Angkor au musée Cernuschi du 10 sept. au 2 janv 2010 [Exposition]

dimanche 12 septembre 2010
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Le musée Cernuschi (Paris 8ème) présentera à partir du 10 septembre jusqu'au 2 janvier, 108 photographies de périodes différentes (1860 à 1960) qui ont marqués les fouilles et travaux des temples d'Angkor. A travers cette exposition c'est l'action centenaire de l'École Française d'Extrême-Orient qui est mis à l'honneur.



Vous découvrirez alors les temples avant leur dégagement, les procédés de reconstruction mais aussi l'histoire de l’empire Khmer au travers des grandes fondations impériales (Documentaire de Didier Fassio).

Musée Cernuschi
7 avenue Vélasquez 75008 Paris
De de 10h à 18h, sauf lundis et jours fériés
Tarifs : 7 € - De 3.50 € à 5 € (Tarif réduit)

Plus d'infos :
www.paris.fr
Diana

jeudi 9 septembre 2010

Dream Home : … to be more crazy

jeudi 9 septembre 2010
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Juste génial ! Edmond Pang Ho Cheung est grand. Un grand talent. Je ne suis pas le premier à le dire et je ne serais sans doute pas le dernier à le gratifier de la sorte. L’un des trop rares cinéaste talentueux qui sévit dans l’industrie cinématographique hongkongaise ces dernières années. Il nous livre après quelques œuvres valant de sacré coup de projecteur une pépite de genre avec Dream Home / Wai dor lei ah yut ho (2010), dans lequel le rôle principal est tenu par l’actrice (et ici également productrice) Josie Ho.

Hong Kong, 2007. Cheng Lai-sheng cumule deux emplois tout en gardant en tête son rêve de petite fille, celui de se payer un appartement avec vue sur la mer. Malheureusement, les prix exorbitants du marché étant ce qu’ils sont et la concurrence rude pour le bien tant souhaité l’empêche de réaliser son rêve. Pourtant, Cheng Lai-sheng ne reculera devant rien pour obtenir ce qu’elle veut…

Il y a des œuvres cinématographiques comme Dream Home qui vous enchantent, vous subjuguent et vous prennent aux tripes alors même qu’elles sont parsemées de défaut. Peu importe. Les défauts de Dream Home passe largement au second plan tant le film parvient à nous divertir, nous faisant passer du rire, à l’effroi. De cet effroi glacé à l’écoeurement le plus total. Juste jouissif. Les défauts qu’on pourrait lui trouver ne sont rien devant la maîtrise technique dont l’auteur fait preuve, nous montrant ô combien une aisance qui fait les grands. Cette faculté qu’il a de montrer et de parler du même coup de ses contemporains. Chaque plan, chaque séquence sont travaillés. Chaque détail : rapport sociaux, monde de l’entreprise,… nous est révélé avec l’ardeur d’un néophyte, bien qu’Edmond Pang n’ait plus rien à voir à proprement parlé d’un néophyte. Il garde tout de même en lui cette énergie, cet entrain qui nous emporte dans ses œuvres. S’ils parlent de ses contemporains c’est aussi pour mieux nous parler de Hong Kong et des changements que la ville a connus. Il nous plonge dans l’univers impitoyable de l’acquisition d’une propriété. Le monde de l’immobilier aux montants excessifs qui ne permettent à une grande majorité des hongkongais d’accéder à la propriété. Dream Home c’est « la lutte des classes » ! Un regard sans concession sur une société dans laquelle l’être humain n’est rien, où seul compte l’argent.

