lundi 22 décembre 2014

Les Lionnes Masquées (นางสิงห์แก้มแดง) : Nam Nao # 2

lundi 22 décembre 2014



Le titre français est une pure invention de ma part (et cela continuera tant que je n’aurai pas au moins un titre anglais à faire valoir). De ce fait, je l’ai baptisé de manière tout à fait libre. A noter que le réalisateur de ce film est inconnu. Mes recherches n’ont permis de connaître l’identité de l’homme derrière la caméra. Je lance par ailleurs un appel à toute personne qui pourrait apporter des informations supplémentaires.

Ces séries B thaïlandaises des années 70 et 80 notamment surnommées « nam nao » (eau croupie) par les critiques de cinéma locaux ont leur petit charme. Alors certes comme dans Les Lionnes Masquées / นางสิงห์แก้มแดง, il ne faut pas chercher du grand cinéma. Ca reste un cinéma fait à la va vite, vite expédié et remplacé par une nouvelle production. Mais tant qu’il y a un minimum de fun, je suis personnellement preneur. Alors laissons ces mauvaises langues (qui parleraient en mal de ces œuvres) et projetons nous dans ce divertissement qui mélange jolies filles masquées, manigances et compilation musicale. Et pour prendre en compte l’ampleur de cette œuvre d’exploitation qui vous attends, je vous livre un résumé du film qui (attention SPOILER !) dévoile tout ou presque.


Witaya (Sorapong Chatree) est responsable de la sécurité d’une grosse firme dont le président se nomme Pa. Ce dernier a deux filles, Plaew (Jarunee Sooksawad) et Fai. Ses filles lui cachent un petit secret, ce sont des voleuses affublées d’une combinaison et d’un masque (avec des joues roses) qui dérobent au plus riche pour donner aux nécessiteux. Si elles cambriolent dans la plus grande discrétion, elle le font tout de même armé d’un pistolet chacune et ont pour habitude de laisser une carte avec leur logo (une lionne masquée) après chacun de leur crime. Un soir, elles vont même jusqu’à voler dans le coffre-fort de leur propre père de l'argent qu’elles donnent à une école pour aveugle. Mais si ce n’était que ça. Elles font ce don au nom de leur père ! Un comble pour un homme riche et égoïste qui ne dépensent son argent que pour sa maîtresse, Toi. Cette dernière a un frère, Thep (Lak Apichat) qui fait parti du conseil d’administration de la société de Pa tout comme Plaew. Thep a besoin d’argent. Il dépense plus qu’il ne gagne au jeu et sa sœur ne cesse de lui en demander. Parallèlement, les deux sœurs font tourner en bourrique Witaya qu’elles perçoivent comme une mauvaise personne. Espiègles, elles lui volent des vêtements ainsi que des effets personnels qu’elles offrent à une école puis c’est au tour de sa voiture. Elles se rendent bientôt compte que Witaya est un homme bon. Pendant ce temps-là, Thep vole l’argent du coffre-fort de la société pour éponger ses dettes et y laisse une carte avec le logo des lionnes masquées. Les deux sœurs, quant à elles volent le coffre-fort de Thep mais Fai fait la bêtise de retirer son masque sans savoir qu’une caméra de surveillance les filme. Thep connait leur identité. Pendant ce temps là, la police ainsi que Witaya sont perplexe face au vol de la société d’autant plus que l’argent n’a pas été donné à une œuvre caritative. Les deux sœurs quant à elles se disculpent en clamant leur innocence auprès d’un journaliste qui mène l’enquête. Pour confondre les voleurs, une exposition d’œuvres d’arts est alors organisé sauf qu’il s’agit en réalité de faux. Witaya et Thep sont chargés de la sécurité. Thep décide de voler les œuvres d’arts et de faire encore porter le chapeau aux lionnes masquées surtout depuis qu’il connait leur identité. Plaew et Fai sont mises au courant de ce plan grâce à un micro caché dans son appartement. Le vol des œuvres d’arts se fait. Thep menace les deux sœurs de dévoiler leurs véritables identité à la presse. En échange de son silence, il oblige Plaew à sortir avec lui et souhaite se marier avec elle, c’est sans compter sur la présence de sa femme prévenue par la jeune femme. La police parvient à confondre Thep pour les vols. Il est arrêté et dénonce les deux lionnes masquées en divulguant la cassette qui a été échangé par Witaya. Thep ne peut confondre les jeunes femmes qui s’en sortent. Pa quitte sa maîtresse et un amour naissant voit le jour entre Plaew et Witaya qui connait la double identité des deux sœurs. (fin SPOILER)
Les Lionnes Masquées frappe pour une chose : la mollesse de son action. Le cinéaste, un sombre inconnu joue de l’esbroufe. Il nous fait croire qu’on va assister à du grand spectacle, à de l’action en veux-tu en voilà et puis non, c’est très plat. Alors Les Lionnes Masquées n’est pas à jeter, loin de là. Il y a donc de la fausse action avec du faux suspense, un peu d’humour et puis plus grand-chose. Si ! En réalité ce film frappe pour deux choses. La première déjà écrite. La seconde : la bande pas originale. Ainsi, la musique qui y est employée est magnifique dans le pompage. Personnellement, j’étais habitué à la chose dans les productions hongkongaises mais là c’est grandiose. On passe de la musique d’ascenseur de base au thème récurrent de la Panthère Rose signé par Henry Mancini. A un point, où ce thème devient celui des deux « lionnes » ou panthères pour l’occasion, une véritable réappropriation. On notera également l’emploi du thème d’Opération Dragon avec Bruce Lee, la musique d’un James Bond (dont je ne parviens à retrouver le titre) lorsque ce n’est pas du Mickaël Jackson qui rythme nos protagonistes sur les pistes de danse.
Les Lionnes Masquées vaut aussi pour ses coups de feu qui servent à désarmé le malotru (en fait, il n’y en a qu’un) et l’affrontement final entre Sorapong Chatree et Lak Apichat pendant qu’un reporter les prend en photo en pleine action. Un grand n’importe quoi. On appréciera également la séquence du visionnage des images enregistrées d’une caméra de vidéosurveillance de sécurité qui se veut statique. Une caméra qui est placée dans un angle au plafond, et où bien sûre les images qu’elles montrent sont prises de différents angles (!) et en plus elles sont montées notamment en plan serré (mais oui bien sûr). En bref, Les Lionnes Masquées est à classer dans le registre curiosité. Il y avait vraiment mieux à faire avec ces Cat’s Eye en herbe thaïlandaise armée de leur revolver (!) dont Jarunee Sooksawad, pleine de malice assure le spectacle. Pas le meilleur film thaïlandais d’exploitation de cette époque mais un divertissement honnête tout de même.

I.D.


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