

Break Away démarre plutôt bien. De l’agitation, trois hommes haletant perdus dans une immense forêt, des soldats à leur trousse, un hélicoptère en survol. Est-ce une escarmouche ? Sont-ils des soldats en terrain ennemi ? Nous sommes dans le flou avant de comprendre que nous avons à faire à trois soldats qui viennent de déserter pour des raisons qui leurs sont propres. On apprendra au fur et à mesure ce qui les a véritablement motivés à franchir le pas. Ce qui frappe tout d’abord, c’est que cette « chasse à l’homme » est très loin d’être amicale. Les soldats qui les prennent en chasse n’hésitent pas à tirer de vraie balle pour tout bonnement les abattre. On ne rigole pas avec les déserteurs. Nous allons vivre quotidiennement avec des hommes qui pénètrent de plein fouet dans une bataille contre la montre pour la survie. Sans rien révéler, nous suivrons par la suite deux de ces hommes ainsi qu’une femme, l’amie de l’un d’eux dans leur fuite désespérée. On peine à croire tout du long qu’ils puissent connaître une échappatoire sans heurt. On le sait au fond de nous. De telles histoires ne peuvent bien se terminer. Tous les trois destinés à une oraison funèbre qu’on imagine sanglante. Et l’ironie du sort en toute fin de métrage n’en sera que plus fataliste.

Break Away est le genre de film qui se laisse regarder, qu’on contemple avec une certaine émotion tant qu’on se laisse convaincre par son histoire et ses personnages. Il est ce qu’il est. Pas un grand film. Pas une réussite totale mais un film potable qui, exempt de ses défauts, aurait pu être un film d’une puissance singulière. Ce qui est malheureux donc c’est qu’il n’échappe pas à quelques autres poncifs comme les envolées musicales pas toujours justifiées qui gâchent ce spectacle ou encore ses longueurs où l’ennui pointe à plusieurs reprises et où, disons-le, des scènes n’avaient rien à faire là. On aurait très bien pu s’en passer, et le film n’en aurait été que plus estimable. Sans ça, Break Away était à deux doigts d’être un film, pas majeur en soit mais (tout de même) d’une puissance évocatrice sur la dénonciation de l’état d’esprit et des agissements qui règnent dans l’armée. Une armée composée de soldats qui avant de l’être sont avant tous des hommes.
I.D.
4 commentaires:
C'est bien I.D., t'as pas chômé au boulot aujourd'hui ;)
Je ferai mon petit bilan de la soirée de clôture ce soir pour ma part, mais on partage à peu près le même avis sur ce film qui aurait pu être plus fort, mais se regarde plutôt bien.
> C'est bien I.D., t'as pas chômé au boulot aujourd'hui ;)
Il faut bien ! :)
> Je ferai mon petit bilan de la soirée de clôture ce soir
Hâte de lire ton bilan alors.
D'ailleurs l'annonce sur le site officiel se fait attendre ainsi que les photos ! ^^
Bien moi j'ai pas aimé ce film. :p
Trop prévisible, avec des personnages tous plus cons les uns que les autres. Enfin, la mise en scène étaient quand même très bonne.
A part ça, tu seras heureux de constater que j'ai créé les fiches sur cinemasie :D
Je ne peux pas dire que je l'ai aimé ce film mais y avait un truc et je regrette tout comme toi l'écriture des personnages ainsi que les situations plus que prévisibles. C'est bien dommage. Y avait du potentiel à donner une très bonne histoire pour un très bon film.
Je te salue bien bas pour les fiches de films présents au ffcf'10, tout cinémasien sera heureux de pouvoir les noter et même ! Même y écrire quelque mot. :)
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