dimanche 19 septembre 2010

Cin'espace "Paysage & Cinéma Japonais" à Pau du 25 sept. au 9 oct. 2010

dimanche 19 septembre 2010
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Il n'y a pas qu'à Paris qu'il se passe des choses ! Dans 5 jours se prépare la 1ère édition du Paysage et Cinéma Japonais à Pau. Le rendez-vous aura lieu 25 septembre au 9 octobre 2010 au cinéma d'Art et d'Essai, le Meliès.

L'évènement accueillera en invitée d'honneur Naomi Kawase, la talentueuse cinéaste de La forêt de Mogari, Shara - entre autre - pour 2 soirées exceptionnelles les 27 et 28 septembre.

Du classique (Ozu, Mizoguchi) au contemporain (Le singulier The taste of Tea de Katsuhito Ishii), le programme promet de très bons moments :


Samedi 25 septembre à 19h45
Conférence et film « Un paysagiste à Tokyo », conférence par Cyrille Marlin, architecte et paysagiste

Suivi de Bonjour de Yasujirō OZU
Ohayo / Japon / 1959 / 94’/ couleur / vostf
Avec Koji Shidara, Masahiko Shimazu et Chishu Ryu

Dimanche 26 septembre
14h : Sanjuro de Akira KUROSAWA
Tsubaki Sanjuro / Japon / 1962 / 96’/ nb / vostf
Avec Toshirô Mifune, Yuzo Kayama et Kamatari Fujiwara

15h : La Légende de la forêt (1988) / Le
Film cassé (1985) / Le Saut (1984) de Ozamu TEZUKA
Japon / 54’/ couleur / vf

L’Oiseau bonheur de Seiji ARIHARA
Tsuru ni notté / Japon / 1994 / 28’/ couleur / vf

Lundi 27 septembre à 20h
Genpin de Naomi KAWASE
Japon / 2010 / 92’/ couleur / vost espagnol
Avec la participation de Tadashi Yoshimura
Avant-première nationale en présence de Naomi Kawase

Mardi 28 septembre
18h : Rien ne s’efface de Lætitia MIKLES
France / 2008 / 52’/ couleur / vostf
Avec la participation de Naomi Kawase
En présence de Naomi Kawasé présentée par Lætitia Mikles

20h : Dans ses bras / Ni tsutsumarete / Japon / 1992 / 40’/ couleur / vostf
Dans le silence du monde / Kia ka ra ba a / Japon / 2001 / 50’/ couleur / vostf
Naissance et Maternité / Tarachime / Japon / 2006 / 32’/ couleur / vostf de Naomi KAWASE
En présence de Naomi Kawasé présentée par Lætitia Mikles

Jeudi 30 septembre à 20h
L’Île nue de Kaneto SHINDO / Hadaka no shima / Japon / 1960 / 93’/ nb / vostf
Avec Nobuko Otowa, Taiji Tonoyama et Shinji Tanaka

Vendredi 1er octobre à 20h15
Maborosi de Hirokazu KORE-EDA / Maborosi no hikari / Japon / 1995 / 110’/ couleur / vostf
Avec Makiko Esumi, Midori Kiuchi et Takashi Naito

Dimanche 3 octobre à 14h
The Taste of Tea de Katsuhito ISHII / Cha no aji / Japon / 2004 / 143 ’/ couleur / vostf
Avec Sato Takahiro, Maya Banno et Tadanobu Asano
Présentation par Joël Romuale de The Taste of Tea

Lundi 4 octobre à 20h15
Les Contes de la lune vague après la pluie de Kenji MIZOGUCHI
Ugetsu monogatari / Japon / 1953 / 97’/ nb / vostf avec Machiko Kyô, Masayuki Mori et Kinuyo Tanaka

Jeudi 7 octobre à 20h15
Charisma de Kiyoshi KUROSAWA
Kyarisuma / Japon / 1999 / 103’/ couleur / vostf
Avec Koji Yakusho, Ikeuchi Hiroyuki et Jun Fubuki

Samedi 9 octobre à 19h45
Conférence et film « Du paysage à l'expérience sensible du monde, présence de la forêt dans le cinéma japonais contemporain », conférence par Jean Mottet

Suivi de La Forêt de Mogari de Naomi KAWASE
Mogari no Mori / Japon / 2007 / 97’/ couleur / vostf
Avec Shigeki Uda, Machiko Ono et Makiko Watanabe

Diana

vendredi 17 septembre 2010

Intégrale Kôhei Oguri du 9 au 18 septembre 2010 [Maison de la culture du Japon à Paris]

vendredi 17 septembre 2010
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C'est malheureusement trop tard que ce billet voit le jour pour annoncer la rétrospective du cinéaste japonais : Kôhei Oguri.