Dream Home est sans doute miné par des raccourcis notamment dans la progression qui nous amène vers ce point de rupture, celui du personnage interprété par Josie Ho. Cette « folie » meurtrière qui l’anime pour atteindre son objectif. Mais finalement, pas tant que ça. Certes, on pourrait lui reprocher d’être trop direct, trop expéditif, qu’il ne prend pas assez le temps de développer son personnage qui l’emmène vers ce chemin fait de sang et de cadavre, mais aurait-il été vraiment nécessaire ? Ne peut-on pas palier, nous-même à ce manque ? Parvenir à s’imaginer toute la frustration d’une gamine qui a vu le monde changer autour d’elle à un rythme fou et qui n’a comme leitmotiv dans son existence (peu glorifiante : deux boulots pour survivre, une vie sentimentale sans lendemain,…) un rêve de gosse qu’elle traîne comme l’épanouissement absolue de toute une vie ? Dream Home c’est juste bon ! J’en parle juste avec le cœur qui jubile. Cette œuvre fait du bien. On l’apprécie le temps qu’elle dure et encore après lorsqu’on en parle. On se remémore. On s’y rappelle des acteurs justes, d’une Josie Ho livrant une performance parvenant à faire exploser à l’écran toute sa douceur et sa bestialité de femme. Une Docteur Jekill et Miss Hyde à la sauce Edmond Pang. Ce cynisme dont fait preuve le cinéaste aussi. Superbe. Alors oui ! Ce n’est pas un chef d’oeuvre parce que ce terme est trop galvaudé (et je fais partie des fautifs) mais ça reste un bon petit film de genre à tendance gore qui ne pourra que plaire tant qu’on lui donne sa chance.

In this crazy city. If you want to survive, you’ve got…

Nota bene ou Post-scriptum : Pour ceux qui auraient du mal avec le sang, les choses qui coupent, tranchent et j’en passe… passez peut-être votre chemin. Malgré tout, n’hésitez pas à vivre l’expérience. C’est sympa.

I.D.

Exodus : Femmes de tous les pays, unissez-vous !

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Curieux film que ce Exodus / Cheut ai kup gei (2007). Edmond Pang Ho-cheung engage Simon Yam dans un film d’ambiance « bizarre ». Le film n’est pas tout à fait une comédie, il n’est pas tout à fait un drame, est-ce un film d’amour ? Pas réellement non plus. Rien que la scène d’ouverture est incroyable. Elle nous plonge dans le bain c’est peu dire. Il y a une beauté indéniable dans la mise en scène de cette séquence qui enchaîne sur un pitch détonant et surprenant.

Tsim (Simon Yam) est un flic qui fait son temps paisiblement dans les locaux de la police et dont la carrière est stoppée par sa hiérarchie. Un jour, il prend la déposition d’un homme (Nick Cheung) accusé de voyeurisme. Ce dernier lui apprend que les femmes complotent sur l’extermination des hommes.

Á lire le pitch, on pourrait se dire que Edmond Pang Ho-cheung se moque un peu de nous. On se dit qu’il part sur un délire d’homme, sujet à réaliser une comédie déjantée qui partirait dans tous les sens. Ici, rien de ça. Exodus traite ce sujet en deçà de ce que l’on pouvait imaginer. Tsim, le flic mis dans un placard qui ne croit pas un seul mot de notre voyeur, va radicalement changer d’avis lorsque l’incriminé changera de déposition après avoir eu la visite d’une supérieure au féminin. Tsim enquête et découvre des chose troubles.

Exodus c’est une ambiance. Une atmosphère emprunt d’un faux rythme et du jeu d’un Simon Yam à la fois nonchalant et incroyablement impassible. Edmond Pang Ho-cheung emploie une réalisation d’un esthétisme admirable, sombre et froid. D’un point de vue technique, il y filme de jolis plans où les personnages semblent suspendus comme le temps. L’univers flottant que crée le film mène dans un rêve teinté d’obscurité. On sent qu’il suffit d’un rien pour tomber pieds et poings liés dans un cauchemar sans fin que seul la mort pourrait arrêter.

Exodus est un film intéressant, ensorcelant et différent. Il mérite d’être vu. Le film pourrait tout de même en rebuter plus d’un par son rythme, ses personnages et le traitement de son histoire. Il n’empêche qu’il s’y dégage une attraction toute particulière sans doute dûe justement à une œuvre qui se veut toute singulière. Une petite claque qui reste…

I.D.

dimanche 5 septembre 2010

The Killer : Samouraï HK

dimanche 5 septembre 2010
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Classique, chef d’œuvre souvent copié mais jamais égalé, The Killer/Die xue shuang xiong (1989) de John Woo, considéré comme son meilleur film - par son auteur - est une balle cinématographique qui vous traverse de part en part sans vous laisser la chance d’y survivre. Et cela à l’image de ses héros vidant leurs chargeurs sur un seul bonhomme pour s’assurer que le malveillant est bel et bien dessoudé.

