dimanche 28 juin 2009

TV Made in Asie - Du 28 juin au 4 juillet 2009

dimanche 28 juin 2009
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J’inaugure par ce billet, une nouvelle rubrique du blog Made in Asie. Chaque semaine, je vous ferai part d’un programme TV attrait à la culture asiatique : films, séries, documentaires, émissions, des principales chaînes : TF1, France2, France3, Canal+, France 5/Arte et M6. Les programmes seront disponibles tous les dimanches.



Du 28 juin au 4 juillet 2009


Mercredi 1er juillet
Canal+ : 0h05 - Rush Hour 3. Film. Comédie policière. EU.All.2007 VOST
France 5 : 11h05 - Mongolie Sauvage

Vendredi 3 juillet
M6 : 20h40 - Pékin Express, la route des dragons. Episode 11, la demi-finale : dans l’enfer du volcan Kawah Ijen.

M6 : 23h00 – Pékin Express : l’aventure continue

Samedi 4 juillet
France5 : 14h15 – Les trésors du Mékong


vendredi 26 juin 2009

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vendredi 26 juin 2009
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Plus de 2 ans que Made In Asie existe, et plus de 2 ans que le binôme qui anime ce blog s'attèle avec plaisir à partager sa passion pour la culture et le cinéma Asiatique.

La petite barre verte de popularité de notre ami Google s'est alimentée d'1 point de plus (PR2 > PR3). Alors merci à tous les lecteurs du blog et aux sites qui relaient nos articles et font parler de nous !

jeudi 25 juin 2009

La Marque du Tueur : N°1

jeudi 25 juin 2009
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La marque du tueur afficheSeijun Suzuki est une institution cinématographique à lui tout seul. Un cinéaste qui a fait ses classes dans les célèbres Studios de la Nikkatsu, lesquels devaient quelques années plus tard le licencier à cause d’une audace débordante et d’un esprit en inadéquation absolue parce qu’iconoclaste. Maître de la série B baroque et poétique, Seijun Suzuki enfante La Marque du Tueur/Koroshi No Rakuin en 1967, son dernier film populaire à l’esthétique pop et à la musicalité jazzie pour les célèbres studios.

La Marque du Tueur est sans doute ce que Seijun Suzuki sait faire le mieux. Décalé, stylisé à outrance, œuvre folle et provocante plus proche du film expérimental que du film de commande, il y applique un esprit des plus novateurs. Parfois emprunt de non-sens, parfois surréaliste, La Marque du Tueur est un ovni cinématographique rempli de trouvailles visuelles incroyables se fourvoyant dans l’absurde et dans un érotisme à la fois beau et violent.

La Marque du Tueur est aussi troublant que les ellipses qui s’enchaînent, le film lâche le spectateur pour mieux le rattraper dans un noir et blanc de toute beauté. Film noir, polar épuré, drame, La Marque du Tueur reste inclassable, incarné à l’écran par un Joe Shishido monumental. L’acteur aux joues artificiellement gonflées interprète un tueur à gage, N°3 dans la hiérarchie des assassins. Hanada de son prénom aime sentir l’odeur du riz qui cuit, et est un professionnel hors pair jusqu’au jour où il rate un contrat. Il devient alors la proie du légendaire assassin N°1 dont personne n’a jamais vu le visage.

C’est après avoir vu La Marque du Tueur qu’on comprend le mythe. Celui du film bien entendu mais également le mythe qui entoure son auteur. On comprend l’importance de l’œuvre si ce n’est des œuvres du cinéaste. On comprend pour quoi le film fût un choc pour nombre de cinéphiles et quelle fascination il dégage. Il existe un style Suzuki indéniable d’une importance sans borne. Seijun Suzuki un état d’esprit nihiliste, un acharnement de déconstruction rempli d’ironie et un cinéaste incontournable à l’image de ce chef-d’œuvre qu’est La Marque du Tueur.

I.D.

mardi 23 juin 2009

Plaisirs inconnus : Une jeunesse chinoise

mardi 23 juin 2009
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Jia Zhang-ke réalise Plaisirs Inconnus (2002), son troisième long et s’impose déjà comme un cinéaste à part. En trois films, il impose un style et témoigne d’un regard particulier sur ses contemporains et la société chinoise dans son ensemble. Sa caméra, proche des personnes filmées se rapproche, d’une certaine façon, du documentaire (effet que renforce le numérique qu’il utilise) tant elle s’immisce dans l’intimité des protagonistes qui survivent dans une Chine en mutation, mettant de côté les laissés pour compte. Cette dernière prend le modèle occidental comme leitmotiv d’avancée économique, référée par une image de l’Amérique omniprésente, via ses marques et ses films notamment avec la scène de vente de DVD piratés. Nous sommes bien loin de la Chine de Mao…

