vendredi 30 juillet 2010

Le goût du riz au thé vert : Un couple

vendredi 30 juillet 2010
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Le couple est mis en lumière dans Le goût du riz au thé vert / Ochazuke no aji (1952), une œuvre en N&B de Yasujiro Ozu qui dessine l’apprentissage de l’amour et du bonheur.

Mokichi, un homme de la campagne est marié à Taeko, une femme de la ville depuis quelques années maintenant. Cette dernière, déçue de sa vie de couple trouve la moindre des excuses pour pouvoir s’éloigner de son mari…

Le goût du riz au thé vert traite du couple mais plus en amont des mariages arrangés. Ici, Yasujiro Ozu nous parle d’une crise maritale à travers une comédie dramatique qui se révèle réussie et tout en finesse. Ce couple sans enfant qu’il nous dépeint s’ennuie l’un et l’autre, ayant si peu de choses en commun. Surtout la femme, se voulant moderne et plutôt libérée, qui ne comprend son mari, et aime à le dénigrer. Car pour ce mari le travail passe avant tout. Il s’avère un homme simple et droit. Par des gestes quotidiens, le cinéaste parvient à nous faire sentir tout le poids de la situation en instaurant en parallèle un bonheur de vivre continu. Par une simplicité de mise en scène, il réalise une œuvre forte par son propos, oscillant entre tradition et modernité. Admirable.

Le goût du riz au thé vert fait partie de ces films qui procurent un bien être immense. Il arrive qu’on reste à observer ces personnages avec un sourire béat bien qu’une crise perdure dans leur quotidien. Pourtant la chose est telle que cette œuvre s’avère être un vrai bonheur.


I.D.

mercredi 28 juillet 2010

Cageman : En cage

mercredi 28 juillet 2010
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Œuvre sociale mis en scène par Jacob Cheung Chi Leung, Cageman / Long Min (1992) traite d’un sujet quasi tabou : les habitations insalubres où de vastes hangars servent de lieu de vie à des hommes sans le sou qui survivent et demeurent dans des cages. Des cages empilées les unes sur les autres. Bientôt, des entrepreneurs décident de détruire ces hangars pour construire de nouveau complexe immobilier. Les « cageman » qui vont se retrouver à la rue sont divisés ; entre ceux qui veulent rester coûte que coûte et ceux prêt à accepter une compensation financière.

Cageman détone. C’est le moins que l’on puisse dire devant cette œuvre que l’on qualifierait de dramatique et pourtant. Un drame se joue c’est indéniable, la condition des ces hommes vivant dans des cages et pourtant… pourtant ils semblent vivre dans un certain « bonheur » en formant une communauté à part entière. Du moins, au milieu de cette vie misérable s’invite parfois des moments plus heureux, dirons-nous. Une chose est sûre, Jacob Cheung ne prend aucun parti. Il met en scène ses personnages tel quel, sans fioritures, sans les rendre plus beau ou plus moche. Si ce n’est peut-être (disons franchement) ceux des deux hommes politiques, caricaturaux à souhait qui n’ont aucun scrupule pour ramener vers eux un maximum de soutien qui pourrait les faire mousser auprès des médias. Au coude à coude, ils offrent entre autre une succulente scène pleine d’humour devant les caméras de télévision.

Cageman dépeint avec simplicité et avec réalisme le quotidien de ces hommes en cage qui s’avèrent attachants à travers leur survie qui se veut prenante. On s’immerge dans cet environnement, on devient intime en prenant part à leur vécu. Il n’y a pas un personnage qui prend le pas sur un autre. Ils sont tous au même niveau face à l’adversité qu’ils essayent tant bien que mal de maquiller en des jours meilleurs. Cageman est une œuvre réussie qui ne pourra qu’interpeller et faire réfléchir sur le pourquoi et le comment. Pourquoi laisser une situation se dégrader autant ? Comment en arrive-t-on tout bonnement là ? Alors oui, Hong Kong est l’un des territoires les plus peuplé au monde mais tout de même, on ne peut que s’interroger. C’est en cela que cette œuvre se révèle intéressante mais aussi et surtout importante. Cette œuvre témoigne d’une réalité (qui a existée, existe encore ?).