En effet l'oeuvre cinématographique du réalisateur nippon était à l'honneur avec des films comme La Rivière de boue (1981), La forêt oubliée (2005) ou bien encore L'homme qui dort (1996).

Et comme il n'est jamais trop tard ! Il reste ce soir et demain pour profiter d'au moins quatre de ses films si ce n'est déjà fait...

C'était, c'est le programme :

Jeudi 9 sep­tem­bre
En pré­sence du réa­li­sa­teur
17h La rivière de boue
19h30 Pour Kayako

Vendredi 10 sep­tem­bre
En pré­sence du réa­li­sa­teur
17h L’aiguillon de la mort
19h30 L’homme qui dort

Samedi 11 sep­tem­bre
En pré­sence du réa­li­sa­teur
14h La forêt oubliée
16h Rencontre avec Kôhei Oguri et Antoine Barraud, autour du docu­men­taire-entre­tien La forêt des son­ges
19h30 La rivière de boue

Mardi 14 sep­tem­bre
En pré­sence du réa­li­sa­teur
15h Correspondance par l’image*
17h Pour Kayako
19h30 L’homme qui dort

Mercredi 15 sep­tem­bre
15h La forêt oubliée
17h La forêt des son­ges + Correspondance par l’image*
19h30 L’aiguillon de la mort

Jeudi 16 sep­tem­bre
17h La forêt oubliée
19h30 La rivière de boue

Vendredi 17 sep­tem­bre
17h La forêt des son­ges + Correspondance par l’image*
19h30 L’homme qui dort

Samedi 18 sep­tem­bre
14h L’aiguillon de la mort
17h La rivière de boue
19h30 Pour Kayako

Merci pour le rappel à Mr M. en JetPack

I.D.

jeudi 16 septembre 2010

Exposition Paris Manga les 18 et 19 sept. 2010 [Porte deVersailles]

jeudi 16 septembre 2010
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Après la Japan Expo, voici venir pour sa 10ème édition - déjà - Paris Manga. Cette année l'évènement se déroulera au salon de la Porte de Versailles les 18 et 19 septembre 2010.

Le programme fourni reste somme toute dans la lignée des autres rendez-vous du genre, mais comblera, c'est sur, un public fidèle et féru de culture nippone : cosplay, karaoké, jpop, arts martiaux, jeux vidéo, animations manga...

Paris Porte de versailles - Hall 2.1
1 place de la Porte de Versailles (Métro : Porte de Versailles)
75015 Paris

Tarif pour 1 jour : 10€
Tarif pour 2 jours : 18€
Entrée gratuite pour les moins de 8 ans

Horaires : De 10h30 à 19h

Site officiel : www.parismanga.fr
Diana

mercredi 15 septembre 2010

The City of Violence : La Cité de la peur

mercredi 15 septembre 2010
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The City Of Violence (2006) est un film de Ryu Seung-wan qui s’est imposé ces dernières années comme l’un des pontes des films d’action venu du Pays du matin calme comme avec Arahan (2004) ou bien Crying Fist (2005).

Avec The City Of Violence, Ryu Seung-wan raconte l’histoire de Tae-su, policier qui revient dans sa ville natale pour les funérailles d’un de ses amis, Wang-jae ancien membre de la pègre locale. Il retrouve alors ses amis d’enfance, Pil-ho et les frères Dong-hwan et Seok-hwan. Ce dernier ainsi que Tae-su se mettent en quête de vérité pour faire la lumière sur l’assassinat de Wang-jae. Ils découvrent que Pil-ho, en affaire avec des mafieux de Séoul est mêlé à ce meurtre.

The City of Violence est loin de renouveler le genre du film d’action aux teintes policières. Le film est efficace c’est incontestable avec une certaine virtuosité de son auteur à la réalisation, qui pique par ci par-là d’effets de style déjà vu. Outre passons, il apporte tout de même sa petite touche en livrant une œuvre dynamique pleine d’entrain. Une œuvre dynamite sous couvert d’un film vengeance, scénario simpliste prétextant à livrer avant tout un film de bastonnade pur et dur. Et dans le genre, Ryu Seung-wan qui n’a rien à envier aux ténors de HK maîtrise son sujet. Les aficionados apprécieront.

