dimanche 16 novembre 2008

60 films Coréens au Quartier latin - PROLONGATION

dimanche 16 novembre 2008
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Les réjouissances du quartier Latin se prolongent du 19 novembre au 25 novembre 2008. Je vous renvoie à l'article du 19 octobre 2008 : 60 films Coréens au Quartier latin de Paris.

Les exclusivités reposent sur 2 projections :

- The President's last bang (version director's cut) de Im Sang-soo, 2ème diffusion exclusive pour ceux qui aurait loupé le RDV du 15 novembre en présence du réalisateur en personne (photos ci-dessus) !

- Noel en Août de Hur Jin-ho, dont la première projection n'avait pu avoir lieu pour des raisons techniques.

Pour le reste, voici le programme :

Mercredi 18 novembre
- 17h50 : ADRESSE INCONNUE 2001 1h57 de Kim Ki-duk
- 21h50 : THE HOST 2006 1h59 de Bong Joon-ho

Jeudi 20 novembre
- 16h10 : LOCATAIRES 2004 1h30 de Kim Ki-duk
- 18h : LA FEMME EST L’AVENIR DE L’HOMME 2004 1h 28 de Hong Sang-soo
- 22h : THE PRESIDENT’S LAST BANG 2005 1h42 d’ Im Sang-soo

Vendredi 21 novembre
- 18h : NOEL EN AOUT* 1998 1h37 de Hur Jin-ho
- 21h50 : SYMPATHY FOR Mr VENGEANCE 2003 2h interdit – 16 ans de Park Chan-wook

Samedi 22 novembre
- 21h45 : OLD BOY 2003 1h59 interdit – 16 ans de Park Chan-wook

Dimanche 23 novembre
- 15h50 : IVRE DE FEMMES ET DE PEINTURE 2002 1h57 d’Im Kwon-taek
- 21h50 : LADY VENGEANCE 2005 1h55 interdit – 16 ans de Park Chan-wook

Lundi 24 novembre
- 18h : UNE FEMME COREENNE 2003 1h47 interdit –12 ans d’Im Sang-soo
- 21h40 : MEMORIES OF MURDER 2003 2h12 de Bong Joon-ho

Mardi 25 novembre
- 17h50 : TURNING GATE 2002 1h55 de Hong Sang-soo
- 22h : L’ILE 2000 1h30 interdit –16 ans de Kim Ki-duk

FILMOTHEQUE DU QUARTIER LATIN
9 rue Champollion 75005 PARIS
Tél. :01 43 26 84 65
www.lafilmotheque.fr

My Magic : L'amour d'un père

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My Magic (2008), fruit de la rencontre entre Eric Khoo et du magicien de Singapour, dépeint les complexités de la relation d’un père et d’un fils. Cette histoire s’inspire de la vie du magicien Francis Bosco, qui dévoile au réalisateur les dessous de son métier (depuis 15 ans) et, plus personnellement, les difficultés rencontrées avec son fils. Car à l’image de son personnage, Francis souffre de l’absence d’un fils, qui refuse de le voir depuis 8 ans.

Dans My Magic, il incarne le rôle d’un homme perdant tous repères lorsque sa femme le quitte. Il devient alcoolique et sombre dans une routine des plus macabres entre les virées nocturnes et le délaissement d’un fils, dont il ne parvient pas à soucier. Malgré l’alcool et son ivresse, sa souffrance demeure et surgit, parfois, souvent, lorsque sur un chemin il tombe sur un combiné téléphonique, par lequel il crie sa détresse à une femme qui n’est plus là et qui lui manque tant : « Reviens, reviens, le petit à besoin de toi. Je n’y arrive pas. ». Les sanglots s’emparent de Francis, et il devient un enfant perdu, abattu, impuissant face à une situation qu’il n’a pas choisie, et dont il ne trouve pas la solution. C’est son fils, qui du mieux qu’il peut, tente de s’en sortir par des « magouilles » qu’il fait au sein de l’école pour pouvoir subvenir à ces besoins. Une relation allant à contre courant, entre un père ne parvenant à assumer ces responsabilités et un fils prématurément adulte. Francis devient ainsi aux yeux de son fils un père indigne, un « bon à rien », un père qui ne sait que boire et surtout un modèle qu’il ne veut suivre. Un soir, il décide de retrouver un second souffle (et surtout une manière de gagner plus d’argent) en reprenant les tours de magie qu’il abandonna et qu’il mettra en scène dans le bar dans lequel il travaille. A travers cette remise en question, Francis va tant bien que mal prouver à son fils qu’il est capable d’autre chose que de boire, une preuve allant jusqu’à la torture, alors jusqu’où un père peut-il aller pour l’amour d’un fils ?

My Magic est dure parce qu’on y voit un homme torturant son corps, le faisant endurer les pires sévices. Dans la déchéance, c’est une éponge à alcool, dans la prise de conscience, on le transperce et le brûle pour une vie meilleure. Son corps blessé jusqu’au plus profond de sa chair reflète l’endurance, la nécessité et le souhait qu’enfin un fils tant aimé vous voit d’un autre regard.

Eric Khoo, à l’image de Be with me (2005), mêlant fiction et réalité, nous émeut et nous plonge dans un microcosme relationnel, qui nous confie la joie de ces moments de vie si précieux et simples. Outre la relation père/fils, c’est aussi une réalité sociale qui est ici dépeinte : celle des immigrés de Singapour, celle de cette minorité venant trouver refuge dans une terre de dernier recours attirées par sa réussite économique.