Si la mise en scène de Cageman s’efface au profit de son propos, chose louable. On ne peut que féliciter aussi les acteurs du film qui livrent des interprétations remarquables. On y retrouve Roy Chiao Hung, vieux baroudeur du cinéma au faciès reconnaissable dont le fils mentalement handicapé est joué par Liu Kai Chi. Il y aussi les notables Ku Feng, vieux briscard de la Shaw Brothers, Teddy Robin Kwan l’homme au multiple casquette : acteur, producteur, chanteur, musicien et réalisateur. On y retrouve également des spécialistes des seconds rôles Chow Chung en politicien, Dennis Chan Kwok San mais aussi Victor Wong Chi Keung. On n’oubliera pas non plus le jeune Koma Wong Ka Kui, leader du groupe rock Beyond qui trouvera la mort un an après qui joue ici un petit truand sortant de prison qui trouvera en ces « homme en cage », une famille à part entière.

Cageman est œuvre trop rare. Elle est à découvrir, à revivre pour appréhender cette part sombre qui existait à cette époque dans la société hongkongaise. Pour l’anecdote, Cageman reçut le prix du meilleur film aux HK Awards de 1992.

I.D.

lundi 26 juillet 2010

Quelques Expos photos autour de l'Asie - Paris

lundi 26 juillet 2010
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Et comme il n’y en a pas que pour le ciné dans ce petit blo-blog (ah bon ?!), voici quelques rendez-vous photographiques autour de l’Asie pour égayer votre été :

Kenro Izu « Buthan, sacred within » jusqu’au 7 août
Galerie Thierry Marlat
2, rue de Jarente – Paris 4
01 44 61 79 79

Aki Kuroda « Cosmogarden New York City » jusqu’au 29 août
Maison européenne de la Photographie
5/7 rue de Fourcy – Paris 4
01 44 78 75 00

« 2010 Shanghai universelle » jusqu’au 27 sept.
Maison de la Chine
76, rue Bonaparte – Paris 6
01 42 22 60 74

Maurice Renoma « Shanghai, hier et aujourd’hui, 1994-2010 » jusqu’au 31 juillet
Renoma Café Gallery
32, avenue Goerges V – Paris 8
01 47 20 46 19

Véronique Durruty « Holi, un grain de couleur en Inde » jusqu’au 1er sept.
Galerie Le Pictorium
12, rue Jean Moulin Joly – Paris 11
01 75 43 40 55

Patrick Bezzolato « Belleville-Ménilmontant retraversés » jusqu’au 5 sept.
Librairie Photographique
17 rue de la Villette – Paris 19
01 48 07 80 90
Diana
Source Réponses Photo

dimanche 25 juillet 2010

Bollywood s'invite sur Paris du 14 juillet au 14 sept. au cinéma Le Brady

dimanche 25 juillet 2010
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Moi qui m’étais donnée pour mission de combler mes lacunes dans le cinéma Bollywoodien, je suis servie !

Du 14 juillet au 14 septembre
, L’été de Bollywood revient pour sa 2ème édition dans les salles du cinéma Le Brady. L’évènement à l’origine du site Fantastikindia (d'ailleurs vous avez jusqu'au 29 juillet pour remporter vos places de ciné ici) propose 10 « morceaux choisis » de la production indienne de ces dernières années :

- Devdas (3h) - Sanjay Leela Bhansali
- Dostana (2h23) - Tarun Mansukhani
- Dulha Mil Gaya (2h32min) - Mudassar Aziz
- Guru (2h45) - Mani Ratnam
- Lagaan (3h45) – Ashutosh Gowariker
- My name is Khan (2h30) – Karan Johar
- Rab Ne Bana Di Jodi (2h07) - Aditya Chopra
- Shakti (3h08) – Krishna Vamshi
- Umrao Jaan (3h08) - J.P. Dutta
- Yuvvraaj (3h20) – Subhash Ghai

Les horaires seront communiqués chaque semaine sur le site LeBrady.fr.