The City of Violence s’ancre dans ces films d’actions-réalité. Des films urbains coup de poing où les protagonistes se battent aux corps à corps sans câble, sans envolées fantasmées. The City of Violence donne dans le brutal, l’action de l’asphalte. Les scènes de combat sont bien pensées et réalisées, grâce à elles, on parvient doucement à oublier l’effet film-publicitaire. Heureusement que Ryu Seung-wan réussit ce qu’il a entrepris avec ce film parce que les unes heure trente de visuel pour une marque de whisky c’est plutôt limite et c’est malheureusement l’une des choses que l’on retient au générique final. Les publicitaires de la marque en question sont forts : film d’action, film pour jeune donc film à consommation. On en boit comme du petit lait. Le héro-policier tabassé se réfugie dans le bar de son ami défunt, bizarrement ouvert et décoré (labellisé) en mode whisky. Et là, notre héro-policier boit une rasade, cicatrise ses plais avec un bain du fameux élixir avant de reprendre du poil de la bête en « s’entraînant ». On en ressort presque cuité, c’est assez choquant mais rien de nouveau dans le cinéma…

Le cinquième long de Ryu Seung-wan n’est pas parfait même si l’on doit l’avouer, reste émoustillant pour participer à un nouveau regain du genre depuis ces derniers temps. Le film fait penser au thème déjà expliciter dans Friend (2001) de Kwak Kyung-taek. Des amis d’enfances, un parcours différents puis les retrouvailles. Ce qu’il manque à The City of Violence c’est l’émotion. Friend l’avait. Une pointe d’émotion aurait pu rendre le film différent c'est-à-dire meilleur. C’est l’un des bémols du film.

Ryu Seung-wan a fait de The City of Violence un bon polar d’action avec des pointes d’humours distillées de façon intelligente, juste ce qu’il faut. On retiendra aussi quelques séquences filmiques du cinéaste brillamment réalisées.

I.D.

A Bittersweet Life : 2 vie(s)

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Quatrième film de Kim Jee-woon, A Bittersweet Life / Dal kom han in-saeng (2005) trace l’épopée d’un manager d’hôtel professionnel jusqu’au bout des ongles, Kim Sun-woo. Il est surtout et avant tout le bras droit du président Kang, un boss de la pègre. Ce dernier lui demande de surveiller sa jeune et petite amie, Hee-soo en son absence. Sun-woo surprend la petite amie de Kang au bras d’un jeune homme et ne trouve pas la force de les tuer pour l’honneur bafoué de son boss. Il décide de taire cet écart qui va engendrer une spirale infernale qui le conduira à affronter sa bande après que celle-ci ait tentée de l’éliminer.

A Bittersweet Life est un film noir, un film de vengeance, la vengeance d’un homme trahi et qui part en guerre contre les siens. Kim Sun-woo s’est investi sept ans auprès de son boss, l’ayant servi comme un chien. Un chien servile se pliant en quatre pour son maître. Kim Sun-woo n’a aucun désir particulier, il s’accomplit dans sa tâche et exécute sans envies particulière jusqu’au jour…

Kang, son boss lui donne une mission, cette mission est de surveiller Hee-soo. Cette dernière va changer la façon de voir de Kim Sun-woo. Notre protagoniste, solitaire jusqu’alors va sourire, s’exprimer et même s’émouvoir, choses auxquelles il était étranger. Son erreur sera de ne pas éliminer Hee-soo ainsi que son amant. Un châtiment bien particulier va alors le frapper.

Kim Jee-woon réalise une pépite de style. La réalisation a du style comme son personnage principal (Lee Byung-hun). Tout y est stylé, les plans, les costumes taillés, la belle gueule du héro tragique. Le film a un côté gangster à la cool sur un rythme posé où tout est soigné. Un cinéma plein de classe. Alors oui, il y a un aspect psychologique indéniable celui d’un individu qui vivait une vie classique se résumant à son boulot et à son dévouement. Puis survient le déclencheur, une jeune femme. Par sa seule présence, elle lui donne goût à une autre vie. Sun-woo éprouve des sentiments étranges (humains) comme s’il avait eu un cœur de pierre jusque là. Enfin, survient la dernière partie du film et là… c’est le drame.

Kim Jee-woon prend le temps de la vengeance, Sun-woo trouve des armes et peut alors partir se venger. Du coup, le film s’accélère pour trancher avec le reste du film et on se retrouve devant une profusion de violence, une profusion de coups de feu, de sang et de cadavres. C’est pompeux, lourds et même ennuyeux comme cette façon de faire durée les choses à la fin du film. Finalement, cela en devient pathétique. Comme référant, on pense à Jean-Pierre Melville et à John Woo mais aussi dans la scène de procuration des armes et des différents gangs qui se donnent rendez-vous à l’hôtel sans se le donner, à Guy Ritchie. Bof.

On regrettera dans A Bittersweet Life son manque d’intensité par moment et de substance, le style n’est pas tout. Des longueurs qui laminent le film lorsque ce n’est pas de la surenchère consternante. Rien de nouveau de ce qui a pu se faire en la matière. Le film de Kim Jee-woon n’est pas non plus à jeter. Il y reste de bonnes scènes, romance non déclarée et d’actions servit par de bons acteurs.

I.D.

 
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