jeudi 30 juillet 2009

Glaces frites du Marché de Taipei (Taiwan)

jeudi 30 juillet 2009
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Me voici de retour avec mes découvertes culinaires ! Ce billet pour vous présenter une étonnante glace venant de Taiwan et plus précisément du très beau marché de nuit de Taipei : la glace frite.

Je le conçois le qualificatif accolé au mot glace sonne étrangement mais je vous assure que cette drôle de trouvaille est loin de laisser de marbre.

La glace congelée est enrobée d’une pâte à frire puis plongée dans de l’huile très chaude. Le résultat, en plus d’être surprenant, est à tomber. La saveur et la texture est unique, à la fois croquante et fondante. J’avais opté pour une glace au taro (cf. photo), un régal !

Pour avoir un aperçu de ce met si particulier, vous trouverez une vidéo en fin d'article.

Après des recherches, il semble que la glace frite soit assez répandue aux Etats-Unis et au Mexique. L'origine de ce dessert fait d'ailleurs débats, mais beaucoup s'entendent à dire qu'il viendrait du Mexique.




mardi 28 juillet 2009

Une jeune fille à la dérive : Portrait d'une jeunesse japonaise

mardi 28 juillet 2009
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Kirio Urayama, cinéaste nippon montre dans Une jeune fille à la dérive (aussi connue sous La délinquante)/Hiko Shojo (1963) la réalité japonaise au travers d’une adolescente, Wakae une jeune fille pauvre de la campagne. Elle travaille dans un bar où elle est la cible d’hommes dont les railleries vont bon train. Un jour alors qu’elle tente de fuir deux jeunes hommes insistants, la jeune fille tombe sur une ancienne connaissance, Saburo.

Wakae est un paria sur laquelle on aime "cracher" mais aussi harceler. Révoltée, elle devient ce comportement déviant rejeté par la masse parce que différente, parce que s’écartant des normes et des valeurs de la société japonaise. Elle est représentative de la face cachée du Japon, celle qu’on ne veut pas voir, celle qui survie issue des bas fonds.

Saburo représente l’espoir aux yeux de Wakae. Cet espoir qui pourrait lui permettre de vivre au-delà de sa condition sociale et vivre ce que toute jeune fille souhaiterait vivre : s’acheter des jupes, étudier et s’amuser dans l’insouciance. Des petits instants qui deviendront réels grâce à cette rencontre impromptue et inespérée.

Le cinéaste retranscrit les conditions d’une jeune fille qui ne parviennent à changer malgré la bonne volonté d’un ami. Le mépris de la société et de sa propre famille, la plongera dans un cercle vicieux où se mêle comportement violent, incompréhension et souffrance. Kirio Urayama porte un regard pessimiste sur les chances de ses classes inférieures. Sont-elles finalement condamner à cette situation de non retour ? L’effort et la volonté sont-elles vaines de tout espoir d’évolution ?

Kirio Urayama nous livre une œuvre teintée de noirceur en mêlant tragédie sociale et familiale. La réalisation capte très justement des moments heureux comme des instants de douleur avec une subtile mise en valeur des expressions et des visages. On notera des scènes d’une beauté certaine avec une caméra fixe proche du sol prête à capter une émotion, des visages tristes dans une chambre enfumée, ou encore une magnifique scène d’échange entre Wakae et Saburo dans un cadre enneigé.

Malgré la timide attention prêtée à Une jeune fille à la dérive (projetée dans 3 salles parisiennes), le long métrage est une belle surprise. L’œuvre est touchante dans sa simplicité et la richesse de son propos. A découvrir !

dimanche 26 juillet 2009

Le Festival Locarno - 62ème édition du 5 au 15 août 2009

dimanche 26 juillet 2009
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J-10 avant le début du très attendu Festival de Locarno qui se déroulera du 5 au 15 août à l’emblématique Piazza Grande.

Festival de films d'auteurs indépendants, la programmation de cette 62ème édition offrira une forte représentativité asiatique entre autre Naomi Kawase, Kiyoshi Kurosawa et Hong Sang-soo (aussi membre du jury).

Comme à l’accoutumé, la sélection de projections made in Asie de cette édition 2009 :

COMPETITION INTERNATIONALE :
- Summer Wars (2009) de Mamoru Hosoda [Première internationale] (JAPON)
- She, a Chinese (2009) de Xiaolu Guo [Première mondiale] (CHINE)
- Wakaranai / Where are you ? (2008) de Masahiro Kobayashi [Première mondiale] (JAPON)
- Sham Moh / At the End of Day break (2009) de Ho Yuhang [Première mondiale] (MALAISIE)

COMPETITION CINEASTES DU PRESENT :
- Musashi The Dream of the last Samurai / Miiyamoto Musashi : Soken ni haseru yume (2009) de Mizuho Nishikubo (première internationale) (JAPON)
- Nikotoko Tou / Nikotoko Island (2008) de Takuya Dairiki et Takashi Miura [Première internationale] (JAPON)

LEOPARDS DE DEMAIN (COURT METRAGE) – COMPETITION INTERNATIONALE :
No Country for Chicken de Huang Huang (CHINE)

ICI & AILLEURS :
In Between Days (2009) de Isaki Lacuesta et Naomi Kawase (ESPAGNE/JAPON) 45 min.