The Killer est une référence, la singularité d’une œuvre. D’un cinéma, celui de Hong-Kong. D’un genre, celui du polar et d’un cinéaste : John Woo. On a tout dit au sujet de The Killer et de son auteur. Le film culte d’un côté pour un cinéaste qui l’est tout autant. L’Oeuvre Wooesque atteint son apogée comme une continuité après le diptyque des A Better Tomorrow (1986&1987). L’œuvre, The Killer atteint des sommets de paroxysme notamment dans la qualité des gunfights. La mise en scène de Woo est splendide, la musique, le montage tout y est fort et calibré. Tout y est fait pour vous laisser baba, bouche bée, les yeux écarquillés et le cul scotché au canapé.

Saint Graal du cinéma d’action asiatique, The Killer est une légende à lui seul, objet cinématographique fétichiste échangé de main en main avant les diffusions DVD et l’engouement d’un cinéma longtemps et parfois encore marginalisé, jamais pris au sérieux. L’œuvre s’est faite une réputation à elle seule. Un must honoré de mille louanges aux bandes VHS limées à en perdre ses couleurs. Oeuvre rêvée, fantasmée The Killer est un incontournable du genre. Visionné, traumatisé par la beauté des images, il est un summum du genre qui a inspiré une flopée de réalisateurs de HK aux Etats-Unis.

The Killer ce sont des scènes de gunfight culte, la cool attitude de Chow Yun Fat, lequel trouve un partenaire presque de taille sous les traits de Danny Lee dont leur histoire commune réunie les thèmes de prédilections de John Woo : l’amitié, la trahison, la rédemption, le code d’honneur… John Woo réalise un chef d’œuvre de tragédie humaine comme il en existe peu entre son amour du cinéma de Jean-Pierre Melville et celui de Chang Cheh, il fait sien. Et si le film a pris un coup de vieux avec des scènes cul cul la praline par moment, il n’en garde pas moins une force qui fit sa légende.

Et le fétichisme ne serait pas ce qu’il est sans la version longue du DVD HK vidéo, où à l’époque de la VHS, les rumeurs allaient bon train :
« - il existerait une version plus longue…
- Nan, tu déconnes…
- Si, si c’est vrai comme pour L’Enfer des armes.
- Arrête !
- Si j’te l’dis. Á quand The Killer sur grand écran, hein ? Et la version longue surtout.
- Pff ! Laisse tomber. On se mate Cannibal Holocaust, maintenant ?
- Vas-y. »

I.D.

mercredi 1 septembre 2010

Murakami au Château de Versailles du 14 sept. au 12 sept. [Exposition]

mercredi 1 septembre 2010
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Le pétillant artiste nippon Takashi Murakami exposera ces œuvres, peintures et sculptures au sein du Château de Versailles du 14 septembre au 12 décembre 2010. Dans les cours et salles du célèbre site français jusqu'aux jardins, la créativité colorée et singulière du japonais viendra s'inviter jusqu'à la fin de l'année.

L'évènement est ouvert aux grands comme aux petites. L'artiste l'atteste : aucune statuts ne sera présente lors de l'exposition. Première rétrospective pour l'artiste, qui s'est fait connaître grâce à son célèbre papier peint "Jellyfish Eyes", le rendez vous promet de donner un grain de folie dans cette ambiance feutrée.

Musée National du Château de Versailles
Château de Versailles
78000 Versailles

RER C : Versailles - Rive Gauche

Du 14 septembre 2010 au 12 décembre 2010.
Tous les jours sauf le lundi et certains jours fériés de 9h à 18h30.

Tarif réduit : 10€
Tarif normal : 13.5€



 
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