vendredi 21 novembre 2014

Wild Animals : L’amour de l’art

vendredi 21 novembre 2014

Drame de Kim Ki-duk, Wild Animals / Yasaeng dongmul bohoguyeog (1996), deuxième long-métrage du cinéaste sud-coréen narre l’histoire de deux immigrants coréens à Paris. L’un est un artiste de rue, l’autre soldat nord-coréen ayant fuit son pays. Au gré des circonstances, ils deviennent amis, tout en gagnant leur vie en s’acoquinant à des gangsters français…

Kim Ki-duk déménage à Paris pour mettre en scène Wild Animals. La relation entre Cheong-hae (Joh Jae-hyung), le coréen du sud et Hong-san (Jang Dong-jik), le coréen du nord sont dignes d’intérêts. Le film vaut pour ses deux personnages principaux qui représentent deux visages d’un même pays divisé en deux. Lorsque l’union fait la force, le Nord et le Sud sont réunis à travers ces deux hommes dans un environnement qui leur est hostile. Dès lors, Kim Ki-duk offre un regard sur la Corée, et non "les" deux Corée". Un regard réaliste d’une situation qu’il dépeint par un cinéma qui le caractérise déjà : à la fois violent et où se mêle l’incongruité de certaines situations. Il y offre de nombreuses symboliques qui sauront interpeller. Pourtant, le film reste "trop coréen" et ne parvient jamais à s’immerger dans la culture française, la fantasmant plus qu’il ne la montre telle qu’elle est. Ainsi, le tout manque d’authenticité flagrante. Et l’on se demande, dans un pays étranger (et qui ne l'est pourtant pas pour l'auteur qui y a vécu), si Kim Ki-duk ne peine tout simplement pas à trouver ses marques.

Wild Animals ressort alors comme un film mitigé. On regrettera ces scènes où les acteurs français présents à l’écran réalisent des prestations affligeantes, engouffrant le récit dans une caricature qui est tout aussi accablante (sacré Richard Bohringer, le moins pire même dans l'excès). Est-ce le regard de Kim Ki-duk de la société française ? Si c’est réellement le cas, il participe grandement à ce naufrage et ne sauve qu’in extremis son propos. 

I.D.

3 commentaires:

Olrik a dit…

WTF? Un film de Kim Ki Duk se passant à Paris et avec Richard Bohringer ? Je signe tout de suite, même si c'est un affreux nanar ! Sans contestation la trouvaille cinéphilique de la semaine, je veux voir ça !
J'ai vu récemment Boringer dans un film français intéressant, "Péril en la demeure", de Michel Deville, je recommande.

I.D. a dit…

Quoi ?! Tu ne connaissais pas ?! :D Faut vraiment que tu le vois le Richard en une espèce de parrain local. Je pense que tu reconnaitras dans le lot des tronches connus de 2ème voire 3ème zone. A noter également une magnifique scène de meurtre en chambre, je n'en dis pas plus. Sans ça, on retrouvait déjà des éléments qui allaient s’incruster dans ses œuvres plus abouties au KKD, notamment celle du peep show // de "Bad Guy".

"Péril en la demeure", j'en ai un vague souvenir. Malavoy, Anémone. Me souviens pas de Bohringer.

Olrik a dit…

Ce soir, je me remate massacre à la Tronçonneuse en HD. Ca me laisse le temps de mettre la main sur ce Kim Ki Duk pour demain soir. ;)

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