ICI & AILLEURS – JEONJU DIGITAL PROJECT 2009 – VISITORS :
- Butterflies Have No Memories (2009) de Lav Diaz (COREE DU SUD), 40 min [Première internationale]
- Koma (2009) de Naomi Kawase (COREE DU SUD/JAPON), 35 min [Première internationale]
- Lost in the Mountains (2009) de Hong Sang-soo (COREE DU SUD), 31 min [Première internationale]

ICI & AILLEURS – VOYAGES DE LECTURE A VOIX HAUTE, LES CHEFS D’ŒUVRES DE LA LITTERATURE JAPONAISE :
- Kata Ku No Hito (2003) de Naomi Kawase (JAPON), 50 min [Première internationale]
- Kaze No Matasaburo (2003) de Kiyoshi Kurosawa (JAPON), 50 min [Première internationale]
- Tokage (2003) de Shinya Tsukamoto (JAPON), 50 min [Première internationale]
- Yakeato No Iesu (2003) de Shinji Aoyama (JAPON), 50 min [Première internationale]

ICI & AILLEURS – ANIME NOW :
- One Piece : Episode of Chopper : Bloom in the Winter, Miracle Sakura (2009) de Junji Shimizu (JAPON)
- Tegen Toppa Gurren Lagann The Movie : Spiral Stone Chapter (2009) de Hiroyuki Imaishi (JAPON)

FILM DE CLOTURE :
Chingisiyn Hoyorzagal / The Two Horses of Genghis Khan (2009) de Byambasuren Davaa (L’histoire du chameau qui pleure)

EN MARGE
PIAZZA GRANDE (PIAZZA ANIMEE) :
Redline (2009) de Takeshi Koike [Première mondiale],

“UNE NUIT MANGA” QUI PROPOSE ENTRE AUTRE :
- Mobile Suit Gundam I / Kindo senshi gandamu I (1981) de Yoshiyuki Tomino,
- Pom Poko / Heisei tanuki gassen pompoko (1994) de Isao Takahata,
- La Maison en petits cubes / Tsumiki no ie (2008) court métrage de Kunio Kato,
- First Squad : The Moment of Truth (2009) de Yoshiharu Asino (première internationale).

RETRO ANIMATION JAPONAISE :
Voir page 37 du fichier PDF

AUTRES INFORMATIONS :
- PAGE 44 Focus 2009 : la Chine et le monde chinois
- PAGE 45 : Le laboratoire de coproduction : Open Doors Factory

Toutes les informations sur le site officiel :
Festival Locarno 62ème édition

jeudi 23 juillet 2009

A Dirty Carnival : “With a Real Gangster Spirit” [Sortie DVD]

jeudi 23 juillet 2009
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Film de gangster sud-coréen, A Dirty Carnival / Biyeolhan geori (2006) de Yu Ha, cinéaste du non moins talentueux Once Upon a Time in High school, se place dans cette mouvance de films noirs à la structure classique. Respectant les codes du genre, le cinéaste sud-coréen met en scène une œuvre efficace.

On suit un gangster, Byung-ho qui désire progresser dans la hiérarchie du gang, une occasion se présente à lui et il la relève. Parallèlement, il retrouve un ancien ami devenu cinéaste qui souhaite faire un film sur la pègre. Il croise par son biais une camarade de classe dont il était amoureux…

A Dirty Carnival c’est avant l’histoire d’un individu, un homme, un gangster qui n’assume plus son statut de malfrat et qui tente pour se faire de se racheter une identité. Il assume mal ce statut devant ses anciens camarades, encore plus devant celle qui l’a aimée. Il est désireux de devenir un homme d’affaire respectable et ainsi mettre à l’abri du besoin sa famille. Mais avant de pouvoir y accéder, il doit réaliser les bas œuvres du gang. Yu Ha nous raconte donc l’itinéraire d’une petite frappe qui rêve des hautes sphères de la hiérarchie de la pègre. Le cinéaste nous raconte ce destin avec véracité.

Si A Dirty Carnival est linéaire dans sa conception et sans surprise du coup, son auteur parvient à le faire avec dextérité. Il y insuffle une maîtrise technique aussi bien dans les scènes d’actions que les scènes plus posées. Si le film est long, on ne ressent pas de longueur ou d’ennui devant la tragédie qui se joue. On regrettera juste que la réalisation de Yu Ha ne soit pas plus intimiste. Il n’y a pas cette touche que rend le film particulier mais en deçà la violence froide, les codes de ce milieu et les sentiments qui tiraillent notre protagoniste sont montrer avec force et conviction.