En attendant, voici la programmation :

Lundi 26 juillet
15h30 : Guru
20h50 : Rab Ne Bana Di Jodi
21h10 : My name is Khan

Mardi 27 juillet
15h30 : Umrao Jaan
20h50 : Devdas

Mecredi 28 juillet
15h30 Umrao Jaan
19h : My name is Khan

Jeudi 29 juillet
15h30 : Devdas
19h : Dulha Mil Gaya

Vendredi 30 juillet
15h30 : My name is Khan
19h : Guru

Samedi 31 juillet
15h30 Shakti
19h Rab Ne Bana Di Jodi

Dimanche 1 août
15h30 : Lagaan

Lundi 2 août
15h30 Rab Ne Bana Di Jodi
19h : My name is Khan

Mardi 3 août
15h30 Yuvvraaj
19h : Dulha Mil Gaya

mercredi 04 août
15h30 Devdas
19h Rab Ne Bana Di Jodi

jeudi 05 août
15h30 Yuvvraaj
19h Shakti
21h10 My Name Is Khan

vendredi 6 août
15h30 Dostana
19h Devdas
21h10 My Name Is Khan

samedi 7 août
15h30 Lagaan
19h30 Dostana

dimanche 8 août
15h30 Umrao Jaan
19h Dulha Mil Gaya

lundi 9 août
15h30 Shakti
19h Guru
21h10 My Name Is Khan

mardi 10 août
15h30 Umrao Jaan
19h Yuvvraaj

lundi 16 août
15h30 Shakti
19h Dulha Mil Gaya
21h10 My Name Is Khan

mardi 17 août
15h30 Guru
19h Yuvvraaj

Où :
Le Brady
39 Boulevard de Strasbourg – Paris 10ème
Métro : Château d’eau
Site officiel : http://www.lebrady.fr/

Tarifs :
Plein tarif 8 €
Carte 5 places pour 30 € (soit 6 € la séance)
Carte UGC illimité acceptée

Programmation complète :
L’été de Bollywood – PDF
Diana

Une Auberge à Tokyo : « Je ne pouvais rester assis à regarder »

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Sur un scénario de Tadao Ikeda et Masao Arata, Yasujiro Ozu signe Une Auberge à Tokyo / Tokyo no yado (1935). Ce film muet en N&B est un drame social dans lequel l’auteur injecte un certain humour pour alléger son propos.

Dans un Japon en pleine crise économique, un père sans emploi s’arrête dans une ville pour tenter de retrouver du travail. Il est accompagné de ses deux enfants. Bientôt leur chemin croise celui d’une veuve et de sa petite fille. Une amitié naît entre les enfants. Un jour la petite tombe malade…

Une Auberge à Tokyo est une œuvre belle et intelligente. Le sujet traité, celui de la pauvreté y est relaté avec tact sans concourir à quelconque émotion programmée pour forcer à faire sortir les mouchoirs. Ce film muet est accompagné d’une musique qui donne corps à l’ensemble. Les acteurs y sont tout bonnement admirables. Une Auberge à Tokyo offre de jolie scènes (le repas mimé, le jeu de langue des enfants,…) et des personnages touchants à l’image de ces deux gosses qui malgré les difficultés du quotidien continuent à soutenir leur père dans l’épreuve difficile qu’est la recherche d’emploi. Á travers ces enfants, Yasujiro Ozu montre toute leur importance dans ce morne quotidien. Ils sont un vecteur pour continuer à avancer sans se laisser abattre. L’espièglerie dont ils font preuve apporte ce rayon de soleil sous leur ciel gris. Cette légèreté n’est jamais de trop, jamais forcée, tout coule de source jusqu’à ce dénouement sombre qui fait écho à leur situation, les exclus d’un système dont ils sont les premières victimes.

Une Auberge à Tokyo vous prend et vous marque. Cette œuvre que nous offre Yasujiro Ozu se montre comme un véritable chef d’œuvre, c’est indéniable. Une œuvre bouleversante dont on ne se lasse pas de revoir.

I.D.

 
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