Œuvre magistrale sociale et relationnelle, sublimée, simple, émouvante et profonde, qui vous laisse un regain de tristesse à sa sortie, mais qui en vaut la peine.

dimanche 9 novembre 2008

Cinéma numérique 2 - Centre George Pompidou

dimanche 9 novembre 2008
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Encore un rendez-vous cinématographique intéressant, qui se tiendra du 12 au 17 novembre 2008, au centre George Pompidou. Il s'agit de la seconde édition du "Cinéma en numérique II", une semaine de programmation organisée par les Cahiers du cinéma.

~ 3 sélections Asiatiques à l'affiche ~

Vendredi 14 novembre à 18h30
Possible lovers (95 min, Philippines) de Raya Martin (A Short Film About Indio Nacional)

Dimanche 16 novembre à 18h
Cry me a river (112 min, Chine) et 24 city de Jia Zhang-ke (Still Life, Dong)

Dimanche 16 novembre à 20h30
L'homme sans nom (étude) (51 min, Chine) de Wang Bing (A l'ouest des rails)

Centre Pompidou
Place Georges Pompidou
75004 Paris
Métro : Rambuteau

Tarif normal : 6€ ; tarif réduit : 4€ ; gratuit pour les adhérents du centre Pompidou dans la limite des places disponibles.

samedi 8 novembre 2008

A War Named Desire (Oi ye shing) : Heroic Trio

samedi 8 novembre 2008
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Alan Mak Siu Fai entreprend avec A War Named Desire (2000) la réalisation de son troisième long. Un polar dans la tendance du « hero movie » qui réussit à nous plonger dans cette histoire, qui certes est des plus banale, mais qui est ici brillamment mise en scène. Réalisation soignée, acteurs charismatiques et par moment une bande originale créant une ambiance à l’ensemble (lorsqu’on parvient à oublier les deux ou trois passages orchestrés par de la Dance. Parfois les images suffisent d’elles même…).

Ce polar aux tendances nihilistes avec son lot de bravoure et de drame reste une jolie réussite et entreprend le polar tel qu’on l’aime, de façon différente. Alan Mak parvient, en lorgnant sur un style connu s’apparentant à un Johnnie To et sa clique « Milkyway », à faire les choses différemment, même si le talent n’est pas le même. Tout y est : des gunfights superbement chorégraphiés, une ambiance, un lieu original (campagne Thaïlandaise) et des personnages qui ont de la « gueule ». Il faut le voir le Francis Ng, cheveux crépus en chef de bande, voir son acolyte York (Dave Long), et la sœur de ce dernier : Snow, interprétée par une Gigi Leung surprenante en femme fatale.

J’oubliais le résumé : Chun (Daniel Chan, l’acteur au jeu fantôme) décide de retrouver son frère, Charles (Francis Ng) à la mort de leur mère. Ce dernier, qui vola 50 000 HK$ à ses parents avant de quitter le foyer familial, devient un membre influant des triades en Thaïlande. Chun y débarque avec Jess, sa petite amie, en pleine guerre de pouvoir. C’est ici que tout commence…

I.D.

mercredi 5 novembre 2008

Be With Me : Solitude muette

mercredi 5 novembre 2008
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Quatre histoires s’entrecroisent dans Be With Me (2004) du singapourien Eric Khoo : un vieil épicier qui s’imagine vivre encore avec sa femme décédée, un vigile obèse et simplet, rejeté par sa famille et secrètement épris d’une femme dont il veut retranscrire l’amour sur papier, des adolescentes vivant une brève idylle et une femme aveugle, Theresa Chan, confiant son manuscrit autobiographique à l’assistant social qui s’occupe d’elle. Un personnage clé qui n’aura de cesse de clamer son amour à la vie et qui sera, à juste titre, le fil conducteur de cette fresque humaine bouleversante que représente Be with me. Récit qui soit dit en passant retrace la vraie la vie de Theresa Chan.

Eric Khoo nous transporte littéralement vers un cinéma qui apporte un nouveau souffle dans un genre connu. Différent, il y emploie des ordinateurs, des caméras de surveillance, des téléphones portables qui communiquent, et lient les personnages aux travers de sms. La technologie au profit d’une œuvre magnifique où Theresa Chan raconte sa vie en sous-titres : elle tape des mots avec sa machine à écrire, des mots qui s’envolent et s’inscrivent sur des images qui défilent. Be With Me est un film muet du 21ème siècles où l’émotion passe par l’image.

On partage la souffrance de chaque personnage en quête d’Amour. Une quête qui va être leur point commun, s’avouant chacun une solitude enfouie, et des obstacles : l’obésité pour l’un, la vieillesse pour l’autre, mais aussi, pour certains, la surdité et la cécité. Une solitude qui va être ressentie par une lycéenne dont la relation va être ternie par une « amoureuse » trop distante, la menant au suicide, par un "homme enfant" peu considéré par son entourage subissant des brimades et jets de canettes, et trouvant refuge dans la nourriture, l’alcool et ses fantasmes.

Eric Khoo parvient à nous toucher avec ce beau long métrage (le troisième), ode à l’espoir, s’inscrivant déjà dans la lignée des cinéastes à suivre de très près...

 
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