
Mat le Cinglé est une souffrance. Un film difficile à endurer parce qu’il est consternant, affligeant, sans aucun intérêt si ce n’est celui de nous faire perdre du temps. Et perdre du temps n’a aucun intérêt, nous en conviendrons. Pourtant, on pourrait se lever, imiter ces quelques personnes qui quittent la salle mais l’amoureux de cinéma que je suis m’en empêche. Pourquoi ? S’il y a au moins une scène à sauver, je veux la voir, en jouir et puis advienne que pourra. J’ai énormément de chose à reprocher à Hussain Haniff, c’était son troisième long-métrage auquel j’assistais mais Hussain Haniff ne sera pas le premier cinéaste à me faire partir d’une salle quoi qu’il arrive (à part une ou deux catastrophes naturelles).
Mat le Cinglé est une comédie très mal réalisé. Une comédie pure et dure avec des sketches qui s’enchaînent avec en toile de fond une histoire qui tient dans le creux d’une main. La vérité c’est qu’il n’y a pas réellement d’histoire. Nous assistons juste à la vie de ce bon bougre de Mat et puis c’est tout. Il est difficile de mettre en scène le comique notamment lorsqu’il est de situation comme c’est parfois le cas dans ce film. La difficulté de la comédie s’en ressent dans cette production Cathay-Keris qui vous prend toute votre énergie. On ressort de la séance quelque peu groggy, abasourdi, le cri de délivrance monte en crescendo. Tammat. Ouf ! La fin, une souffrance, je vous dis, une souffrance…
Concluons. Mat le Cinglé est un pseudo-Marx Brothers qui aurait croiser le chemin des Charlots sauf que ce n’est pas marrant, les sketches tombent à plat, il n’y a pas de talent (Attention ! Les Charlots n’en ont pas et ils ne sont pas toujours marrants, c’est juste pour souligner la médiocrité). Mat Sentol, l’acteur principal a beau être l’un des grands artistes comiques de l’époque, cela n’y changera strictement rien. Mais rien du tout. La seule chose qui m’interroge c’est que s’il était l’un des « grands » alors qu’est-ce que les «petits » devaient être ? Là est la vraie question…
> Rediffusion le lundi 15 février 2010 à 20h30 - Cinéma 1
I.D.
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