Yu Ha utilise également habilement l’effet de miroir avec l’ami réalisateur désireux de faire un film de truand. Les rapports d’amitié, l’utilisation des gens pour parvenir à ses fins, la trahison, ce personnage de réalisateur sous couvert d’un métier respectable use autant de malveillance que les malfrats pour aboutir à son ambition. La clé du film est peut-être là, lorsque Byung-ho interpelle son ami en plein tournage avec un : « make something with a real Gangster spirit ». Yu Ha ne justifierait-il pas ici justement son film comme ça ? Comme un film emprunt d’un véritable esprit de gangster non dénaturé par les tendances qui régissent le cinéma actuel.

Yu Ha réalise donc avec A Dirty Carnival un bon film-constat de l’univers des gangs, en portant un regard froid et réaliste sans artifice. Surtout, on n’y voit aucune apologie ambiguë, il montre un univers tel qu’il est, un point c’est tout.

D'autres articles du réalisateur sud-coréen Yu Ha :
Once Upon a Time in High school
I.D.

Once Upon a Time in High school : Bruce Lee Fever

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Dans Once Upon a Time in High school / Spirit of Jeet Kune Do (2003) de Yu Ha, nous sommes dans la Corée du Sud de 1978 sous le régime du président dictatorial Park Chunh-hee. Un étudiant, Hyun-soo fan de Bruce Lee est transféré dans une école et dans une classe où la loi du plus fort est de rigueur. Il va partager l’amitié d’un élève rebelle et tomber amoureux d’une jeune fille, Eun-joo. Il affrontera l’injustice qui règne dans l’école sous les traits de Jong-hun et sa bande.

S’il est vrai que Yu Ha tombe dans la facilité en offrant un panel de personnages stéréotypés : le cool, le méchant, le sympa, la jolie fille ou bien encore le lourdaud de service. Il n’en reste pas moins que Once Upon a Time in High school est un drame historico-social qui narre l’univers scolaire de la Corée du Sud à la fin des années 70. Á travers un protagoniste qui comme des milliers de jeunes de son âge est fan de Bruce Lee, légende vivante décédé déjà depuis cinq ans à ce moment là, Yu Ha nous montre ces mêmes jeunes qui le singent en reproduisant les combats de ses films. Moments heureux dans un système scolaire strict voire même carrément violent. Les surveillants et professeurs n’hésitent pas à frapper et humilier comme moyen éducatif. De ce fait, pour ces élèves, on peut dire que la symbolique représentée par Bruce Lee (la voix des « petits ») est l’emblème d’une opposition qui s’impose par la force face à la force, ici pour mater.

Le film dénonce donc un système scolaire inhumain en vigueur où l’on réduit toute individualité pour un esprit de groupe. Entre romance et action, Yu Ha décrit une institution éducative aux penchants militaristes. On broie pour que les jeunes marchent droits. Certains suivent le pas, d’autres se retrouvent petit à petit déscolarisés et donc livrés à eux-mêmes. La société coréenne marginalise tout ceux qui ne rentrent pas dans les rangs, c’est un constat sans appel et dur sur un environnement scolaire des plus austère qui soit.

Once Upon a Time in High school joue sur une triangulaire amoureuse type. Le « cool » qui sort avec la « jolie fille » dont le « sympa » est secrètement amoureux. Ah, la jeunesse avec ses on-dits, ses non-dits et ses premiers émois amoureux. Film qui relate les relations adolescentes, adolescents qui rêvent de liberté dans un pays conservateur aux relationnels rigides. Tous suivent leurs chemins entre rivalités amoureuses et rivalités musclées avec des situations familiales tout aussi difficiles. L’un a un père autoritaire, un autre n’assume pas que sa mère soit une célébrité…

On retrouve alors dans le film de Yu Ha un melting-pot de personnages plus ou moins appréciable qui rappellent forcément ceux que l’on a connus lors de nos différentes époques scolaires. L’univers scolaire comme microcosme d’une société, où tous se côtoient en créant des liens ou en se haïssant, ainsi va là l’apprentissage de la vie. Entre phénomène de société (Bruce Lee mania) et les tracas du quotidien (l’école et ses aléas), le film parvient à toucher.

Once Upon a Time in High school marche parce que sa réalisation est maîtrisée et qu’elle est servit par de bons acteurs qui donnent un sentiment de réalisme, on y croit. Tout y est subtilement mis en scène, affrontements comme amitié, amitié comme idylle amoureuse. L’œuvre est intéressante pour son contexte de l’époque et le style de vie estudiantin qui allait de pair.

D'autres articles du réalisateur sud-coréen Yu Ha :
A Dirty Carnaval
I.D.

 
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