Dans Plaisirs inconnus, Jia Zhang-ke s’intéresse comme dans ses deux premières œuvres cinématographiques aux oubliés : les oubliés du développement chinois ou ceux qui ne profitent pas de l’essor et de la vie de rêve qui va avec. La société chinoise que Jia Zhang-ke montre est celle de l’individualisme poussé à son extrême, celle de la réussite personnelle et celle qu’elle entretien avec l’argent. Sa caméra, Jia décide de la faire évoluer dans l’environnement d’une cité industrielle. Dans Plaisirs Inconnus nous sommes dans une province du Nord de la Chine.

Là, Jia met en scène deux amis âgés tous deux de dix neuf ans, Xiao Ji et Bin Bin, inséparables. Ils passent leur temps à ne rien faire, flânent ici et là et ne travaillent pas. Xiao Ji tombe alors amoureux de Qiao Qiao, une chanteuse locale vantant les mérites de vins et de liqueurs venus de Mongolie. Il entreprend de la séduire malgré la présence de son manager qui est également son fiancé. De son côté, Bin Bin a une relation avec une étudiante qui n’est pas prête à s’engager.

Jia Zhang-ke traite de la jeunesse chinoise actuelle, celle loin de Pékin, celle qui perd tout repère dans une Chine en constante mutation. Il y montre au travers de ces deux personnages masculins l’ennui et l’errance. Il y dénonce une nouvelle mentalité, celle de l’argent-roi où l’argent fait l’homme. Jia, avec son personnage féminin montre également une nouvelle génération montante de femme au caractère déterminé ; Qiao Qiao est intrépide et sait ce qu’elle veut.

Jia Zhang-ke accompagne alors ses personnages dans une contemplation filmique qui pourrait en rebuter plus d’un par de longs plans montrant la souffrance, le dépit ou bien la fatalité des protagonistes. Une jeunesse désoeuvrée pour une œuvre des plus pessimiste à leur égard.

D'autres articles du réalisateur Jia Zhang-ke :
24 City : Entre réalité et fiction

I.D.

samedi 20 juin 2009

Departures : Un nouveau départ

samedi 20 juin 2009
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Departures/Okuribito (2008), 10ème long métrage du cinéaste japonais Yojiro Takita raconte l’histoire de Daigo Kobayashi, un violoncelliste qui vient d’apprendre que l’orchestre dans lequel il jouait est dissout. Cette annonce tombe comme un couperet pour ce musicien qui a eu tant de mal a trouvé une place dans ce milieu. Daigo choisit de partir dans le nord du Japon accompagnée de sa femme, dans la maison que sa mère lui a léguée à sa mort.

Décidé à trouver du travail, Daigo tombe un jour sur une offre d’emploi « d’aide au voyage » qui le mènera à rencontrer le patron de l’entreprise NK. Sur place l’entretien est dès plus expéditif, ne tenant qu’à une futile question « Etes-vous prêt à travailler dur ? », question à laquelle Daigo répond « Oui », ce qui lui permettra de décrocher le poste.

Daigo tombe alors dans le monde très particulier des rites funéraires par le biais de la mise en bière de défunts. Les débuts sont difficiles et des plus perturbants et son patron ne l’épargnera des situations des plus rebutantes. N’en déplaise au plus critique, le film ne rentre pas dans les clichés larmoyants et c’est en cela qu’il touche. Le cinéaste impose une légèreté par un humour justement dosé, qui mènera à des scènes cultes, on pense notamment au spot publicitaire où Daigo endosse le rôle du défunt.

A côté de cela, le film aborde subtilement le thème de la mort, sujet tabou au Japon. Daigo cache à sa compagne son nouveau métier, mais les on-dit vont bon train, et le voisinage va rapidement lui montrer le déshonneur que porte son métier. Son ami d’enfance va refuser de le saluer et sa compagne lui demander de trouver un métier décent sous la menace d’une rupture. Mais Daigo épanoui dans ce domaine décide de continuer son activité. L’acharnement dont il fera preuve aura raison des critiques. Son implication et la beauté de ses mise en bière convaincront ses proches sur le bien fondé et l’honneur que mérite ce métier.

Yojiro Takita signe un long métrage où la caméra révèle toute la beauté des rites funéraires venues du Japon, si loin des pratiques occidentales. L’auteur parvient à sublimer ces mises en bière par une réalisation lente et minutieuse où chaque geste est emprunt d’une maîtrise quasi-artistique. Une très belle œuvre qui n’a pas volé son oscar du meilleur film étranger 2009.

 
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