mercredi 4 août 2010

Crépuscule à Tokyo : Sans réserve

mercredi 4 août 2010

Dernière œuvre en Noir & Blanc de Yasujiro Ozu, Crépuscule à Tokyo / Tokyo boshoku (1957) narre le récit d’un drame familial.

Takako revient vivre chez son père où demeure également sa sœur cadette, Akiko. Elle quitte un mari dont le fossé se creuse de plus en plus. Bientôt, elle apprend que sa mère qui les a abandonné par le passé travaille dans un salon de Mah-jong à proximité de chez eux. Takako demande à sa mère de taire son identité auprès d’Akiko. Cette dernière doit faire face à des problèmes personnels…

Crépuscule à Tokyo est une oeuvre sombre et mélancolique. Un mélo émouvant où s’invite une noirceur peu commune. Un drame tragique par la mort qui frappe, tout en traitant de thème éparse à l’image de l’occidentalisation des mœurs dans le Japon d’après-guerre. On baigne dans une œuvre d’une beauté frappante : sa plastique et ses cadres. Des compositions d’acteurs au strict minimum certes mais révélant pourtant toute la douleur et les doutes qui les contaminent. Des acteurs donc qui parviennent à communiquer les troubles dont leurs personnage respectifs sont assaillis. Une histoire prenante, déchirante qui se vit sans aucune réserve, à l’état brut.

Crépuscule à Tokyo outre qu’il soit un chef d’œuvre dont on ne se lasse pas, ferait répéter ce qui pourrait s’apparenter à une rengaine vis-à-vis de la filmographie d’Ozu : « une œuvre marquante ». Oui, ces quelques mots deviennent une rengaine en ce qui le concerne, lui et ses œuvres, tant son cinéma nous touche, nous saisit au plus profond de nous-même. Un maître. Et Crépuscule à Tokyo est ici pour confirmer une nouvelle fois cet état de fait.

I.D.

2 commentaires:

Xavier a dit…

Son dernier film en noir et blanc et l'un de ses plus beaux. J'étais sorti bouleversé de la maison du japon lors de la rétro. Content que tu ais aimé!

I.D. a dit…

Carrément. Ce qui serait surprenant justement c'est de trouver un film de lui auquel je n'aurais pas adhéré. C'est difficile de l'exprimer mais son cinéma me transporte vraiment, pas un moment je pense à autre chose, pas un moment je divague, je suis obnubilé du début à la fin avec les yeux écarquillés comme un gamin devant des linéaires entiers de jouets...

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